Lumière rasante du matin. Je tourne le dos au soleil : douceur de sa chaleur. Mon ombre est géante, sur l'herbe, où, par endroits, scintillent des gouttes de rosée. Des corbeaux croassent, en traversant le ciel bleu : que réclament-ils, avec insistance ? Des feuilles tombent, de temps à autre, du noyer : il reste à ramasser les noix. « Le plaisir se r...
michelconrad' Blog
Au clocher, onze heures sonnent, dans le cristal de la nuit. Le son semble très proche, toute distance semble abolie : c'est un peu comme si une horloge comtoise ponctuait les heures, dans mon salon.H./Mer/29/9/10/23H10
Le feu danse dans la cheminée : c'est à l'endroit précis où les bûches se touchent que les flammes sont les plus vives. Ainsi, notre coeur s'enflamme-t-il d'amour au contact d'un autre coeur, ainsi nos regards deviennent-ils ardents, quand ils croisent un autre regard, qui partage le même désir.H./Lun/27/9/10/17H50
Les feuilles du bignonia jaunissent, puis se couvrent de taches brunes, avant de choir : on voit que l'automne est un chemin vers la mort, mais une mort que suivra l'éclatante résurrection du printemps.LdN/Di/26/9/10/12H55
Il y a de petites villes où le Temps s'arrête : elles n'ont pas de place Saint-Marc, ni de cathédrale Saint-Pierre, tout au plus quelques maisons anciennes, un ancien marché couvert, avec une forêt de vieilles poutres. Le Temps s'est arrêté là, au milieu d'elles : il a laissé ses lambeaux à quelques volets qui ne s'ouvrent jamais plus,...
Au-dessus de la colline, le ciel faisait ses arpèges et, dans les déchirures de nuages, s'écrivaient des signes que les poètes, seuls, s'efforcent de comprendre.Sion/Ven/24/9/10/19H30
Ce qui étreint le coeur, dans cette « Mise au Tombeau » du XV° siècle, à la Basilique Saint-Maurice d'Epinal, c'est , d'abord, l'étroitesse de la chapelle qui la contient, comme si la chapelle était le Monde et qu'il n'y avait plus de place, dans le Monde, que pour cette réalité terrible : le temps de la « Mise au Tombeau ». Puis,...
Dans ma maison ombreuse, la douceur de l'air, au dehors, m'était passée inaperçue. --Ainsi, sommes-nous , souvent, dans des ténèbres de l'âme, qu'un geste, une parole suffiraient à dissiper.M./Mar/21/9/10/16H20
« Rue sombre », disait la pancarte, à l'intersection de la ruelle ombreuse et de la rue principale. --Combien de fois nos vies n'empruntent-elles pas une « rue sombre », où nous implorons de très improbables soleils ?H./Lun/20/9/10/21H
C'est le milieu de la nuit. J'ai douze ans. Je me lève et je quitte, à l'insu de tous, le domicile familial. Dans ma valise, j'ai glissé des manuels scolaires : le savoir me semble important, dans ma nouvelle vie ! Je ne sais plus, aujourd'hui, quel livre m'a fait rêver de voyages: est-ce L'île au trésor , de Stevenson ?J...
Derniers billets
-
Un jour de grâceaujourd'hui, 07:31 -
La recherche d’un motaujourd'hui, 07:29 -
Une auroreaujourd'hui, 07:29 -
Inventer le mondehier, 09:35 -
L’espacehier, 09:32
Derniers commentaires
-
Ineffablemichelconrad - févr. 14 2026 05:17 -
IneffableM. de Saint-Michel - févr. 14 2026 12:47



Créer un thème personnalisé
