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Thomas McElwain

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Hors-ligne Dernière activité : nov. 01 2018 07:26

Publications sur Toute La Poésie

Vidit igitur (1)

10 juin 2018 - 05:23

Vidit ígitur múlier quod bonum esset lignum ad vescéndum, et pulchrum óculis, aspectúque delectábile : et tulit de fructu illíus, et comédit : dedítque viro suo, qui comédit. ~ Genesis iii,6.

 

 

Voici la femme devant l'arbre cru.

Je la vois avec l'œil d'un farfelu,

Dont la magie est belle et effective.

Je regarde la femme en détective,

Tout prêt à enlever simplicité.

Je suis le cauchemar d'un mythe aidé.

 

Dixit autem serpens (3) Fin de l'acrostiche

05 juin 2018 - 08:31

Mon œil me trompe ainsi que mon esprit.

Or, le cœur trouve les désirs réduits,

Retenus par le temps beau et sinistre.

Tout est dans la main du dernier ministre.

 

En tout cas, manger, c'est un peu mourir,

Mon chat me l'a dit et il sait courir.

Ô mon âme rebelle, fuis la terre,

Retourne à ta maison céleste et chère !

 

Je sais que celui qui habite là

Entend toujours un appel et la voix

Méprisée au jardin dans la vie belle.

 

J'entends déjà le serpent qui m'appelle,

Non pas au défendu, mais au grand don.

Je respire et je mange sans raison.

Dixit autem serpens (2)

04 juin 2018 - 03:26

J'entends la promesse du beau serpent,

Étendu sur les branches et grimpant.

Rendu faible et chétif près du satyre

Et la concupiscence même pire,

 

Mon être entier s'attachât à ce fruit,

Non pas pour son sucre et son goût produit

Et non pas pour quelque simple délice

Qui passe avec le goût dans le supplice.

 

Une vie éternelle, quel beau jour !

Allons ! Goûtons et jouons le tambour !

Que ma chair dans ce beau jardin terrestre,

 

Une émeraude en le luxe sylvestre,

Ait une belle existence sans fin !

Mon cœur bat dans l'espérance du gain.

 

Dixit autem serpens (1)

01 juin 2018 - 07:37

Dixit autem serpens ad mulíerem : Nequáquam morte moriémini. ~ Genesis iii,4.

 

Dieu, chef de mon innocente jeunesse,

Je tourne vers Vous d'abord et confesse.

Xerxès a beau m'appeler haute voix.

Je ne regarde ni prêtre ni roi.

 

Toutes les voix dans le jardin, j'espère

Avec entrain, ne m'attireront guère.

Un arbre et un serpent, c'est amusant.

Tout de même je suis un mot charmant

Et trouve enfin le chemin hors du piège

Marqué par les traces après la neige.

 

Seuls ceux qui aiment les meilleurs des fruits

Entrent dans le jardin potage cuit.

Repentir et remords sont pour les jeunes,

Pour Ève et pour les hommes qui déjeunent,

Et pour ceux qui chantent belles chansons,

N'ayant ni l'espoir ni ses divins dons.

 

Sage dans mon plan et itinéraire,

Avec le ventre plein de pain et guerre,

Demandant seulement les fruits sucrés

Mis à table non pas par serpents gais

Usés dans le mythe, mais par des anges.

Laissez-moi plutôt goûter les oranges.

 

La circoncision (7)

09 mai 2018 - 11:37

19 Et Abraham dit à Dieu : Je te prie qu'Ismaël

Vive bien devant toi. 20 Et le Dieu d'Israël

Dit sûrement par foi, Sara qui est ta femme

T'enfantera un fils, et, en gardant sa flamme,

Toi, tu l'appelleras Isaac ; j'établirai

Mon alliance avec lui pour l'éternité.

21 Et je t'ai écouté bien en ce qui regarde

Ismaël : voici, moi, je l'ai béni en bardes,

et je le ferai croître aussi multiplier.

Il engendrera douze enfants de royauté.

Ainsi, il deviendra une nation belle

Sur le sol renommé en maison éternelle.

22 Et j'établirai mon traité avec Isaac.

Sara l'enfantera, ne dis pas batarnak.

L'année prochaine aura lieu le jour du baptême.

Vous le circoncirez bien avant le Carême.

 

Ce n'est pas comme avant, parmi les premiers frères

Qui se tuaient avec les outils de la terre.

C'est les mères d'abord qui se mêleront tôt

Dans les amusements des garçons rigolos.

 

Les douze sont promis à Ismaël, ensuite

Isaac voudra aussi la promesse confite.

C'est pourquoi dans la liste austère des enfants,

Il manque toujours un parmi les fils contents.

 

C'est parfois Siméon, Josèphe aussi en marche

Échappe parfois, lui, la voie des patriarches.

Au-dessus des espoirs humains dans chaque cœur,

Un jardin entrevu s'étend toujours en fleurs.