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Vers ces affleurements qu’on tait de nos tristesses.


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#1 baccala

baccala

    Tlpsien +++

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Posté 11 mai 2019 - 09:31

De tes amours noyés dans quelque vieux chagrin,

Sauras-tu d'un émoi avant que ne survienne

Ce que le souvenir né d'un pleur orphelin,

Affole d'un regard et déroute sa peine

 

Vers ces affleurements qu'on fait de nos tristesses.

 

Sauras-tu d'un émoi, échapper aux poussières

Qui embuent tes beaux yeux retenant un sanglot,

Quand s'offusque un sourire à n'oser d'un seul mot,

L'aveu fait à son coeur pour que bruissent nos chairs

 

De ces frissonnements qu'on dit de nos ivresses.

 

Sauras-tu d’un émoi, déboutonner ton âme,

Comme glisse un jupon jusques à tes pieds nus,

Ce panier de fruit mûr où fermente le jus

D’un désir dont je cueille le parfum de femme,

 

Et l’abandonnement aux élans de jeunesse.

 

Tu sauras cet émoi, qu’à force de souffrance

dans l’outrage poli, tu ressens quelquefois,

sur ton front où le temps s’opiniâtre à la stance

de tes rides froncées dans le soir discourtois,

 

Cet autre étiolement couché dans la détresse.

 

Tu t’émeus, je le vois, et le jour illumine

Le contour délicat de ton être naissant.

Un pinceau de lumière en ton coeur, maintenant,

Percera le secret des douleurs clandestines,

 

Qui de l’acquittement accuse les faiblesses…