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michel à franquevaux

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Publications sur Toute La Poésie

(chantons ce qui reste et de force et d’envie)

12 décembre 2023 - 07:56

Comment, Saint Jean te trouves-tu, je reviens, je retrouve d’ombres et de chansons, le trouvé, en éclats et sauterelles, nourriture et régal, sauté de sable et de dattiers, sur le dos et sur le dos, et pour fin tout au sable se retrouve, et tant de fois, et tant, et tant, qu’à la fin se touche, toute chose au sable tourne et retourne, de loin en loin, de cœur à cœur, d’ombres, de joies les gouttes toutes retombent, je suis, je suis, sur ce point, sur ce départ, et entre moi, et entre soi, sur le dos au pied des dattes, tu reviens,

 

(chantons ce qui reste et de force et d’envie)

 

Le désir oublié, la vie en abondance, nous sommes, nous sommes et seuls et présents, au pied des arbres, tout tourne et tu revois : fines sauterelles et régal, les gens meilleurs, entre les chèvres et les gazelles, les jambes longues, tu tournes au vent, tu tournes au clair, en abondance, en retenue, je file et tu retournes, y sommes-nous encore, y sommes-nous souvent, de clair en clair, cœur de gazelle, antilope éphémère, plante le pied en grâce, sans absence, sans retenue, file et refile animal effrayé, moissonné, moissonneur, moissonnant, de rires et de choses étranges au sol, au sable : l’oubli et le repos, tu sers et tu commandes, tu suis et tu reviens, il passe devant toi, il tourne et te murmure : nourris mon troupeau, tourne et retourne, la vie en abondance, la lumière et le grain, tout a germé, tout a pris, il revient sous son ricin, monté sur son érable, prenant et rendant, il ferme loin, il ferme encore les yeux, la bouche, ce qui commande, ce qui contourne, de cris et de larmes tu tournes et tu tiens les yeux au sable, les grains basculent, en attendant, en comprenant, de loin en rires, et ferveur contrainte, la vie dans la lumière, le souffle qui va, nous sommes au détour, nous sommes au-devant, de proche en proche, le soleil tourne, 

 

(chantons ce qui reste et de force et d’envie)

 

Encore Saint Jean tu te trouves, si propre et bousculé, du fleuve à la rive, les pieds, le vent, fermement, tendrement, l’eau coule et tout du ciel ruisselle, je te tiens, tu reprends, en sommes-nous capables, tu chantes bien l’épi fauché, le fer et l’osier, pains et paniers, et mains sur le surface, au loin, au bout, sans savoir, il te reste à suivre, tu es, suivant et commençant, et mené, et parti, sans savoir, un peu de gloire entre les dents, l’éclat, le temps, le cœur et le penchant, nous sommes, nous sommes au détour, et de rives en rives, le sable, sur ce point, Saint Jean sur ce départ.

 

24 juin 2023.

 

(tu songes fort Hécate tu consens je soupire).

05 décembre 2023 - 01:33

Il y est il y tient il ouvre la porte l’air circule chaud puissant entre les bras l’air ruisselle semant reprenant tout sonne se disperse lourd obscur finalement sans crier sans dire prenant ce qui reste de temps l’innocence en partage

 

assoiffé tu arroses d’eau le ruisseau courant prenant le reste des éclaboussures tu es heureux d’y mêler des boucles escarpins le cuir contre la joue escargots au pourrissoir tout ici périrait tout ici finirait tu enlèves les conditions périr finir au-devant au plus loin se comportant dentelles en avance

 

le cercle les passions les décisions prises orages tourments les décisions prises de l’eau des cailloux à la surface monde en éclats forteresses abandonnées de tourments en rafales l’obsession les cailloux à la surface en avant les pieds le regard tout tourne

 

ploie le vent les rafales la pluie l’ambition une paire une devant un écho la rive je charme je promets je grandis j’espère tout petit oiseau tout petit enfant qui a une grosse tête

