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63 réponses ŕ ce sujet

#31 Ariel

Ariel

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Posté 30 mars 2008 - 03:22

http://fr.youtube.com/watch?v=mz90jTFT6rc

Cadeau ...

espécialement, parce qu'il pleut, today, on the 2'30 picture

et merci Ă  Chantal d'avoir fait enPasser ici un de ses "projectiles"

#32 .ds.

.ds.

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Posté 30 mars 2008 - 08:14

Accès direct :

içi ^^

#33 Ariel

Ariel

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Posté 09 avril 2008 - 02:30

Juste quelques secondes avant l’oubli.


Un genou Ă  terre,
tu mesures l’extrême gravité de la situation.
Tu dois obéir à la loi,
une main posée sur le froid du sol,
comme pour y jurer ton allégeance.

Ecoute …
Y aurait-il quelqu’un pour entretenir ton courage ?


Je suis …

… Je suis l’argile
prĂŞte Ă  glisser entre des doigts impalpables.
L’argile amollie par l’eau,
l’argile et l’eau d’avant le partage.
Qui m’a couchée là comme au creux d’une oreille ?

Serre moi entre tes mains, une dernière fois, comme pour saisir le bleu de la terre sacrée.

… Je suis l’écharpe de brume.
Est-ce la première respiration de la terre au sortir de la nuit froide,
ce nuage à l’aplomb de ton échine ?
Ou l’ air que tu as invité au coeur de toi-même,
ton haleine rassemblée
le cri qu’on arrache, l’aveu tremblant, un soupir
ou le rythme calme du souffle dans la paix de ton sommeil.

Et tu guettes là, front levé, la brise ou la tempête qui me dispersera.

… Je suis la fine ligne rouge
suspendue au dernier battement
suspendue à l’écho du dernier battement
Ă©teinte
gelée au plus profond de la veine sombre

Une nuit en rase campagne pour finir mon voyage intérieur.

… Je suis la lumière que tu ne sauras jamais écrire.
Emu tu sens le froid sur ton visage
tu vois l’ombre que je répands sur ton horizon,
mais tu ne me sais pas.
Abandonne l’illusion au matin
toutes les espérances et toutes les désespérances.

Et viens au soir, pauvre de toute certitude.

… Je suis l’enfant-fleur
qu’enfin tu portes vers tes lèvres,
toute la douceur du monde dans ton regard mouillé.
Comme la douceur du mur que tu as levé,
chaque pierre liée par simples respect et patience.
Et le mur mêle sa douceur à l’ombre d’une lignée d’ifs.

Et l’if, au temps ralenti rassure de son ombre et la terre et la pierre contre toute menace, d’intemporalité.

...Je suis l’empreinte de tes pas sur la neige
clôture brisée,
toute patience trahie,
regarde tes mains, blanches de ta colère.

Ce que tu as rêvé faire, ce que tu as fait,ce que tu as défait.


… Je suis la conscience que tu rends,
je te quitte
sans lassitude,
sans nostalgie non plus.

Et ce qui déjà te ronge l’os emportera plus que toi de mon mystère.

...

Comme tu es pâle mon ami.
Et comme tu es sombre.
Entends-tu l’écho de nos voix,
les sept mémoires de ton âme évanouie
attendant que la terre nous réinvente ?




11 mai 2002




Ă  Rh. Vidlo



«- Qui sont-ils, ceux qui ont écrit cela »

deux pierres dressées, et comme regardant le monde à leurs pieds …

A les envisager de loin : Est-ce vie ?
Déformes à qui d’autre visibles
d'arche entreprise, en luttes de mains
et terminée de n’être pas terminée,
- infinie.

Là, écoute lasse et battements en relâche, tu repenses à l’index des golfes, l’indicible folie.

Le mystère d’une voûte où faire circuler l’écho.


