Ce chemin
Mon Dieu, qu’il était long ce chemin,
Et ardu, les côtes si pentues,
Les virages en épingles m’ont fait tourner la tête,
J’ai failli finir malhonnête.
Souvent je passai au bord du précipice,
J’étais si malheureuse : ça devenait un vice,
Je pleurais tout au long de journées sans fin,
Et cherchais des bras tendres où noyer mon chagrin.
Plusieurs fois j’ai joué avec la mort,
Avalant n’importe quoi pour sortir de mon corps,
Rien ne me consolait : j’étais une affligée
Et par terre on m’a fréquemment ramassée.
Être en vie me donnait la nausée,
Quel gâchis j’ai fait de mes belles années !
Sur mon âme malade je me suis enfin penchée,
J’ai cherché aux tréfonds ses ressorts cachés.
J’ai trouvé de la boue dont je me suis lavée,
Respiré à nouveau l’air frais ensoleillé,
Un bonheur timide à ma porte a frappé,
J’ai ouvert et reçu ce cadeau par le ciel envoyé.
PMH le 2 novembre 2026





