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francoisville

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#328878 Confusion

Posté par francoisville - 29 décembre 2016 - 08:33

Confusion

Quand je l'ai vue pour la première fois,
J'ai eu peur de tomber amoureux fou,
J'ai tant voulu fuir, mais l'Amour fourvoie,
Par erreur j'ai pris, ses jambes à mon cou !

François Ville




#328806 Paumé

Posté par francoisville - 27 décembre 2016 - 08:19

Paumé

Mis à l'index depuis que je suis jeune pouce,
Je me sens à deux doigts d'une reprise en main,
Je paierais le prix, rubis sur ongle ma douce,
Un fait majeur, à poing nommé sur ton chemin.

François Ville
 




#328706 Rabais

Posté par francoisville - 24 décembre 2016 - 10:09

Quand j'ai demandé au vendeur
Un petit geste commercial,
J'ai eu droit à un doigt d'honneur
D'une jolie valeur faciale.

François Ville




#317448 CosmAgonie

Posté par francoisville - 19 mars 2016 - 09:59

CosmAgonie

La Terre n'est pas une planète,
Elle est une cellule,
Aujourd'hui, celle-ci n'est pas nette,
L'humain-cancer pullule

Notre univers est en expansion,
Il fait partie du corps
D'un enfant, un être aux proportions
Non achevées encore

Nous sommes issus de sa naissance,
Big Bang originel,
Sa mort sera notre sénescence,
La fin de l'Éternel !

François Ville




#317063 Giboulées amoureuses

Posté par francoisville - 12 mars 2016 - 03:11

Ah!

Tchoum ?




#316743 Giboulées amoureuses

Posté par francoisville - 06 mars 2016 - 06:01

Giboulées amoureuses

Tu es mon soleil,
Mes sombres nuages,
Mes monts et merveilles,
Parfois, mes orages

Froideur, sécheresse,
Ou chaleur humide,
Caresses en averses,
Ou climat
aride

Pas de front stationnaire,
Du désert au glacier,
Normales saisonnières
Fréquemment dépassées

À moitié givrée,
Étrange, blizzard,
Tu m'as enfiévré
Dans l'épais brouillard

Éclairs de génie,
Vigueur du tonnerre,
Rares accalmies,
Dans la stratosphère

Fraîche et pleine d'entrain,
Bourrasque irrépressible,
De la folie, un grain,
Prévisions impossibles

Avalanche d'idées,
Pas toujours éclaircies,
Tourbillon débridé,
Ouragan sans merci

Tu mets un terme au maître
En soufflant mes certitudes,
Les grands airs de mon être
Sont en perte d'altitude

Réchauffement climatique,
Tornade sous mes cieux,
Tes pressions atmosphériques
Me rendent bien plus vieux

Je te préfère en brume,
Tu me trouves un peu grêle,
Notre relation s'enrhume,
Catastrophe naturelle

Ou tu me les brises,
Et je fuis tes foudres,
Ou tu me les bises,
Et viens en découdre !

Quand tu es KO,
Risque de verglas,
Quand tu mets tes hauts,
Tu me mets à bas

Trop de tirs à l'arc-en-fiel,
Je tombe en dépression,
Mais tes douceurs me dégèlent
Sans précipitation

J'ai le barreau maître,
Gare aux coulées de bouche,
Mais si tu tempêtes,
Mon astre se couche

Tu me crépuscules,
Un vrai film d'aurore,
Tu me canicules,
Celsius moi encore !

François Ville




#316345 RÉFUGIÉ

Posté par francoisville - 27 février 2016 - 07:18

Tout à fait ! Avant, dans leur pays, ils étaient médecins, ouvriers, paysans, poètes, pères, mères, acteurs, artisans, commerçants... Aujourd'hui, ils n'ont plus qu'une seule étiquette aux yeux du monde, celle de réfugié. Un mot un peu abstrait pour qui continue de vivre dans le confort, un terme qui revient à nier leur histoire, comme une négation de leur humanité.




#316304 RÉFUGIÉ

Posté par francoisville - 26 février 2016 - 09:14

Merci de m'avoir lu. Évidemment qu'accueillir des milliers de réfugiés pose de gros problèmes à la collectivité, et crée des tensions individuelles pour les gens directement concernés, mais c'est une question d'humanité. De plus, la Syrie est un petit pays, en terme de population (23 millions d'habitants), on a déjà vécu des exodes plus massifs de pays plus peuplés par le passé, non ?




#316283 RÉFUGIÉ

Posté par francoisville - 25 février 2016 - 09:37

RÉFUGIÉ

Le RÉFUGIÉ ne poursuit pas un rêve,
Il fuit un cauchemar,
La guerre, la mort, la misère achèvent
Sur place ses espoirs.

