Dans la grande obscurité, je faisais semblant de vivre, comme font sans fin les cœurs que jamais rien ne délivre et qu’un chagrin sans pitié, très obstinément, enivre. Ma résurrection surgit de tes yeux mordorés. J’ai découvert, par surcroît, tout ce dont j’avais rêvé . Ta...
michelconrad' Blog
Je vous aime : ces mots, écrits si loin de vous, dans le silence, ont pourtant leur douceur, ils éclairent le solstice d’hiver. Dans la grisaille de décembre, ils me tiennent lieu de soleils, d’avant-printemps, de rêve, de désir. Mon amour pour vous envahit le temps et l’espace, il est cette force radieuse, cette...
Je t’aime dans le jour, je t’aime dans la nuit, tu pimentes ma vie et tu y mets le feu, tu laisses s’égayer les chevaux du désir, tu es tous les jardins, toutes les quintessences, tu es tous les silences, tu es toutes les sources, tous les levers du jour, tu es toutes les femmes, tu es ma si douce âme, mon crépuscule...
Sur le chemin de la forêt, où se dressent des chênes centenaires, nous nous croisions, nous échangions quelques mots. Un jour, sans prévenir, il sonna à ma porte, pour me proposer de l’accompagner aux champignons. Je prétextai je ne sais quelle tâche à accomplir pour refuser cette chaleureuse invitation :...
Plus je vous dis les mots « je vous aime », plus je vous les écris, plus ils résonnent, plus ils rayonnent. On aurait tort d’imaginer que les mots d’amour sont abstraits : c’est tout le contraire. Ils sont immatériels, certes, mais leur pouvoir est immense. Ils renversent les montagnes, ils sont le soleil de nos...
Le désir est un clandestin, il va, « quaerens quem devoret », par les chemins buissonniers. Le désir nous enrichit, nous éclaire, dicte notre route. C’est ainsi que je me consume de désir pour vous, que je suis dans l’abîme de l’absence, dans la quête éperdue de la douceur de votre corps, de s...
Écrire, chercher
la parole pure,
le neuf alphabet
celui des épures,
oublier la place
des mots orgueilleux,
pour la seule grâce
des soleils heureux,
rechercher l’amour
au cœur de phonèmes,
ce qui nous arrive
chaque fois qu’on aime,
faire qu’on oublie
l...
la parole pure,
le neuf alphabet
celui des épures,
oublier la place
des mots orgueilleux,
pour la seule grâce
des soleils heureux,
rechercher l’amour
au cœur de phonèmes,
ce qui nous arrive
chaque fois qu’on aime,
faire qu’on oublie
l...
Ne changez rien à votre voix, à votre rire, à votre façon de vous vêtir, de photographier la vie végétale, la vie animale, et les miroitements du soleil sur le fleuve, la coloration flamboyante des aurores, dans un ciel où les nuages sont incendiés, ou bien encore la grande lumière du lever du jour, qui tr...
Tout poème est un cri du silence, une clef perdue que l’on trouve sur un chemin de campagne, sans savoir quelle porte elle ouvre, à quels chagrins, quelles joies, elle donne accès. Il faut vouloir lire entre les lignes, discerner les lueurs entre les ombres, l’infini du ciel dans les interstices entre les mots, entendre les gran...
Dans tout ce que j’ai aimé, dans le feu de la mémoire, dans l’espoir des jours meilleurs, dans les instants de bonheur, dans le rire, dans le sable sur la plage, dans la caresse, dans les gestes, dans l’oubli, dans les jours clairs, dans l’ivresse, dans les oiseaux, dans le printemps revenu, dans les bonheurs inconnus, da...
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