Lentement, je flâne ma vie au hasard des directions ou au lointain des horizons,
la tête tournée vers l'ailleurs ou en l'air, je cherche à capturer sans illusion
le moment d'authenticité, parlant spontané et circonscrire l'indicible
aux mots frôlant la cible, à la quête d'impossible mission, absolu éperdu...
Indicible à l'approche sur la pointe des pieds aux mille et une précautions,
à l'étreinte fulgurante des offrandes du cœur accompagnées d'un zeste de raison.
Lentement, je déambule d'un pas presque aussi léger que les ailes des oiseaux,
sans cesse fascinée, l'imagination en l'air, avec sous mes pieds aucune poussière,
spectacle offert à tous les coins de rues ou les forêts vertes de nature,
de l'envol au vol qui soudain les évapore aux décors d'autres nuées.
Décolle, décolle petit moineau du plus commun,
tu es aussi le plus riche des autres espèces : à toi, on a donné deux ailes.
Décolle, décolle vers ce qui te porte encore plus haut et plus loin.