Ce n'est pas facile de tout quitter,
Les vivants, les défunts,
Les fragments qui fondent l'identité,
Maison, culture, gagne-pain.

Partir dans l'inconnu ou rien n'est sûr,
La peur comme bagage,
Passeurs, arnaques, dommages, blessures,
Un chemin, des barrages.

Être quelqu'un et devenir personne,
Réduit à un seul mot,
RÉFUGIÉ, statut qui pèse une tonne,
Sésame ou bien couteau.

Le RÉFUGIÉ aspire à son retour,
Pas à rester chez toi,
Il attend la paix, la fin des vautours,
Pour reconstruire un toit.

Qui sait ? Tu pourrais chercher un REFUGE,
Ou tes enfants demain,
Ton pays aussi a subi des déluges,
Aujourd'hui, tends la main.

François Ville




#305744 Le TABAC passé à TABAC (poème + vidéo)

Posté par francoisville - 08 août 2015 - 07:23

Merci Florent M !

 

J'assume le côté offensif et sans nuance de mon propos. Pour moi un poème doit être relativement concis et se doit d'aller dans une seule direction, ce n'est pas une dissertation de philosophie avec thèse, antithèse et synthèse. Si je faisais ça, mon texte serait tiède et moins compréhensible. Par contre, dans la vie, je suis beaucoup plus nuancé comme garçon :)

 

J'assume aussi le côté bricolage de la photographie, ça fait partie de l'humour, un peu potache, avec un gros trucage qui tâche.

 

En tout cas, c'est super de me donner des conseils, cela me donne à réfléchir !




#305738 Le TABAC passé à TABAC (poème + vidéo)

Posté par francoisville - 07 août 2015 - 10:30

Ah, s'il suffisait de quelques mots, cela se saurait :rolleyes:




#305733 Le TABAC passé à TABAC (poème + vidéo)

Posté par francoisville - 07 août 2015 - 09:21

Salut !

 

Il y a longtemps que je n'ai pas publié et j'en suis désolé mais j'ai changé mes méthodes de travail. Voici quand même un nouveau poème accompagné de sa mise en chanson et en vidéo.

 


 
Tabac

Conglomérat allègre
Un réseau une pègre
Industrie du cancer
Tueur tentaculaire

Orifice béant
Affamé infamant
Pitance du Moloch:
Le sale argent qu'il croque

Un monstre sans égal
La multinationale
Un droit quasi divin
De mort sur les humains

Etats schizos véreux
Acteurs d'un double jeu
Profit des taxations
Infime prévention

************************

Bien crasseuse au réveil
Une toux sans pareil
Une gorge en dégâts
Un parfum de tabac

Au matin au café
L'argent part en fumée
Habitude ou coutume
Une clope s'allume

Une odeur froide et forte
Incommode et s'exporte
Atmosphère viciée
Du garage au palier

Des dents et doigts jaunis
Epiderme terni
Au nom de Nicotine
Une folie s'obstine

Existence d'esclave
Une vie à la cave
Agresseur d'entourage
En fragrances volages

Un geste compulsif
Un rite impératif
Dépendance obsédante
Absolue affolante

************************

Bien crasseuse au réveil
Une toux sans pareil
Une gorge en dégâts
Un parfum de tabac

Au matin au café
L'argent part en fumée
Habitude ou coutume
Une clope s'allume

Un cocktail pas très net
Pilules et cigarettes
Un long et lent suicide
Une aura qui se ride

A sa progéniture
Un danger de bavure
Exemple familial
Une tare filiale

Un létal anti-stress
Une cage une laisse
Une faible dépense
Apportant contenance

Un tissu de goudron
Tapissant les poumons
Un mégot une cendre
Attitude à défendre

************************

Un corps parfait s'implique
Une usine toxique
Un poison à la chaîne
A en perdre l'haleine

Un câlin un trésor
Moi je l'aime ce corps
Un amour une fleur
Le pourquoi de ma peur…
Un câlin un trésor
Moi je l'aime ce corps

************************

Bien crasseuse au réveil
Une toux sans pareil
Une gorge en dégâts
Un parfum de tabac

Au matin au café
L'argent part en fumée
Habitude ou coutume
Une clope s'allume

François Ville

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#286012 NABILLA, fine lame de la télé-réalité

Posté par francoisville - 16 novembre 2014 - 08:11

Merci de m'avoir lu ! Je ne suis pas dupe mais j'avoue que ça me fascine ces destins de ceux qui ont apparemment tout pour être heureux (du point de vue des valeurs de notre société) et qui chutent d'un coup, comme Bertrand Cantat, DSK et Nabilla...




