Aller au contenu

Capitaines des sables

Inscrit(e) : 03 mars 2007
Hors-ligne Dernière activité : hier, 06:30

Publications sur Toute La Poésie

Tailler la zone

hier, 04:14

Pourquoi donc cette envie de voyager,
S'en aller ailleurs si loin de son pays
Pour décocher la flèche de son esprit
Vers l'inconnu qu'on avait présagé ?
 
Un désir d'exotisme, de dépaysement ;
Goûter à la chair épicée d'autres femmes,
Brûler les frontières pour cultiver son âme,
Ou bien se dépersonnaliser aisément ?
 
J'ai connu plus d'un voyageur perdu ;
Des hommes qui fuyaient leur passé,
De mauvais poètes au cœur cassé.
Les plus faibles se sont même pendus !
 
Des chercheurs d'or décrocheurs de lune,
Des fugitifs recherchés par toutes les polices,
Des marchands de rêves sans une thune,
Des astrologues douteux plein de vice !
 
Pourquoi donc cette envie de voyager
Vers l'inconnu qu'on avait présagé ;
Un désir d'exotisme, de dépaysement 
Ou bien se dépersonnaliser aisément ?
 
LMG
 

Le pacte

20 janvier 2026 - 09:32

Annulé

Innocence

17 janvier 2026 - 05:38

Innocence
 
Des enfants qui jouent dans la neige
Fous émerveillés par tant de flocons
 
Ils enjambent l'éléphant du manège
Pour tenter de décrocher le pompon
 
Ils rient, ils crient comme ils pleurent
Et s'en vont goûter leur quatre heure
 
Fervent croyant du marchand de sable
Ils ont le coeur fragile et le rêve instable
 
Au petit matin, avant d'aller à l'école,
Boivent lait chaud, céréales qui collent
 
Puis la vie est faite de mathématiques,
De bons points, d'images emblématiques
 
LMG
Aussois
Le 17/01/26

L'équerre du temps.

16 janvier 2026 - 03:35

L'équerre du temps.
 
À dormir debout juste pour rêver,
À vomir de dégoût, le cœur crevé.
 
Songer bien inutilement au devenir
Singer le présent, porter son menhir !
 
Te voici perdu flottant comme du liège,
Pendu noirci qui balance à l'équerre.
 
Or, ranci par le temps, tu déblatères,
Assis et suspendu sur un télésiège !
 
À courir jusqu'au bout des frontières,
À pourrir de désespoir sur la civière,
 
Dans l'ambulance tombée en panne
Comme cette enfance qu'on trépane !
 
LMG
Aussois,
le 16/01/26

Power life

02 janvier 2026 - 07:11

Je n'ai pas pris une ride depuis des années lumières
Avec le pouls régulier, j'ai les artères d'une pucelle
Et j'ai la pupille qui brille , toujours cette étincelle
Qui ravive la braise, l'espoir, destins de poussière
 
Le sein ferme, le ventre pur, je suis l'antre de vie
Je ne sais pas mourir d'ennui, j'ai bien trop envie
De plonger dans la rivière fraîche aux chauds galets
Polir à vos oreilles, ces coquillages d'amour musique
 
Toi qui rêve, tu n'es qu'une croûte sur un chevalet
Handicapée, avec les genoux brisés en cette crique
 
LMG