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Étude


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6 réponses à ce sujet

#1 gab

gab

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  • Une phrase ::"Les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde", Ludwig Wittgenstein

Posté 26 mars 2020 - 12:35

C’est une sorte de mélodie mystique

Qui bémole aux quatre coins de rue

Appoggiature les cœurs du soir qui tardent

Dans la moiteur de l’infini printemps

C’est comme ça une mélodie qui entraine

Le fond de la cave tremble

Le haut du clocher tinte

Les facilités perdues

C’est âpre, ardent, facétieux

Comment dirais-je

Ça colle comme une mauvaise histoire

Ça s’étend comme un bel amour

Et les esprits qui s’égarent dans ma tête

Font joujou avec les ressentis

Du plus beau, du plus court et joufflu… poème

C’est un poème oui

Un poème en musique

Qui s’acharne contre moi

Ou plutôt qui s’acharne

Devrais-je dire

Qui s’acharne contre mes fatigues

Car je reste là

Je suis assis et je regarde le bois noir et profond de l’armure

L’ivoire de marbre plastique aux milles dents

Qui s’entrechoquent de couleurs, si indécises que j’en perds la tête

Si indécises qu’elles ne se décident pas

Et moi j’attends, idiot, sonné, attentif au craquement

Au soupire, au regard brillant

De la bête humaine qui me fait face et sur mes genoux

Les dernières harmonies déjà essoufflées, je me refais la musique dans ma tête

Je remercie le monde et ses mélodies

Je salue la folie de tous mes désirs

Qui se tais froidement, maintenant que mes mains

Sont immobiles

Qui ferme les yeux

Le devoir rudement accompli et

Et il ressemble à un ange, un ange prestidigitateur, vieillissant.

 

Les pianos sont des taiseux qui parfois s’oublient.



#2 Hattie

Hattie

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Posté 26 mars 2020 - 07:22

Poème symphonique allant crescendo, composé avec brio comme une possession musicale et colorée qui vous pousserait à l'acharnement de la composition.

 

Avec attention, on peut y entendre très strictement quelques notes et silences  _____ Y associer quelque gestuelle.

 

La mise à part du piano me fait sourire, sorte de bouderie (taiseux), et surdité ?  et besoin de percussions plus compactes.



#3 JMAP06

JMAP06

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Posté 26 mars 2020 - 09:39

Bonjour
J'ai bien aimé votre construction qui ne nous dévoile le piano qu'à la fin alors que vous le décrivez fort poétiquement tout au long de votre texte.
CDT. Philippe

#4 gab

gab

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  • Une phrase ::"Les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde", Ludwig Wittgenstein

Posté 26 mars 2020 - 09:46

Merci à tous les deux ! Oui en effet
Hattie, je cherche depuis un certain temps à faire des 'symphonies poetiques' comme les maîtres musiciens font des poèmes symphoniques, à mon humble échelle bien sûr. Le lien est naturel, la poésie étant très musicale, et inversement.

#5 Cyraknow

Cyraknow

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  • Une phrase ::La liberté est le tout dernier, le meilleur, espoir pour la Terre.

Posté 26 mars 2020 - 10:34

Voilà une façon remarquable de décrire le piano! Symphonique, véritablement. Un régal de lecture.



#6 gab

gab

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  • Une phrase ::"Les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde", Ludwig Wittgenstein

Posté 26 mars 2020 - 03:06

Merci :)

#7 patricia moles

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  • Une phrase ::La poésie vous traverse et coule vers son lecteur comme à travers un canal.














    LA poésie me traverse comme un canal qui coule vers son lecteur...

Posté 26 mars 2020 - 10:17

Et bien, GAB, tu as les talents d'un poète, mais aussi le talent d’un romancier de nouvelles ! Tu ménage un suspense jusqu'à la dernière phrase, cette dernière éclairant tout le texte. Alors on relit du début à la fin, et on comprend ce qui était si mystérieux au premier abord...
Merci pour cette promenade !
Amicalement, Patricia.
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