L’amour n’est pas aveugle il voit bien
Que c’est moi qui le suis sans tes yeux
Pers cillés de noir presque obsidien
Sans le coloris de ton regard
Voltigeant tel un colibri bleu
L’amour n’est pas aveugle il voit bien
Comme une fleur posé au hasard
De ton champ de vision que le mien
Le redoute néanmoins tandis
Qu’il peine à changer en suc d’envie
Le pleur perlant le clos des iris
Dont mes pupilles sont le pistil
L’amour n’est pas aveugle narcisse
En retour d’une mienne farouche
À mon reflet juste ne veut-il
Voir jetée par l’azur de ton âme
Semblable à celui de l’oiseau-mouche
Que l’oeillade d’un amour de femme





