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#1 michel à franquevaux

michel à franquevaux

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Posté 05 octobre 2019 - 10:03

Pour en finir, il recommence, il supporte et tord la vie, les sens, le ciel et ses courants. Il entre et il ne sort rien, il ne sait, il avance et il n’aime plus les listes. Une litanie : Saint Thierry et Saint Joël priez pour nous, exaucez nos vœux, défaites le malheur, tirez la vie vers vous, agrandissez le cercle.
 
Il est bienheureux, il chante et s’accomplit.
 
 
Ô, bienvenus, soyez nous charitables, défendez nos ardeurs, confortez notre salut, la vie avance et le temps accélère.

Les bienveillants, yeux ouverts, secondez nos espérances, fléchissez nos genoux, sortez la beauté cachée sous les pierres, défaites la rosée, séchez les cœurs et répandez les délices.

Ils sont arrivés, ils sont toujours venus, ils sont espérés, tous en veulent, ils sont aux mains des ouragans. Les perles aux anneaux, le corps perdu dans la fougère, ils sont au loin dans l’ombre.
 
 
Je vois tout, je dis tout et j’entends.
 
 
 
Ô, le plus heureux, ô, un instant d’abandon, il tremble sous les branches, il frémit, il croit tout ce qu’il voit. Les aimables, les penchés enchantent, enchantent le ciel chaud.

Aux litanies, à l’orage, avance et regarde, tout est accompli. Il y eut des miracles, les solitaires sont servis, les plus aimés sont abandonnés. Ils sont posés et du toit et des tuiles ils répondent : allons venez, allons voyez, tout est épanoui, tout respire et ils chantent.

Vers nous, vers eux la vie en fragments, tout brille sur le toit, sur les tuiles, les cœurs épanouis sont à l’infini des mots abandonnés, cœurs libérés à la saveur des branches étendues.

On disait, il n’aime plus les listes, il est perdu dans le bleu et le brillant du toit, des tuiles, des branches où les oiseaux volent.

Les mots un par un abandonnés, la vie en avance, le cœur épanoui et les images libérées, le sel sur le chemin, les herbes à l’entour, ils forcent le passage, ils inventent des émotions, le jardin épargné, ils forcent et inventent.

Ne vois-tu, n’entends-tu, ils vont et je viens au chemin, du sel et des herbes sèches, de la ferveur des soupirs, des phrases suspendues.

On arrange, tout tient au sel, au cœur, aux mains tendues. Les ombres nettoyées, le cœur tendu, les mains ouvertes, on arrange la vie offerte à l’espace.

31 Juillet 2012.