Que de chacun des baisers,que tu donnes, naisse un poème,que de chaque amour qui naît,naisse la fleur d’un « je t’aime », que les mots gardent mémoiredes ombres de chaque soir,préservant, dans leur écrin,la lumière du matin.extrait d'Un Fleuve de Lumière/Nancy/1982avec un portrait de l'auteur par Claudette Méline
michelconrad' Blog
Les tulipes boivent cette chaude lumière, vers laquelle elles ont cheminé, dans la nuit froide de l'hiver. Demain, elles ne pourront plus refermer leurs robes rouges, leurs robes jaunes, comme elles ont pu le faire, hier, à la tombée de la nuit. Alors, un à un, leurs pétales tomberont, sous la source de leur ivresse, qui fut la quête de leur vie.H./Sa...
Dans les mots de ce poème,je veux voir entrer le ciel,je veux voir les champs s’étendre,je veux que souffle le vent,et des mots de ce poème,je veux lier une gerbe,pour la poser à tes pieds,dans l’odeur du foin coupé.Je veux que quatre saisonsviennent traverser mes mots,et toute la Terre soitune aurore, autour de toi.extrait de L'Amour Adoration/Nancy/...
Certaines plantes ne fleurissent que lorsqu'elles sont en souffrance, par manque d'eau, --comme un poète, manquant d'amour, écrit ses rêves.LdN/Di/20/2/11/19H50
« Le Sacre du printemps » : chorégraphie de Pina Bausch, ou comment la musique de Stravinski désarticule un corps émacié, comment elle impose son rythme, venu des origines du monde, à toutes les parties d'un corps, métaphore de l'émotion immatérielle, qui nous envahit tout entiers. L'irrépressible s'est mis en marche, comme dans la parole...
« Dance, dance, otherwise we are lost », est l'épigraphe du nouveau film de Wim Wenders, Pina . --Je me dis souvent : « écris, écris, autrement tu es perdu. »H./Mer/16/2/11/12H05
« Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous » (Kafka). On pourrait dire cela de toute oeuvre d'art, peinture, musique, architecture, de tout paysage, de toute beauté qui a une force, y compris la force de la douceur, que ce soit l'épaule nue d'une femme, ou la vision de San Giorgio Maggiore, au soleil couchant. Car nous avons...
La responsabilté de l'acte d'écrire : on ne la mesure que lorsqu'on est, soi-même, en attente d'un texte fort, d'un texte qui nous réconcilie avec nous-même, avec la vie.LdN/Lun/31/1/11/9H25
Il était une fois un roi qui vivait dans un château où tout était d'or, d'argent, de pierreries...Le roi avait une épouse très belle, et ils s'aimaient... Ils s'étaient mariés, par un beau jour d'été. Tout le monde s'en souvenait encore : on avait dansé et bu, pendant trois jours et trois nuits. Les flambeaux de la fête avaient ill...
Je ne sais comment les oiseaux trouvent la force de chanter, dans les arbres couverts de neige. Obéissent-ils à je ne sais quel dieu qui, de toute éternité, leur a intimé l'ordre de chanter le déclin du jour ? Leur joie tient à cette évidence : le soleil, la lumière reviendront demain !Nous autres humains, nous savons que, quand le soleil se couch...
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