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La déesse Ananké se penche sur la ville

Posté par lologentil, 18 avril 2019 · 224 visite(s)

La déesse Ananké se penche sur la ville,
Regarde sans émoi Notre-Dame brûler.
Les gargouilles émues font face au grand péril,
Essaient de tenir tête à la fatalité,
Défendent leur maîtresse et lèchent ses blessures.
On dirait Jeanne d'Arc sur le bûcher ardent.
La forêt suspendue croule sous la torture.
La flèche s'effondre sous les cris déchirants
Des nombreux spectateurs qui n'en croient pas leurs yeux.
La couverture en plomb, chaude comme la lave,
S'écoule et menace tous les soldats du feu.
Ils font fi du danger ; les pompiers sont des braves !
Hugo, dans son cercueil, se réveille en sursaut.
Il voit sa vieille amie et ressent sa douleur.
Une nuit profonde règne dans son caveau.
Ses os tremblent d'effroi et son âme est en pleurs.
Mais la mort le reprend sans tambour ni trompette,
Pendant que la nuit tombe et que l'Enfer rougit
Le livre de pierre, la noble silhouette,
L'île de la Cité, le berceau de Paris.