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lettre à pierre c.


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19 réponses à ce sujet

#1 denis_h

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Posté 21 novembre 2020 - 10:12

vous savez pierre, jusqu'à environ 30 ans, j'étais un schopenhaurien convaincu. tout ce qui tournait autour de schopenhauer m'attirait et me fascinait.

 

bien sûr, je lisait aussi nietzsche, mais je le considérais comme un second couteau, moins important que le maître.

le problème avec schopenhauer, je m'en suis rendu compte bien plus tard, c'est que sa philosophie est fondamentalement égocentrique et paranoïaque, presque solipsiste. dans cette façon de voir les choses, autrui ne peut être au mieux qu'un gène, dans la plupart des cas un ennemi.

 

chez schopenhauer, seuls les saints et les génies peuvent prétendre au salut, car ils transcendent le principe d'individuation. Or, comme la plupart des gens, je n'étais ni un saint ni un génie, et en fin de compte j'avais honte d'être un homme.

reste la solution du quiétisme, ne rien faire et attendre paisiblement la mort. évidemment, cette dernière option est plus aisée quand on est rentier comme S, ce qui n'est pas mon cas.

 

ce n'est pas nietzsche qui m'a guéri de schopenhauer, mais bien plus lévinas, avec totalité et infini, que je relis régulièrement et comprends de mieux en mieux, et qui m'a fait comprendre qu'on pouvait être un homme sans avoir honte, bien que n'étant ni saint ni génie. et qu'appartenir à une société n'était pas une aliénation incurable et horrible, mais pouvait aussi être un vecteur de libération. fin de ma misanthropie.

 

une autre clé de libération fut la découverte du pragmatisme, avec william james et richard rorty, qui m'ont permis de me débarrasser de nombres de vieilles lunes post-platoniciennes et de regagner la terre ferme, la terre des hommes et des femmes, alors que nietzsche ou l'étude du bouddhisme ne me l'avaient pas permis.

 

le taoïsme aussi , formidable leçon de liberté, avec les textes canoniques (lao-tseu , tchouang tseu , lie-tseu), fut un véritable soulagement et un remède hygiénique à plusieurs contradictions qui me paralysaient. 

 

la rencontre de ma muse marie anne, enfin, acheva de me convaincre de la valeur précieuse de l'existence humaine et de la nécessité de vivre non pas seulement par soi et pour soi, mais aussi par et pour autrui.

 

DH



#2 Victorugueux

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  • Une phrase ::Savoir se taire c'est déjà beaucoup mieux que des bavardages incessants... Oui ! Le repos c'est une chose qui nous aide

Posté 22 novembre 2020 - 12:04

Des fois je me dis en te lisant

que les philosophes que tu cites

Ils restent pour moi assez obscurs

 

L'humanité la plus commune

c'est toutes nos vies ordinaires du quotidien

et non pas toutes ces pensées diverses

 

Des philosophes qui sont morts donc absents

et cela depuis un bout de de temps

Je ne sais que dire sur Schopenhauer



#3 Alfred

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Posté 23 novembre 2020 - 11:14

la rencontre de ma muse marie anne, enfin, acheva de me convaincre de la valeur précieuse de l'existence humaine et de la nécessité de vivre non pas seulement par soi et pour soi, mais aussi par et pour autrui.

 

 

 

Quand j'étais plus jeune je voulais être un artiste ou un intellectuel. Un véritable brouillard qui a mis du temps à se dissiper avant de me rendre compte que ce n'était pas grave de ne pas en devenir un, l'important étant de devenir quelqu'un de bon et de juste.



#4 Hattie

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Posté 23 novembre 2020 - 02:07

On n'arrive jamais à être ' bon et juste ', on arrive tout juste à ne pas être trop mauvais.



#5 serioscal

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Posté 12 décembre 2020 - 09:49

Quelle idée d'être shoppenhauerien aussi. Et après ça, on critique Boulez ?



#6 Alfred

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Posté 12 décembre 2020 - 10:21

Plus on est rien, moins on est tout.