Du serré des poings faire d’une montagne table rase,
oĂą monter le regard de la perdrix,

(mais toujours, la sente du renard croise mes chants de délivrances, mes fuites, mes trouvailles. Qui saura la tanière où l’ours viendra exposer son crâne aux avenirs toutes mains ainsi lavées de leurs ocres comme de leurs encres)

Tant de sable et les collyres du grésil ont érodé le regard
et les silhouettes recouvré statut de simples bosses,
indifférentes et naïves
jusqu’à la conscience de leur insingularité de pierres parmi d’autres
où sous l’espérance des lichens
le temps scarifie des promesses d’argile vers d’autres naissances.

Quel ventre méta-diluvien y posera son appétit
lièvre aux pattes plus longues que l’empilage feuilleté des périodes
Qui,
aura encore ses deux bras et assez d’audace pour descendre dans la fissure le long de la foudre, une corde,
- Te souviens-tu : on avait appris Ă  marcher, la tension en Ă©quilibre -
sans crainte de la malédiction, du sort jeté par une brûlure enveloppée de bandages et poudrée de natron.

MĂ©moires authentiques et certitudes enfouies
Fanons et omoplates brisés dans le lit des rivières internes

Les racines diront leur Ă©puisement Ă  regarder vers la marge :
- elle; le seau posé sur la pierre aurait-il bougé ?
… à plonger dans l’amémoire,
ainsi qu’une eau noyée rejoignant une eau profonde

…

N’être qu’une blessure,
Est-ce si …


#34 Ariel

Ariel

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Posté 11 mai 2008 - 12:01

Final del vuelo

(Juan Duch Gary)

Háganme bajo la arena de los mares,
un tibio claustro
para guardar los sueños
que en tardes de lluvia y de jazmines
me pueblan los cabellos y la frente.
Pongan junto al aceite
de alimentar la lámpara ;
sobre el delicado fieltro
de recoger el polvo y los misterios ;
una blanca porciĂłn de nube derribada
y un almidonado traje
con su largo bastĂłn de caminante.
En un día de ráfaga y destello
regresaré de mi vuelo itinerante
y encontraré reunidos,
en mi amable reducto solitario,
los ingredientes de la fantasĂ­a
despiertos y agrupados.
Procuraré alentar su movimiento
sin ataduras de elipse planetaria ;
con un soplo perpetuo.
Reduciré el camino de mis pasos
a la quietud admirable de los astros.
Y viviré la vida en algodones
sin piel, sin huesos y sin nervios.


#35 Ariel

Ariel

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Posté 20 mai 2008 - 11:46

Cher membre supprimé,
(quel crime avais tu donc commis)

ce petit mot en passant pour regretter ta disparition,

et ce texte dont j'aimais à me réfugier dans l'immobilité
- on est parfois injuste envers ses Ă©crits,
ceux-lĂ  mĂŞme qui ne nous appartiennent plus, Ă  mon sens.

Il décrivait si bien cet état de "vigilance" qui me fait tant défaut,
à force de trop de rêves d'Icare échoués en gamelles.

Oeil juste du Taureau,
Ă  ta nouvelle (c'est la) vie !!!


#36 Ariel

Ariel

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Posté 03 juin 2008 - 12:46

Do I ever wonder? you don't know.
You'll never follow, and I'll never show.
D'you see the water and watch it flow
And float an empty shell,
And you think that I'm hiding from the island.
You've a fault in your senses. can you feel it now?

Time? what is that? I've no time to care.
I've lived for a long while nearly everywhere.
You will be taken, everyone, you ladies and you gentlemen.
Fall and listen with your ears upon the paving stone.
Is that what you hear? the coming of the sea?

Sea flows under your doors in london town.
And all your defences are all broken down.
You laugh at me on funny days, but mine's the slight of hand.
Don't you know I am a joker, a deceiver?
And I'm waiting for the land.