#285225 NABILLA, fine lame de la télé-réalité

Posté par francoisville - 08 novembre 2014 - 09:27

Nabilla, fine lame de la télé-réalité

 

Nabilla, fine lame de la télé-réalité,
Vergara, second couteau, people alité

En soirée elle a été retrouvée pendue,
Et oui pendue au bout du fil de son smartphone,
"Nan mais Allo quoi !" Aucun des flics ne l'a crue !
La justice tranchera ce fait qui détonne

Bague au doigt, dague à la main, peur bleue, arme blanche...
Et si la star n'était qu'un coup d'épée dans l'eau ?
Célébrité, glamour, gros seins et belles hanches,
De beaux atours sauveront-ils toujours sa peau ?

La télévision c'est rasoir et dangereux,
Manchettes à la machette, personne n'y coupe,
Un coup de canif dans le contrat amoureux,
Les médias sont heureux car meilleure est la soupe

Coup de sang, poignard dans le dos, plaie remuée...
Non, on ne va pas couper les cheveux en quatre,
Le public aime porter aux nues, puis huer,
Son appétit s'aiguise et rien ne peut le battre.

François Ville




#278119 Comment passer du poème à la chanson ? Un exemple en 3 épisodes avec DROGUE DURE

Posté par francoisville - 31 août 2014 - 08:16

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Comment se crée une de mes chansons ?

Voici par exemple l'histoire de DROGUE DURE, résumée en 3 étapes.

Episode 1 : les paroles

Au commencement il y a le verbe, le texte, c'est-à-dire en fait le poème car quand j'écris je ne sais pas encore si je trouverais un jour une musique adéquate...
Il est plus "facile" pour moi d'écrire des paroles, car je maîtrise le processus, il suffit que je réfléchisse... Un poème comme celui-ci c'est peut-être 8h de boulot, en général pendant les heures de cours de lycée ou de fac, pour lutter contre l'ennui... Je ne séchais pas les cours mais quand ceux-ci étaient sans intérêt, j'en profitais.
Par contre la musique, je ne le maîtrise pas, je suis totalement dépendant de l'inspiration, celle qui jaillit des doigts sans passer par la case cerveau ! Aussi plaisant qu'incertain...
Au final j'ai plus de textes que de musiques et certains poèmes ne trouveront sans doute jamais leur partenaire mélodique.

Je disais donc épisode 1, le texte, l'un de mes préférés de mon point de vue égoïste, égocentrique et narcissique :

Drogue dure

Infernal chacun de nous est drogué,
Prisonnier mental d'un désir vital :
Combler un degré du vide abyssal
Qui s'installe sans la moindre pitié.

La pire drogue a le doux nom d'amour,
Elle assure sans commune mesure,
Sans détour elle bouffe à toute allure
La raison pure de ceux qui sont pour.

Au plus jeune âge naît la dépendance,
La carence s'étire en noir nuage,
Monstre hideux au visage de naufrage
Sur un rivage de désespérance.

Nul besoin d'y goûter pour être accroc,
Ardemment voulu, l'amour à l'insu
Dans le cerveau s'insinue comme un flux,
Un reflux jaillissant à fleur de peau.

L'amour ne tue jamais par overdose
Mais le manque étincelant nous déchire,
Cause la douleur impossible à fuir,
Et il n'est d'élixir qu'à l'eau de prose.

Cupidon du ciel décoche ses flèches,
Seringues fraîches, fixs aux effets flashs,
L'émotion palpite le cœur se lâche,
Lèche et s'attache au poison sur la brèche.

Quand dans ses bras belle Vénus nous berce,
Que la substance amour hante les sens,
Déverse de l'ivresse en délivrance,
La jouissance des frissons nous transperce.

La passion nous drague dur, quelle crack!
Le bon sens bivouaque quand l'amour pique,
Jamais l'être ne se désintoxique
Et l'esprit pratique en devient patraque...

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Episode 2 : la musique de DROGUE DURE

L'écriture de DROGUE DURE est terminée mais, comme pour tous mes textes, je ne cherche pas à lui composer une musique sur mesure car j'en suis tout bonnement incapable. Pour l'instant c'est un poème et c'est déjà pas mal.
Cependant et parallèlement je gratouille ma guitare régulièrement, sans réfléchir, laissant courir mes doigts selon l'inspiration.
Le tout pour moi est donc de détecter le moment où je joue quelque chose qui sonne bien et original à mes oreilles, et de parvenir à le maîtriser.
Pour cela je dois jouer et rejouer ce même riff des centaines de fois, pour le mémoriser (l'inspiration est fugace !) et l'améliorer, le compléter ou lui enlever des notes ci-besoin, lui ajouter du feeling car bien souvent mon jeu est maladroit et mal assuré au début.