#7 serioscal

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Posté 13 décembre 2020 - 09:34



#8 denis_h

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Posté 14 décembre 2020 - 10:40

Quelle idée d'être shoppenhauerien aussi. Et après ça, on critique Boulez ?

 

oui mais j'en suis revenu.

 

toi non.



#9 serioscal

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Posté 14 décembre 2020 - 02:46

C'est peut-être qu'il n'y a pas de raison valable d'en revenir. Il n'est pas un mois qui passe, depuis le printemps 1991, sans que ne m'émerveille un aspect particulier de sa musique, de sa pensée ou même de sa personne. Pourquoi me priverais-je de tant de réjouissance mentale dans une époque qui paraît à l'inverse toute entière vouée à la grossièreté, à la deséducation sinon au delettrement et au cynisme ? Explique-moi.

#10 denis_h

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Posté 14 décembre 2020 - 04:18

je n'ai rien de particulier à t'expliquer.

 

tant mieux pour toi si tu aimes boulez. moi je pense que c'est un bon chef d'orchestre

 

mais un compositeur surestimé de par son omniprésence institutionnelle.

 

ceci dit je ne suis pas un connaisseur, j'ai juste écouté le livre pour quatuor et le marteau... et ça m'a paru suffisant.

 

voilà, tu vois, c'est simple.



#11 serioscal

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Posté 15 décembre 2020 - 08:39

L'omniprésence institutionnelle est un résultat, non un préalable, dans le parcours du compositeur (et chef d'orchestre, et écrivain...) Encore faudrait-il faire le bilan de son apport à ces institutions, c'est-à-dire du monde musical où nous évoluons aujourd'hui (enfin, il n'y a pas si longtemps...) Il est considérable, tant sur le plan des infrastructures que de la pédagogie. Mais cela n'a eu lieu que parce qu'il y avait un musicien d'une rare acuité, ce que sa direction d'orchestre a merveilleusement traduit, certes. Mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Il serait bien dommage de passer à côté de Pli selon pli, par exemple, ne serait-ce que par intérêt purement poétique. Mais c'est sans doute ...explosante fixe... qui se rapproche le plus de ce "calme roc ici-bas chu d'un désastre obscur" dont la Philharmonie de Jean Nouvel a également et fort judicieusement pris la forme, garantissant au lieu la présence tutélaire du musicien qui n'a, hélas, pu que réaliser partiellement sa vision.

 

 

 

Ce n'est donc pas une simple affaire de "jaime" ou "jaimepas". Ce n'est pas non plus la recherche d'une Vérité du Monde qui fournirait une clé quelconque à la compréhension des choses de la vie. C'est un véritable antidote, non au virus qui nous accable actuellement, mais à la gangrène de la pensée qui sévit actuellement, tirant tout, absolument tout, vers le bas. 



#12 denis_h

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Posté 15 décembre 2020 - 09:10

amen.

 

je scannerai bientôt ici un article de glenn gould sur boulez qui va plutôt dans mon sens mais qui est très pondéré et pourrait aussi t'intéresser.

 

peut-être le connais tu. cela s'intitule "boulez le terrible".



#13 Hattie

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Posté 15 décembre 2020 - 09:24

Je pense que l’acuité n’est pas un véritable choix ___

 

Mais la charge complexe prévalente de la multiplicité relationnelle des sens -



#14 serioscal

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Posté 15 décembre 2020 - 10:21

Non, ça m'intéresse oui :-)

Moi aussi, je suis à fond pour la pondération.



#15 denis_h

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Posté 15 décembre 2020 - 11:13

Je pense que l’acuité n’est pas un véritable choix ___

 

Mais la charge complexe prévalente de la multiplicité relationnelle des sens -

 

chère Chantal, 

 

je suis désolé mais je ne comprends pas ce message.



#16 Hattie

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Posté 15 décembre 2020 - 11:36

Autrement dit, l’intensité ressentie d’une œuvre, en l’occurrence ici, la musique, ne dépend que très partiellement d’une connaissance de l’œuvre (ou de son contexte).

