Le printemps est fini je vois l’été sortir
Les plantes ont poussé pour que la fleur paraisse
L’eau des fleuves tarit prise par la paresse
Et le jour sans début ni fin tarde à partir.
Pourtant combien de temps durera le martyr
L’étouffante chaleur le soleil qui nous blesse
Cette peur de mourir enfin qui nous oppresse
Tandis que la saison nous vise de son tir.
Tout passe mais qui passe ? Moi, la vie ou l’ensemble ?
Pourquoi m’en séparer ? C’est étrange il me semble…
Qu’est-ce qui ne trépasse ? Existe-t-il au moins,
Ce lieu mystérieux qui jamais ne s’arrête ?
C’est lui-même, chacun, le soi dont les témoins
Ne sont que son habit par lequel il s’apprête.





