Dans l’étroitesse de son écorce
l’arbre sec achève de brûler
bombe désespérément le torse
sanglote sa force emprisonnée
La sève suinte et gonfle son bois
injecté de marbrures nouées
comme prisonnière d’un carquois
cruel, qui la retiendrait figée
Quelques feuilles privées de couleur
vacillent ruisselantes, sans charme
trop éclaboussées d’une langueur
que l’orée de l’automne désarme
Emue, j’ai vu sur le sol humide
s’accoupler deux petits chats sauvages
ils prolongeaient un été splendide
sentant venir la fin du voyage
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