The Sea - Sandy Denny

http://fr.youtube.com/watch?v=4gchJNflLoI&feature=related

#37 Ariel

Ariel

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Posté 07 novembre 2008 - 10:06

"Beyssandre
était un homme scrupuleux et sincère,
attentif et heureux
lorsqu’au terme de plusieurs heures passées dans un atelier ou une galerie,
il parvenait Ă  se laisser silencieusement envahir
par la présence inaltérable d’un tableau,
son existence ténue et sereine,
son évidence compacte s’imposant petit à petit,
devenant chose presque vivante, chose pleine,
chose lĂ , simple et complexe,
signes d’une histoire, d’un travail, d’un savoir enfin tracés
au delĂ  mĂŞme de leur cheminement difficile, tortueux,
et peut-être même torturé.
"

Georges Perec - La vie, mode d'emploi.

#38 claricorne

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Posté 07 novembre 2008 - 11:49

Merci pour tous ces Ă©crits.

#39 Ariel

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Posté 09 novembre 2008 - 11:28

Merci de votre intérêt.

Beyssandre, si j'ai bonne mémoire ...
- d'ailleurs je suis allé vérifier !
est un critique d'art.

Dans le roman de PĂ©rec,
d'homme plutôt sympatique par son côté passionné pour ce qu'il fait,
le jour où, finalement, il lui sera demandé de participer à une action créatrice, ne serait-ce qu'en rassemblant une collection,
il va déborder de son cadre, et ... mais vous n'avez qu'à lire, après tout.

Moi qui aime les textes construits sur des architectures un peu compliquées,
celui-ci, c'est l'apothéose,
on a mĂŞme les plans.

#40 Ariel

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Posté 13 novembre 2008 - 12:35

c'est ce que j'appelle une co-naissance

et imprimer ses propres mouvements dans l'objet

le rendre Ă  soi


J'ai mis un petit moment à intégrer, peut-être d'ailleurs imparfaitement, ton commentaire.
Je pense, toi qui fais aussi souvent intervenir la mémoire, que tu fais allusion à une sorte d'appropriation
de l'objet montré, lu, rendu public,
par le regard, la lecture, l'écoute, le cheminement et l'interprétation.
Mais ce sont des choses très simples,
la mémoire de l'autre, son savoir.
Comment casser ce caillou, à la lumière de ces fragments de cailloux.
Bi-face

Transmettre, et peut-ĂŞtre plus encore : donner.

#41 Ariel

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Posté 29 novembre 2008 - 10:43

Yesterday a child came out to wonder
Caught a dragonfly inside a jar
Fearful when the sky was full of thunder
And tearful at the falling of a star
Then the child moved ten times round the seasons
Skated over ten clear frozen streams
Words like, when youre older, must appease him
And promises of someday make his dreams
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
Were captive on the carousel of time
We cant return we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game

Sixteen springs and sixteen summers gone now
Cartwheels turn to car wheels thru the town
And they tell him,
Take your time, it wont be long now
Till you drag your feet to slow the circles down
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
Were captive on the carousel of time
We cant return we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game

So the years spin by and now the boy is twenty
Though his dreams have lost some grandeur coming true
Therell be new dreams, maybe better dreams and plenty
Before the last revolving year is through
And the seasons they go round and round
And the painted ponies go up and down
Were captive on the carousel of time
We cant return, we can only look behind
From where we came
And go round and round and round
In the circle game


Joni Mitchell - The Circle Game

#42 plusloin

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  • Une phrase ::inculte qui se cultive

Posté 29 novembre 2008 - 11:42

Ewigkeit

Je savais que l'écriture se faisait de l'extérieur vers le centre,
puis du haut vers le bas,
enfin de la gauche vers la droite.
Je savais, ça.
Le reste, il me l'a appris.

Tout d'abord, il a dessiné un point en forme de goutte.
Il a dit " c'est une pierre qui tombe ..."

Il a retrempé le pinceau dans les deux récipients sur sa droite,
a tracé une ligne horizontale sous le point.
Il a dit " c'est mille ans "

puis une verticale plus longue avec un petit retour Ă  son pied.
Il a dit " c'est une liane qui descend vers le sol "

Il dessinait l'idéogramme de l'éternité.

...

Il a déroulé le papier de son support de bois, et il a recommencé, en utisisant les écritures chinoises "cursives".
De plus en plus vite.
La course à l'éternité.

