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Tout à l’espérance.


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#1 michel à franquevaux

michel à franquevaux

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Posté 16 janvier 2020 - 07:48

Il a presque oublié le monde, accroché aux pas, à l’avant, à l’arrière. En haut, en bas, tout impose une histoire et défait l’avenir, il n’y a plus de temps. Il reste encore à dire le monde, les merveilles, les fruits, les fleurs et un cœur, tout bat, tout tient, tout espère, la vie est en évidence, toujours.

Sur les yeux, toujours dans l’espace, entre chaque respiration, une vie venue, une vie tenue, à cœurs déployés, des aveux aux nuages, aux arbres, aux feuilles, aux oiseaux, aux branches, aux nids, dans le vent. L’air respire, les cœurs épanouis soupirent, au retour, avec entrain, puis, tout.

Recommence, tout à commencer, tout à achever, sans encombre, entraves dénouées, adieu, indifférence, et tout en oubli, les pleurs, les cris. Un appel et la nuit tout vole, et tout se tait, ils se disent le silence, les yeux ouverts, la vie en partage, les eaux écoulées à bercer au loin et racle.

La plante, le pied, tout tourne, tout a tourné, tout est en fuite. Abandonne et commence, les yeux ouverts, le corps écartelé. Déplace et joue, la montagne est lointaine. Il se prend, il se donne, il est à la vue. Tout se tient, les arbres, les oiseaux, l’air, la marche, le bord de l’eau : monde oublié.

Accroché aux pas, défait, sous les yeux, il arrive et tout encore commence, un troupeau, des oiseaux, la peur et le mensonge : il faut aussi abandonner chacun. Le sort est cruel et simple, la vie en abandon, les cœurs muets, la vue trouble, les nuages lointains, la route avance au soir.

Vers leur nuit immense, sans raison, désolés, arides, pointus, compliqués tout avoir, tout prendre, ne rien donner, et tout attendre. Ils passent et ne voient rien, ni haine, ni saison. Tout se complique et tourne, le vent, les murs, les clôtures, les lignes, alors, alors, il n’est pas temps, le cœur voyage.

La boue au bord du gouffre, retourne et recommence. On donne ce qu’il y a et le reste on l’espère, la vie, le ciel et l’aurore, le tout à venir. Juste, le monde respire, le cœur épanoui il se promet et passe à l’infini, dans la chanson, dans. Sors enfin, nuage de colère et dépose une pluie de grêle, sème.

Déploie à temps : l’abandon, les grains du pardon, le tremblement de l’espérance.

29 Juillet 2014.