Elle dépend, selon moi, bien bien davantage d’interactions complexes, vitales et inévitables, interactions entre tous les sens (hyperesthésies, synesthésies, etc).

Le ‘ j’aime ‘ ou l’intérêt me paraissent essentiellement relever de la sensibilité, comme corde majeure. Ce qui n’occulte en rien la ‘ connaissance ‘ de l’œuvre, et l’intérêt

évident de cette connaissance, connaissance ‘ rassurante ‘. C’est tout, ;-() mais c’est plus long à dire.



#17 denis_h

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Posté 16 décembre 2020 - 09:30

voilà l'article :

 

 

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#18 denis_h

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Posté 16 décembre 2020 - 11:23

pascal ? un avis ?



#19 serioscal

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Posté 16 décembre 2020 - 01:38

Bah déjà un grand merci pour ces pages que je ne connaissais pas !

Je lis et je reviens :-)

#20 serioscal

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Posté 16 décembre 2020 - 07:20

Oui, c'est vraiment très intéressant. Je vais être un peu long et je vous prie de m'en excuser. C'est de la faute de Denis, dira le Grand Délateur du Poème Toutlapoétique :-)

 

Intéressant déjà parce que c'est Gould, un esprit fin. Et puis, pour ce que l'article dit de son temps. A noter qu'il parle moins de Boulez que de Joan Peyser, dont j'ignorais jusqu'à l'existence. A noter également qu'il ne s'aventure pratiquement jamais dans une lecture ou même un jugement de l'oeuvre de Boulez, même. Gould était un garçon prudent, semble-t-il. 

 

L'article est d'autant plus intéressant aujourd'hui qu'il témoigne d'un temps qui n'est - hélas peut-être - plus. Hélas parce que c'est une époque fertile et généreuse en matière de création musicale et artistique. Mais le regret est adouci par cet autre constat, qu'il fut un temps - des années 1970 aux années 2000 environ - où le monde musical savant se départageait entre les pro- et les anti-Boulez, ce qui se traduisait par des débats assez stériles. Gould n'échappe pas à cette approche stérile dont on sort nettement ces temps-ci, sans doute du fait de l'absence de l'homme Boulez (qui en aura terrifié plus d'un jusqu'au bout...) En lisant l'article de Gould, je pense au très bel ouvrage de François Meïmoun sur la Première sonate de Boulez ("La construction du langage musical de Pierre Boulez"). Parce que Meïmoun n'est ni un "disciple" ni un "opposant", c'est un musicien (de premier ordre) qui analyse le parcours boulézien avec une distance qui était manifestement inaccessible aux contemporains du grand bonhomme.

 

François Meïmoun déconstruit, si l'on veut, la mythologie qui pour lui est née avec le retour de Boulez en France autour de la Première sonate. De là, il retrouve le musicien et sa musicien, bien loin des stériles questions du type "Boulez est / n'est pas le plus grand compositeur de son temps". Cerise sur le gâteau, il analyse avec finesse le lien de Boulez avec la poésie de son temps, celle de Char bien sûr mais aussi d'Antonin Artaud. On est loin du biographisme effréné qui semble avoir dominé l'approche de Joan Peyser.

 

Le sujet de l'article de Gould n'est donc pas tant la musique de Boulez que ce qu'il appelle sa "vision étroite et autodestructrice de l'histoire". Fait-il référence à cette saillie fameuse qui fit dire au compositeur un jour qu'il fallait faire sauter les maisons d'opéra ? Plus âgé, il voulut même "brûler les bibliothèques", le bougre. Des gens l'ont pris au sérieux... Heureusement, moins ses disciples que ses détracteurs. Sans vouloir l'en dédouaner, il y a dans la violence et la brutalité des propos du jeune Boulez quelque chose qui ne lui est pas propre : la vision unilatéralement linéaire de l'Histoire, on la retrouve dans l'avant-garde littéraire (chez Isidore Isou, en particulier, mais aussi et déjà chez les surréalistes et leurs "cadavres") ou artistique (Art and Language, entre autres). La pensée de Boulez, convenons-en, ne se réduit pas à cette vue émoustillante mais en effet un peu étriquée. Il a en revanche conservé une certaine forme de "darwinisme", comme l'évoque Gould, même si je ne sais ce qu'il faut penser des analyses psychologiques de Joan Peyser.

