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M.KISSINE

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Hors-ligne Dernière activité : août 18 2026 03:11

Publications sur Toute La Poésie

Ô messager

18 août 2026 - 07:40

Ô messager,
Huppe du vent léger,
Je t'envoie au pays lointain de mon bonheur
Car mes murs délabrés ont perdu leur couleur.
Ô bel oiseau,
Toi qui sais le très-haut,
Je t'envoie au pays de la fidélité.
Tu diras la détresse de l'abandonné.
Ô voyageur,
Toi qui portes mon cœur,
Pars tranquillement, mais vole sans t'arrêter,
Plein de ma confiance et de ma loyauté.
Ô mon sauveur,
Toi qui connais la fleur
Éternelle de l'âme, emporte dans le vent
La langueur de ma terre et son désir ardent.
Ô mon espoir,
Toi, ma lune du soir,
Qui brilles du rayon si éloigné de moi,
Garde-moi de tomber dans le puits de l'effroi.
Ô toi qui vois
Tout ce qu'ici, je crois,
Je t'envoie dans le ciel qui t'est si familier
Porter le cœur battant qui cherche sa moitié.
DU RECUEIL DE LA ROSE
ISBN 9782919390342–DLE 2017-38648
Zéphyr, ma huppe, je t'envoie au pays de Sabâ. Ghazal 91, Hafez de Chiraz

L'ygrèkite

15 août 2026 - 09:33

Le chromosome y grec
Au caractère sec
Exaspère la bête
En montant à la tête.
On comprend mieux comment
Certains comportements
Confondent la couronne
Et le nom que l’on donne
Au mâle distingué
Par l’y grec arrivé.
Cette incroyable histoire
Assombrit la mémoire.
Elle plie les genoux
De l’x, présent partout,
Dont la moindre importance
En soi fait une offense
Au point que le malin
Dit le ciel masculin.

 

 

Parnasse des Longines, vol 4 ©M.KISSINE

St Laurent on regarde dedans

11 août 2026 - 08:45

"Madeleine où les noix sont pleines,
Et Laurent, on regarde dedans".
La sentence était souveraine :
Il fallait attendre le temps.

 

Le fruit mûrit dans sa cachette ;
Aucune raison ne pourra
Changer le cours de la planète.
Allons bon. C’est mieux comme ça.

 

Attends un moment que l’amande
Ait affiné son goût sucré.
Par le soin qu’on prend d’une offrande,
On oriente sa bonté.

 

Hélas nous sommes sans coquille.
Il nous faut devenir prudents.
Parfois une vermine enquille
Après un bon commencement.

 

Parnasse des Longines, vol 4 ©M.KISSINE

 

Hélas nous sommes sans coquille.
Il nous faut devenir prudents.
Parfois une vermine enquille
Après un bon commencement.

Les mots qui firent la ronde

03 août 2026 - 04:40

Poètes d'avenir, qui lisez dans vos mares
Le temps qu'il fit hier, au nombre de têtards,
Vous souvient-il encor' des bulles de savon
Irisant votre ciel à l'âge des bonbons,
Et de l'ami Pierrot, pleurant, au clair de lune,
On ne sait quel oiseau portant bonne fortune ?

 

Astarté si lointaine, emblème féminin
Perçoit, en son château, les rires enfantins,
Les prières, les chants, au-dessus de la terre
Inspirant le poète en gardant son mystère.

 

Ô parfaite rondeur, conscience du ciel,
Que j'aime l'infini de ce nombre essentiel
Dont le sage, la nuit, détermine la suite !
Utile est de savoir la science construite
Avec tant de travail et d'abnégation.
Dans le cercle du Graal, Pi, des grandes questions
Initie le poète aux nombres du savoir,
Écrivant, sur le cercle, un texte plein d'espoir.

 

Fît-il sienne la joie, d'infinie modestie,
Qui trace, sans finir, les chiffres de la vie.

 

Donnez-moi la première lettre – ISBN 9782919390212 – DLE 20140414-25076

 

Que j'aime à faire apprendre
Ce nombre utile aux sages !
Immortel Archimède,
Artiste, ingénieur,
Toi, de qui Syracuse
Crie encore la gloire,
Soit ton nom conservé
Par de savants grimoires.

 

(Pour retrouver les premières décimales du nombre π : Après le premier mot, de trois lettres, tous les suivants indiquent, par leur nombre de lettres, les trente premières décimales de  : 3,141 592 653 589 793 238 462 643 383 279 ; la contrainte du zéro, qui apparaît à partir du trente-deuxième rang, est a priori sans solution : Il n'y a pas de mot "de zéro lettre"...)

 

https://youtu.be/QVB...bF2nqv8ct5bn7AA

F.I.F.A.

23 juillet 2026 - 03:50

Trop d’argent là-dedans, trop de pouvoir aussi.
Le verdict a scellé le sort des ennemis,
Mais le grand casino ramasse, sans manières,
Les billets au prix fort des comédies guerrières,
Sans qu’un état sursaute et sans qu’un seul journal
Évoque l’argent sale au sommet capital
Du sport monétisé. La spirale scintille.
Or la roulette tourne en emportant la bille,
Et la bille, c’est nous, qui payons pour cela
Tous les distributeurs, les vendeurs de sodas,
De maillots, de ballons, de drame cocaïne,
Habilités au jeu dans toutes les cuisines.
Nous nous réveillerons quand les poules auront
Des dents en acier dur et qu’elles croqueront,
Pour un juste festin, la FIFA toute entière.
Oh pardon, je rêvais. Combien faut-il de bières ?

 

 

https://youtu.be/n9W...es9MmHjIy9ug3BM

 

 

Tout ça pour dire que chez moi il n'y avait que la chienne qui s'intéressait au foot (et pas paresseuse, et bénévolement...)