J'ai appuyé sur le petit bouton, sur la paroi de verre,
et le film est revenu à son départ.
Je voulais revoir cette éternité lente,
con'sentie.

Je trouvais dans ce moment une "épure poétique" transmise.


(dans la maison des Ecritures, Ă  Figeac.
Une visite qui est loin d'ĂŞtre "facile"
- on est dans la maison de Jean-François Champollion -
mais oĂą on peut trouver quelques moments de magie)

Très joli poème, avec un coté imaginaire que j'aime et puis la réalité fait surface.

Vraiment, j'aime, j'en garde copie, me permets-tu?

Amicalement

#43 Julien Sand

Julien Sand

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Posté 10 décembre 2008 - 12:11

lisez-ça ..; vous verrez, vous vous coucherez moins cons.

#44 Ariel

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Posté 31 décembre 2008 - 06:58

Amniotiques
(Etudes, dans la servitude du dire)



« Par ce chemin sous les fleurs d’amandier tu viendras vers moi.
Et tu n’auras plus d’âge, ni de nom
Seulement un grand désir d’être au monde »


(Jean-Marie Simon)


En sourdine, le silence…

Patience dans la voie qui se trace sur l’impatience,
Où chaque seconde tisse l’ écrue d’un chiffon étale.
Sans le moindre faux pli de soi.


Je m’en crierai le mal
A marcher, en Ă©pierrer les drailles
Sauter plus haut, taper plus fort
Désapprendre la pitié et le remords.

Arrache ce col,
Embielle et avale ce ruban noir,
Lascif comme un dessous sur une promesse.
Le dernier kilomètre est celui des brumes sombres
Que l’on arrache de devant les yeux qui crépitent,
Le pneu qui brûle,
La cuisse qui se soude sous le fer,
J’ai mal.
Mais c’est mon Jack, et mon Daniels, mon Johnny,
Et ma goutte, Walker.
Ma sueur mes larmes mon cri jamais étouffé,
De reins qui hurlent Ă  la masse du sang.

Un dos c’est une ville,
Savoir ces escaliers qui crient
Ces bagarres dans les Ă©tages,
Entre les placettes oĂą les enfants jouent,
Jusque tard le soir.
Sous la nuque je rêve d’un soleil.
Un dos
Une coupe de chaleur
Consentie entre les grains de sable
Sueur sieste perle, sillage de gouttes
Où des lèvres viennent s’abreuver de sel


De sel, d’acide, de feu dans les yeux
Crevé.
Au fond de l’effort,
Une fatigue d’écurie,
Un sommeil de paille,
Mais un sommeil lent,
Eludant l’abstinence.

Il dort.

Ils ont des trois faubourgs évité la ceinture.
Nomades tôt sortis du sérail en une ligne soigneuse
De bats harnachés, les outres humides encore,
D’ eaux attendues, lourdes et latentes.
Sur la dalle du reg à la grande netteté
Elle va l’amble, vers de houleuses barkhanes.
Chaque sommité chamaillée par le vent
Ménage sa surprise d’ombre aux premières pâleurs.
Il s’est levé orgueilleusement sur la fin de la nuit
A chassé les bêtes arqueboutées,
Enflé les tentes à en casser sec toutes lanières.
Et s’envolent les toiles par les visages de l’attente
Ou Ă©tais-ce mon rĂŞve,
Ou ne les ai-je simplement pas entendus partir
Me laissant seul au pied de la gorge, au lit sec.

Un torrent de cailloux vanne de fines particules
Argilier sous une promesse d’orage,
Léchant le pied de l’arbre.
Tronc contraint, par la roche et le roc,
Aux tournures de veines noires et sans frayeurs,
Ensevelies sous la prière.

LĂ  les eaux perdues laisseront leurs empreintes,
Flots et tumultes dilatant les berges,
Et l’air s’arrache des gorges, galets charriés vers la mer dans un même flux et reflux.
Loin le feu martèle sur les tempes ses bruits de forge
La sueur y ruisselle, rejoint la boue qui miroite dans les creux.
Se séparent terres et eaux de leur violence contenue.