C'est un pur moment magique de création et de récréation, l'instant que je préfère dans tout le processus de composition d'une chanson. Que du plaisir !

Un riff c'est bien mais deux ou trois, avec des cassures de rythme, c'est mieux pour construire un morceau digne de ce nom.
Alors soit je complète mon air de guitare avec d'autres isolés que j'ai trouvés auparavant sans parvenir à les assembler jusque là, soit j'essaie de broder directement à partir du riff que je viens d'inventer.
C'est une partie plus laborieuse et donc moins fun. Le risque d'échec est relativement élevé. Je dois faire appel à l'inspiration mais aussi à l'expérience acquise au fil des années. C'est beaucoup de concentration, au point parfois de parvenir à un état de légère transe. Et ce sans prise de substance légale ou illégale !

Pour DROGUE DURE j'ai trouvé en premier le riff que vous entendez sur les couplets et j'ai passé du temps à créer la musique du refrain, d'autant que c'est une façon de jouer atypique pour ma part, en arpèges un peu bizarres et en ternaire (le rythme de la valse).

Une fois que j'ai deux ou trois riffs assemblés qui peuvent constituer dignement l'ossature d'une chanson, je compulse mon cahier de textes, de poèmes, pour tenter d'en trouver un qui colle à l'ambiance.
Pour cette musique ce fut DROGUE DURE. En général j'ai toujours un poème qui convient car j'écris plus de paroles que de musiques. J'ai du stock pour éviter toute pénurie.
Il faut que le texte corresponde avec la mélodie, que ce soit au niveau du thème (drôle, triste,...) mais aussi quant à la longueur des vers et au rythme propre des mots.
Je cherche également quel sera le refrain, si ce sera un couplet entier ou juste un mot. Dans tous les cas il faut que ce refrain reste dans la tête car c'est comme ça que j'aime les chansons.
Il est inconcevable de rater cette étape du refrain, c'est la plus cruciale !

Un poème et une musique se marient pour devenir une chanson. Quand ce mariage fonctionne c'est un autre moment magique qui me procure un énorme plaisir.

Pour l'instant je vous laisse écouter la musique de DROGUE DURE, sans les paroles. Vous pouvez maintenant vous amuser à imaginer comment j'ai chanté dessus...



 

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Episode 3 : Poème + Musique = chanson !

J'ai le texte et la musique de DROGUE DURE, vient donc ensuite l'étape de l'enregistrement et des arrangements. J'ajoute alors de la basse, de la batterie, d'autres guitares, des choeurs,...
C'est une étape très créative et spontanée, donc aussi très plaisante. Je ne réfléchis pas à l'avance, j'improvise totalement.
Le risque est de gâcher le morceau, de le dénaturer, d'en faire trop.

L'enregistrement suppose de jouer et chanter parfaitement pour que ce soit carré et juste. Ce n'est jamais tout à fait le cas et c'est par conséquent un processus long et difficile pour moi, surtout pour le chant. Je sais écrire et composer mais je pêche dans l'interprétation.

Puis il faut mixer tout ça pour que le rendu soit agréable à l'écoute. J'aime le mixage mais je ne suis pas doué du tout et je ne m'en rends pas compte. De mauvaises oreilles sans doute ou alors je suis trop facilement content de ce que je fais...
Ce sont les auditeurs qui me critiquent, et pas toujours avec tact. Après 10 ans d'efforts non récompensés, je crois que mon incompétence est avérée et définitive, malgré quelques progrès dus à de bons conseils et du meilleur matériel.

Pour DROGUE DURE j'ai heureusement collaboré avec Gabe, qui est bien meilleur que moi en mixage et qui m'a gentiment proposé ses services d'ingénieur du son. On ne se connaît pas, notre travail s'effectue au travers d'Internet. Vive le Web !

Le Net me permet d'ailleurs de diffuser mes créations, de les proposer au plus grand nombre. J'utilise bien-sûr les réseaux sociaux mais aussi les blogs et les forums. C'est un gros travail, très chronophage, mais indispensable.
A quoi bon m'exprimer artistiquement si personne ne peut écouter ?
Je dois faire face à la concurrence car nous sommes des centaines de milliers à désirer la même chose, à vouloir partager avec le public le fruit de notre passion.
Pourquoi l'internaute m'écouterait moi plutôt qu'un autre, comment le fidéliser ? Voilà toute la difficulté...

Donc voilà, après avoir découvert les paroles puis l'accompagnement, vous pouvez maintenant écouter le résultat final, la chanson DROGUE DURE dans son ensemble : paroles + musique + arrangements + mixage :



Qu'en pensez-vous ?

 

Pour DROGUE DURE il n'y a que trois épisodes. On pourrait imaginer la suite, une version live, un clip,... Des idées à ce sujet ?