Comme s’il arrivait de Marseille
Tel un kéké à Paris
Foutu cagnard le soleil
Exagère aujourd’hui !
De son blond carquois
À décocher tant de flèches
Personne ne sait pourquoi
Il est si hostile
Tout le monde sèche
Après qui donc en a-t-il ?
À ceux battant le briquet
Sans lui et avec sa flamme
Qu’il trompe désormais ?
À ceux au fondu du macadam
Quitte à lui faire ombrage
Qui font la danse de l'orage ?
Comme un marseillais en tong
L'hiver à Paname bonne mère !
Fatche de putain-cong !
Le soleil exagère !
Aux espoirs sans eau qu'il douche
Tombant comme des mouches
Ni pauvre ni bourgeois
Ni maigre ni pansu
Quoiqu'il en sue
N’explique son feu grégeois
Et puisqu’il n’éclaire les chefs
Sur le moindre de ses griefs
Qu’en y allumant la mèche
N’en sachant pas plus qu’Icare
Tête brûlée autant qu’ignare
Tout le monde sèche !
Tel un kéké à Paris !
Débuté par chevalier dupin, juin 24 2026 07:26
2 réponses à ce sujet
#1
Posté 24 juin 2026 - 07:26
- M. de Saint-Michel et Laurence HERAULT aiment ceci
#2
Posté 25 juin 2026 - 06:57
Un poème de circonstance, chevalier dupin...
Votre esprit affuté ne pouvait pas manquer cette occasion caniculaire ! ;-)
- chevalier dupin et M. de Saint-Michel aiment ceci
#3
Posté 25 juin 2026 - 11:30
Votre poème transpire un humour de saison...
- chevalier dupin et Laurence HERAULT aiment ceci