 

des frissons la joie le froid parti la vie en avance tu renseignes les jours heureux un croisement la lune le chemin,

(tu songes fort Hécate tu consens je soupire),

 

De rêves en cailloux de moitié en quart le précipice à la barrière le cœur retentit les boucles précises le lien la vie ce qui reste de lumière le grand précipité de fleurs en fleurs insectes chansons animaux imprécis gouttes en aventure silence certitude

 

tu te poses ici à la croisée espérant l’éternité éternellement éternellement nous le dire en faire encore accroire le calme le repos la glace le feu les illusions la vie sans cesse la lumière la vie tu cherches chacun trouve

 

sensibles pensifs animaux à rendre reprendre chèvres choux ficelles tout tient ici la toile chanson naïve l’histoire te laisseras-tu mourir pauvre hère pauvre diable troisième dernier larron je croyais être en paradis silence réflexion je tourne tu admires

 

l’eau déborde des nuages tout est ici tendu balancé tout tiendrait-il l’équilibre la vie sans attache le calme le repos éternellement en avance éternellement recommencer y croire tout comprendre je suis ici je tiens debout je renverse

 

toi ici ou ailleurs tête penchée en avant le corps incliné tu cherches tu trouves voix éternelle ce qui revient de ton image corps au repos,

 

 (tu songes fort Hécate tu consens je soupire),

 

Il y est il y tient il ouvre la porte l’air circule chaud puissant entre les bras la pitié le calme le charme ce qui reste de splendeur une avance l’enthousiasme il ignore le paysage ne voit pas encore les sentiments fraîcheur espérance tu te retiens tu commandes aux étoiles astres perdus

 

 (tu songes fort Hécate tu consens je soupire),

 

Et dire redire un pas de plus en avance.

 

22 juin 2023.

 

(et Orphée va, et tout revient)

14 novembre 2023 - 02:41

Un monde en dépend, le reste est oublié, dormais-tu cette nuit, et fronce, et tire, paupières et sourcils, tu retournes et comprends, il te reste une nuit entière à faire et à tenter, un nombre et rien pour oublier, tire, tire sur la paupière, tu deviens, il te comprend, je tourne et tu abîmes, oh, plonger, oh, descendre,
 

(et Orphée va, et tout revient)

 

Et bois, et forêts, et vallons, tu tournes la tête, front dépouillé, il reste la paupière et ce qui dit, et ce qui entend, les parfums et les narines, à frissonner, à dire, je lance et tu reviens en boucle, on lit, on lit, et la main tremble, à comprendre, rien n’est rien, et tout est plus, on lit et on retourne entre deux pierres, restent les yeux verts et le silence, serpent et sirène devant ce qui est devant, ce qui fut, et tu oses, tu oses, allons, ce qui sera, qui est, qui fut, et qui sera, mots pour mots et images, images en creux, ce qui te reste de certitude, descend, descend, et tourne, il te reste à inventer, descente et tracas, tu trouves et tu comprends, ils y sont, ils te poussent, et revenant, et cherchant, loin, revenant de ce royaume, mains ouvertes, cœur entrainé, et images, sur le route je tourne, et tu comprends, il te reste, d’un frisson et d’un espoir, tu tires la paupière, au-devant, en absence, 

 

(et Orphée va, et tout revient)

 

Pour régler, pour comprendre, pour soutenir les mains, et le cœur, et les yeux, en avant, dans un labyrinthe, les yeux ouverts, la bouche certaine, les doigts comptent les pas, et à dix, dix, tout recommence, un pas pour l’autre, des vagues et des bonds, des lames et du fond, en dire, en faire ce qu’il convient de sentiment, de gloire et d’humeur, à l’ombre, au-devant, au clair, pour tout entendre, tu accumules et tu reprends, un doigt, un doigt, et chaque dix, tout recommence,

 

(et Orphée va, et tout revient)

 