Demain l’oued laissera sur la roche tendre
Son lac asséché d’efflorescences salines
Etrangement peu Ă  peu les enclumes se taisent
Dans un silence ou l’assouvi et l’inassouvi s’apprêtent à se dire
Dans un combat sans lendemain.


J’ai remonté le cours de la rivière où l’eau se joue entre les pierres blanches (c’est une passe discrète où les courants se serrent et desserrent; y viennent frayer les truites à l’abri des pêcheurs), défrichant le souvenir de très vieux chemins, oubliant ma chemise d’entre moi et la lumière du vent, le reste d’entre mon sexe et la pierre, comme sur une tombe tiède.
Y viendra la chaleur ? Y viendra le froid ?
Et le vacarme des chutes couvrira celui des tempes.


PĂŞches,
Soupirs flottant Ă  la surface du courant
Dont elles prennent le frais avant de l’offrir.
Peau hostile, noyau inhospitalier
Seule la chair se donne.
Lait plat et opaque
Rêvant une profondeur de dôme sous une peau qui s’épaissit,
Gelée souple,
Sans charnière, sans clé,
Et pourtant porte du désir.
Olivier, arbre de paix.
Tranquille celui qui dans la patience de la saison
Taille ses branches pour le cingle des hirondelles
Et douce est l’huile, au geste calme et lent
De la mélopée d’éminences, de la digitale rengaine

Carbonise l’innocence, la fausse pureté
carbonise l’obsolescence,
les pieux forcenés,
les œillères comme les deux mains,
les hiers comme les demains
- les rougeurs adolescentes, et les auréoles jaunies,
percées aux cœurs si-bleus,
des très vieilles ecchymoses.

Carbonise l’indécence,
l’enferme, et la libère d’incandescence
où la marge livre, une veine, argentée.


…Sainte Barbe, ce lourd piétinement dans la mine…
Qui a mis aux âmes en poudre
Ce feu qui défouraille, déflagre et détonne.

Laisse venir
Les anches qui roulent,
Les peaux qui résonnent
Les cordes qui s’étranglent
Au rythme rauque de la dé-cadence haletée.

Laisse venir sous la soie
L’orragie d’argent à l’âme imprudente,
Où se dévisagent face à face
Le ciel et l’en dedans.
Ouvre les yeux, sur la résille de l’être.


Par là, où je croyais tenir debout si haut en moi l’animal
Là où tout se lie et se détend, l’élan et l’équilibre
Fourche d’ où le dos se tend comme la corde d’un arc,
Faiblesse et force affrontées
Se détacher, ensemble rouler.
Et défaillir le Je

Renaître une harpe,
Et les blanches s’égrènent, sans folie dispersées
Accrochant au passage de tympaniques sifflements.

Source, pluie, nuage,
Toutes frayeurs oubliées dans un frissonnement qui coule et coule le long du long de moi
Sa laitance d’amande douce.
Sortir de soi ce qui reste Ă  inventer.
Je parlerai à la terre de l’étang des orages
Du temps des partages.
Et par les cordes tues
Mes eaux semées au sol
Hurleront leur contenu du talon dans le sable grave.
Source, pluie, nuage,
Trempé il vient fraîchir mes paupières alourdies
Poches creuses
Clés de la nuit, monnaie du jour
Feuilles noircies ramassées sur des chemins adolescents.
Il me fallait lire ce trajet dans l’eau
Source dans la source.
Quelle lumière y avait-il en cette volute blanche
Combien de marbres d’Italie, figés dans la pierre
De strophes et de visages brûlés par ce feu de paille.

Un seul enfant à naître en ce torrent d’âmes mortes innées…


Fusil calme les chiens endormis,
Dans le creux des oreilles,
Mains pâles, tremblantes à même le sol
Aime le Sol Si Mi d’une mesure oscillante,
Entre la naissance oubliée et l’éveil requis
Prélude au miroir, loin dans le miroir
Si loin dans la mémoire.

Mais tu es lĂ , toi,
Qui danse encore en riant
Sur le fil entre mes poignets tendu.