 

Sur le plan de la violence, Boulez n'est pas seulement héritier des avant-gardes ; le monde musical est, depuis beau temps, d'une férocité extrême. Il est fascinant de voir que l'oeuvre de René Leibowitz a été, d'un trait, rayée de l'histoire de la musique pratiquement sur le seul verdict de Boulez. C'est malheureux car le compositeur a écrit de belles oeuvres, elles aussi étroitement liées à la poésie de son temps. Avec lui, c'est toute une génération de compositeurs (élèves de Schoenberg ou de Webern) qui est restée passée sous silence. Mais Leibowitz lui-même n'a-t-il pas écrit tout un livre uniquement pour expliquer que Jean Sibelius était le plus mauvais compositeur du monde ? Il suffit d'écouter France Musique pour comprendre que les musiciens ont, d'une manière générale, la dent dure et qu'il y aurait quelque chose à adoucir dans leur monde, sans rien perdre de l'exigence d'excellence qui les anime et qui explique, sans l'excuser, cette brutalité.

 

Le monde littéraire n'est pas plus doux. J'ai toujours été fasciné par cet article de Henri Meschonnic intitulé "La mort de Roman Jakobson". C'est un calque de l'article de Boulez. Au lieu de rendre hommage et de laisser le temps du deuil, on dresse l'inventaire - ce qui est cruel, on en conviendra.

 

Pour ce qui me concerne, j'ai eu la chance d'être éloigné de tout ce monde. Je n'étais pas musicien, n'avais pas de formation musicale, j'oscillais entre hard rock, rock psychédélique, jazz-rock. J'ai sans doute découvert Boulez par le biais de Zappa même si je n'en ai pas un souvenir précis. Je n'ai entendu les critiques relatives au personnages et à son emprise sur l'institution quelques années plus tard, au milieu des années 1990. Ne lisant pas la musique, j'étais sous le choc purement auditif, littéraire et théorique de ses oeuvres - Le marteau sans maître, Le visage nuptial, Pli selon pli, la Deuxième sonate (plus que la première). Ces débats me sont donc toujours restés extérieurs parce que je fréquentais sa musique et ses écrits, sans enjeu de carrière puisque j'avais même à ce moment renoncé à approfondir ma connaissance de la théorie musicale.

 

Si son décès est pour moi un fardeau étrange, pas très éloigné de celui d'un être que j'aurais réellement connu (et il m'a véritablement accompagné, indépendamment de sa volonté), l'époque qui s'ouvre aujourd'hui me réjouit car je vois que les jeunes musiciens n'ont pas ce rapport "crispé" à Boulez, ne se soucient pas de savoir s'il est "le plus grand compositeur de l'époque" ou je ne sais quoi. Il est entré dans notre culture, au même titre que Bach, Beethoven, Schumann ou Schoenberg. La Première sonate n'est plus le manifeste d'une radicalité révolutionnaire, c'est une oeuvre qui demande à être lue en tant que telle, avec ses influences lisibles ou cachées (voire effacées). Ce qui est autrement passionnant. Pour revenir au Livre pour cordes, c'est une oeuvre saisissante en ce que, d'un côté, elle est à la pointe de ce sérialisme dogmatique qu'on lui a tant reproché (mais qui est plein d'attraits, aujourd'hui encore) et que de l'autre, cette pièce esquisse comme squelettiquement tout l'univers orchestral de Pierre Boulez tel qu'il s'est développé plus tard, dans les années 1970. Aujourd'hui des documents jusque là "interdits" refont surface et permettent de découvrir d'autres facettes du compositeur. On n'en a pas fini, bien au contraire. Comme disait René Char, "Il faut cesser de parler aux décombres". Ces querelles sont des décombres. L'oeuvre - musique, pensée critique, analyse - poursuit son incessante germination en nous.