Suppose
Que s'ouvrent sous nos yeux
Tous les toits de la ville
Et que je te demande
De choisir la maison
Ou, le toit refermé
Tu aimeras la nuit
Suppose
Que ce soit le rocher
Qui frappe à notre porte
Et que je te demande
De le laisser entrer
Si c'est pour nous conter
Le temps d'avant le temps
Suppose
Que rien ni personne
Ne puisse nous atteindre
Sauf l'amour en sa pleine saison
De pétales et de rires
Et que je te demande
De ne pas lui refuser
Le cadeau qu'il espère
Suppose
Que la mer ait envie
De nous voir de plus près
Et que je te demande
D'aller lui répéter
Que nous ne pouvons pas
L'empêcher d'être seule
Trois strophes de ce poème sont du merveilleux et sous-estimé Guillevic. Une autre, intercalée, est de moi-même. Mon neveu habite actuellement la maison à la Forêt Sainte-Croix ou Guillevic venait se ressourcer les week-ends. J'ai moi-même grandi dans ce village.





