« Aucun homme ne danse sobre, à moins d’être fou » (Cicéron). Le tout est de savoir dans quelle ivresse sombrer : celle des mystiques, tels que les « derviches tourneurs », qui dansent jusqu’à leur dernier souffle, ou celle de la poésie, quand une simple feuille de papier et un stylo peuvent faire t...
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Certaines peuplades font une prière avant de cueillir des herbes sauvages. Je cueille des simples en me disant que leur fragrance est une parole qui est à certaines pages de nos littérateurs, ce qu’est une œuvre authentique à une pâle imitation.
23/6/18
23/6/18
Le vent du nord
depuis trois jours,
souffle et me mord,
il bat tambour,
depuis trois jours,
navrantes ombres,
il bat tambour,
le ciel est sombre,
navrantes ombres,
âpre est l’amour,
le ciel est sombre,
le vent du nord.
25/6/18
depuis trois jours,
souffle et me mord,
il bat tambour,
depuis trois jours,
navrantes ombres,
il bat tambour,
le ciel est sombre,
navrantes ombres,
âpre est l’amour,
le ciel est sombre,
le vent du nord.
25/6/18
Dans une lettre à Milena, Kafka écrit : « l’éclat de vos yeux supprime la souffrance du monde ». La beauté a ce pouvoir. Elle a même tous les pouvoirs : nous sommes les ombres de ce soleil.
23/6/18
23/6/18
Lorsque tarde la nuit,
le jour n’a pas de fin,
le cœur n’a pas d’oubli,
et jamais ne s’éteint,
le jour n’a pas de fin,
mais la tristesse règne,
et jamais ne s’éteint,
tout comme le soleil,
mais la tristesse règne,
tant que dure la vie,
tout comme le so...
le jour n’a pas de fin,
le cœur n’a pas d’oubli,
et jamais ne s’éteint,
le jour n’a pas de fin,
mais la tristesse règne,
et jamais ne s’éteint,
tout comme le soleil,
mais la tristesse règne,
tant que dure la vie,
tout comme le so...
Comme par effraction, le solstice d’été éclaire des endroits habituellement sombres de la maison : telle encoignure de la cuisine, telle marche de l’escalier, – comme si la lumière voulait, une fois pour toutes, écraser les ombres, radiographier, par le menu, la moindre étagère, comme l’...
Des mots infimes,
– l’impression d’immensité.
21/6/18
"La rivière" (23/6/18). Tous droits réservés
https://nsa39.casima...62718434443.jpg
– l’impression d’immensité.
21/6/18
"La rivière" (23/6/18). Tous droits réservés
https://nsa39.casima...62718434443.jpg
Il n’y a pas de « pas perdus » : par désœuvrement (y-a-t-il un désœuvrement?), j’entrai dans une librairie. Dans presque toutes les librairies, le rayon de poésie est infime et dans un endroit inaccessible. C’était le cas, là encore. Un livre plus volumineux que les autres serva...
C’est cela, le malheur d’aimer,
brûler sa vie en pure perte,
vivre sans fin un mois de mai,
le cœur comme fenêtre ouverte,
brûler sa vie en pure perte,
sur la mer le navire en feu,
vivre sans fin un mois de mai,
espérer de revoir vos yeux,
sur la mer le navire en feu,
supp...
brûler sa vie en pure perte,
vivre sans fin un mois de mai,
le cœur comme fenêtre ouverte,
brûler sa vie en pure perte,
sur la mer le navire en feu,
vivre sans fin un mois de mai,
espérer de revoir vos yeux,
sur la mer le navire en feu,
supp...
Cette douceur du soir,
le premier de l’été,
nous fait rêver très tard
de bonheurs espérés,
le premier de l’été,
charrie les rêveries
de bonheurs espérés,
telles des pierreries,
charrie les rêveries,
de scintillants espoirs,
telles des pierre...
le premier de l’été,
nous fait rêver très tard
de bonheurs espérés,
le premier de l’été,
charrie les rêveries
de bonheurs espérés,
telles des pierreries,
charrie les rêveries,
de scintillants espoirs,
telles des pierre...
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