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La connivence des angles


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#1 En hoir de Loup-de-lune

En hoir de Loup-de-lune

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Posté 07 juin 2020 - 11:04

(Notes : 1. Dans une chambre, deux objets, même plutôt distants l'un de l'autre, développent un rapport que l'on n'avait pas soupçonné jusque-là, et qui confine à la communication secrète entre eux... Des poèmes comme "La connivence des angles" proposé ci-dessous, ou comme "La connivence des ors" publié dans son blog par Loup-de-lune le 25/12/2017, veulent être "les échos musicaux de ces si évocatoires analogies et si mystérieuses complicités". C'est un peu "écrire des silences, noter l'inexprimable, fixer des vertiges" comme le suggère si bien Arthur... Ici, par surcroît, s'invite la "systole vigilante" qui se détache du collier des battements cardiaques, pour retrouver son équilibre dans la lumière rouge et blanche issue, précisément, de cette "connivence des angles". 2. L'adjectif "épiphane" rayonne de toute sa signification étymologique : "qui a le pouvoir de montrer, de manifester, de faire apparaître" ; l'objet de métal, que ses "mirances convenues font languir" révèle son propre principe lumineux, et il "chève luire", du verbe "chever" signifiant "rendre concave, courbé en creux, une pièce de métal", issu du latin cavare "creuser". 3. L'objet de métal procure l'élément "leuk-" de "leucémie" par le verbe "luire", et l'objet de bois acajou procure l'élément "-émie", soit le rouge sang, par le substantif "siderémie", étoile de sang qui se lève sur l'un de ses angles ; au moment où les deux lueurs, rouge et blanche, comme "ravies", semblent se rejoindre sur le sol de la pièce, la systole synchrone roule dans leur fusion pour s'y baigner, s'y reteindre, s'y raviver...)




La connivence des angles



La merveille est effarouchée
comme la durée baliverne

au bout des rayons féaux de la main
le partir de verre
la silencie

et pour surcroître le divis
en l'un des quadrangles
viennent s'épanouir
les fiançailles du bleu et du vert
d'avant l'oeil et la voix


Le languissant métal
démasqué de ses argents
étrange les mirances

fait fluer
jusqu'à la satrapie des soifs
ses hydries en puissance

et par son coude épiphane
chève luire


Au très aigu de l'aisceau
qui stratifie des épures d'abiès et de bêtes
autour d'un disque veule
l'évasion acajou atteint à la siderémie


À cet instant où la simultanéité
les ravit
la systole vigilante

déperlée

roule dans le faisceau de soleil
qui pyramide
à même les écarlates de la base ouatinée



Loup-de-lune
LIU Bizheng