Il y est, il tire, il reprend, les paupières, les sourcils, ce qui compte et s’impose, le calme, le repos, le pas des animaux, il te faut dire et encore ton cortège, et tout ici me verra sur ces pas retourner, en avance, en envie, cœur utile, le silence te tient, sous les branches, entre les arbres, ces rochers et ces fronts, tu calmes, feuilles emmêlées, rayons traçant et le pied sur la mousse, il est en évidence, il tourne et tu comprends, le reste à dire, la clarté, le silence, et la chaleur qui règne, un monde en construction, des évidences simples et sûres, des rochers, des vallons, il te reste encore, et encore, à voir et à dire, la vie inventée, les fleurs senties et oubliées, papiers froissés, pétales simples, en transparences, du calme pour le jour qui reste, tu reviens, enfer oublié et n’oublie pas, ne te retourne pas, 

 

(et Orphée va, et tout revient)

 

Un monde en dépend, le reste est oublié, dormais-tu cette nuit, et fronce, et tire paupières et sourcils.     

                                                                  
27 mai 2023.

Petit matin.

10 novembre 2023 - 10:46

Je vole et justement,

séquences aveugles,

oh oui, 

étendu, les jambes au soleil,

lézard, plus de confort, on en fait moins, et aussi plus,

beaucoup plus de lumière, on y voit mieux, plus loin, plus clair,

le monde aussi est étendu.

 

Quelle histoire lézard ou serpent, on tourne en rond.

 

À la lumière on y voit mieux, bien mieux,

mais à l'obscurité, on entend mieux, bien mieux et on écoute,

alors, y voir, entendre, tu es dans l'impasse, reptile.

 

18 mai 2023.

 

(ô braise sous les cendres)

21 octobre 2023 - 04:14

(ô braise sous les cendres)

 

Sans perdre, sans changer, groupes et grains, rentrés et déportés, de la soie dans la main, sur les reins, tu te tiens et tu donnes, le plaisir, l’absence, convictions et convenances, tu en serais à la première perception, les ambitions et les gouffres, amers et perdus, ambitions et orgueil, poutres à rectifier, dans la forêt tout brûle, je te tiens et tu vois, je te tiens et tu m’entends,

 

(ô braise sous les cendres)

 

Tu réclames, je dois et porter et tendre les bras, et les paniers, les muscles déliés, tout monte et tu te sers, les yeux, les larmes et le cœur, tu reviens et tu enjambes les phrases et les titres, un socle pour la soif, un roc et sa lenteur, tu restes et ne bouges, et je te dois, et je te tends des fleurs et des flammes, une saison, un chapitre, des yeux pour espérer, du grain et des épices, un toit pour le désir, des aveux pour l’éternité, entends, vois et recommande, accepte, il te faut, sans épines, sans futur, plumes et cahiers, ce qui reste, où sont les mots, où sont les phrases, les cœurs enveloppés et graciles, construits et percés, tu affectes et tu dois d’un regard, d’un sourire être le bienveillant, être celui qui voit, celui qui entends pour ceux qui recommencent, je te tiens et tu me vois, je marche sur la route, au noir de l’asphalte, arbres égarés, je te vois et tu condamnes,

 

(ô braise sous les cendres)

 

Les feuilles aux erreurs, les liens pour les chapitres, la confusion, oiseaux qui chantez bien, rires sous les branches, je te dois et tu signes un remord pour longtemps, tu cherches et je vois les oiseaux égarés entre les branches, un vol, un vol, de petits points sous les nuages, entre les cieux et les herbes, on se repose, on entend, je cherche et tu trouves des heures arrêtées, des pierres à jeter, des griffes dans le bois, une erreur et surtout les circonstances, je te donne et tu viens, de ce qui reste tu te prives, le temps va, tout revient, impénétrable et sans conséquence, entre l’adoration et le réconfort, je te ruine et tu agaces,

 

(ô braise sous les cendres)

 

Un regret et des joies, des rires perdus, allons, allons et tirons sur les cordes.

25 avril 2023.