Voici venir le temps du noir,
De la nuit tout enveloppante,
De l’épouvante galopante :
Le froid, la pluie et le brouillard.
Voici venir les âges sombres
Et la mise à mal du réel
Pour des fantasmes et des ombres,
L’ère de l’artificiel.
Dans ce chaos, dans cet abîme
Tu luis d’une étincelle infime
Qui supporte tous les fléaux,
Les pires, ceux des idéaux.
Secret de la vie éternelle,
Aussi vivante que mortelle,
Intense un instant, tu t’éteins
Aux yeux du monde, pas des tiens.





