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Capitaines des sables

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Publications sur Toute La Poésie

Oiseaux de bon augure

14 juin 2026 - 02:36

Oiseaux de bon augure.
 
Dans l'épais brouillard de la stupeur,
Même les corbeaux pleurent en chœur
 
Quand, dès l'aurore, passe le corbillard
Et brûle le candélabre au bec nasillard !
 
Dans les cieux scarifiés par le kérosène,
Voltige, légère, la dernière hirondelle ;
 
Comme la vie serait encore plus belle
Si ce Dieu sacrifié nous rendait zen !
 
LMG
14/06/26
Habère-Poche

Grande Ourse

05 juin 2026 - 10:11

GRANDE OURSE
 
Comme toutes les sources se tarissent,
Que les souris se grisent de pain rassis,
Et que les derniers éléphants barrissent ;
J'observe la Grande Ourse, si loin d'ici !
 
Incognito, je voyage tel un supertramp 
Et me propage, libre comme un lombric,
Dans le jardin des opinions publiques,
D'un sang-froid, à vous glacer les tempes !
 
Je parcours l'océan, comme ce dauphin
Doté d'un sonar bien plus spectaculaire
Que celui des sous-marins nucléaires,
Pour joindre enfin le cimetière marin !
 
Comme le plus sournois de tous les virus,
J'infecte l'immédiat de mes sombres songes,
Et je transperce le cœur des poupées russes
De mon verbe aliéné, lassé du mensonge !
 
Ma vie aquatique reste une fête permanente,
Une joyeuse bourlingue au sein des coraux.
Destin de jeune sardine ou vieux maquereau?
Or, mieux vaut se confier aux étoiles filantes ! ...
 
LMG
05/06/2026
Habère-Poche (France)

Poète gaillard

25 mai 2026 - 04:23

Quand je reviens d'une île exotique,
Je deviens ce colibri neurasthénique
Au creux des hivers franchouillards,
M'efforçant pourtant d'être gaillard !
 
Dans les bodegas bondées de Malaga
Où, suspendus comme des trophées,
Les vieux jambons te rendent gaga,
Je songeais, triste, à mon idéal défait !
 
Or, je me nourris de tout voyage,
De ces us et coutumes étrangères.
Mon cœur s'enrichit avec l'âge.
Comme mon âme devient légère !
 
Et lorsque je reviens des Cyclades,
Tel un colosse aux pieds malades,
L'esprit brûlé par tous les dieux,
Rentre alors tel un poète furieux !
 
Près du sommet des montagnes pures
Où la neige nous protège de l'obscure
Noirceur, je pensais libre dans le froid 
Et l'immensité dont j'étais la proie !
 
Or, je me nourris de tout voyage,
De ces us et coutumes étrangères.
Mon cœur s'enrichit avec l'âge.
Comme mon âme devient légère !
 
LMG
Habère-Poche
25/05/2026

Véronica

24 mars 2026 - 05:41

Je me prenais alors pour un gitan,
A l'aise dans ses camarguaises,
Grattant sa guitare dans le camp
Qui fleurait l'authentique merguez !
 
Par les cornes, je prenais le taureau,
Et je lisais l'avenir dans le tarot.
À mon cou pendait une croix d'or
Pour ainsi conjurer le mauvais sort !
 
Quand la robe rouge à pois blanc
D'une fille munie de castagnettes
Tournoyait dans le sable et le vent,
Pleine de rêves balançait ma tête.
 
Et je me sentais, tout aussi libre,
D'un cœur de colibri qui vibre,
Îvre dans les fleurs d'un oranger,
Buvant son miel à pleines gorgées !
 
LMG
24/03/2026
Aussois
 

Sans titre

20 mars 2026 - 08:19

Comme j'en ai avalé des couleuvres
Qui sommeillaient, oisives, au soleil !
 
Comme j'en ai raté des chefs-d'œuvre,
À trop m'encanailler sur la bouteille !
 
Et j'ai cru parfois frôler l'excellence
Quand un poème sonnait musique,
 
Chantait la bohême et l'espérance
Au sein de mon âme neurasthénique.
 
Ainsi, je parcourais de déserts en lacs,
Le mystérieux pays des insomniaques !