Jamais
Qu’en ce jour de froid, loin déjà,
Qu’en ce moment de partage,
Où comme ces enfants nés qu’on immerge à nouveau
J’ai gardé les yeux grands ouverts,
Ecarquillés sur un ciel, morcelé,
Par le fin réseau d’une branche de hêtre.
Tous nerfs coupés que ceux de mes yeux
-tous m’entends-tu-
Qui Ă©crivaient sur le bleu
Les tessons de ton nom.

Jamais trahie.
Jamais, m’entends-tu, jamais.

Devenir, c’est réinventer chaque jour
L’ hier qui n’avait pas encore pu exister
Entendre la mémoire, toute la mémoire
Comme une dalle utile et lourde
Qu’il faut soulever de toutes ses forces
Pour que s’échappent les vapeurs de vie dissoute qu’elle recouvre
Et la laisser enfin se fracasser sur le révolu.



#45 claricorne

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Posté 31 décembre 2008 - 08:09

C'est magnifique.
Je reviendrai le relire plus lentement... En dégustant.
Bonne fin d'année!


#46 Ariel

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Posté 01 janvier 2009 - 10:29

lisez-ça ..; vous verrez, vous vous coucherez moins cons.


Je ne sais pas pourquoi,
j'aime bien lire ce commentaire, souvent.

Et comme je suis - aussi -
adepte du double tranchant,
je le lis au petit matin.

Merci du passage, c'est de saison.

... et bien venue dans l'an neuf aux tenantes de la dégustation à pied, à cheval, et en voiture :rolleyes:

#47 Ariel

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Posté 01 janvier 2009 - 12:57

Tchang
(l’ami de Tintin ;
et si l’ami de Tintin existe, il y a des chances qu’on puisse enfin mettre la main sur le Capitaine Haddock et sur Bianca Castafiore),

Bref … Tchang, quand il a été possible de « l’importer » en Belgique a fait un soir l’honneur à un parterre de gens intéressés (on était au plat pays …) d’une séance de calligraphie chinoise.

Là aussi, de grands gestes, sûrs, un peu désarmants.

Puis, après un temps, nécessaire, où chacun pouvait se laisser à imaginer les vastes champs ondulants de la pensée,
il traduisit :

Travail donne travail,
et produit de la patience ;
patience donne patience,
et produit de la force.


Puis, après un temps, nécessaire, où chacun pouvait se laisser à admirer combien précieux sont les détours de la sagesse orientale,
il précisa :

« - C’est une phrase de Rodin. »

Mais c’est la main de Tchang,
-celle qui salue Au revoir sur la vignette-
qui l’a peinte.

Encore que :

« Ce qu’il regarde, ce qu’il enveloppe de sa contemplation, est toujours pour lui l’univers unique où tout se produit. Quand il modèle une main, elle est seule dans l’espace, plus rien n’existe qu’elle. Dieu, en six jours, n’a rien créé qu’une main. C’est autour d’elle qu’il a répandu les eaux, au dessus d’elle qu’il a voûté le ciel. Et quand tout a été achevé, il s’est reposé de l’avoir créée, et il y eut une splendeur, et une main. »

(lettre de R.-M. Rilke, alors secrétaire de Rodin, adressée à la très belle et très remarquable Lou Von Salome).

#48 eludra

eludra

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Posté 03 janvier 2009 - 01:58

Tchang
(l’ami de Tintin ;
et si l’ami de Tintin existe, il y a des chances qu’on puisse enfin mettre la main sur le Capitaine Haddock et sur Bianca Castafiore),

Bref … Tchang, quand il a été possible de « l’importer » en Belgique a fait un soir l’honneur à un parterre de gens intéressés (on était au plat pays …) d’une séance de calligraphie chinoise.

Là aussi, de grands gestes, sûrs, un peu désarmants.

Puis, après un temps, nécessaire, où chacun pouvait se laisser à imaginer les vastes champs ondulants de la pensée,
il traduisit :

Travail donne travail,
et produit de la patience ;
patience donne patience,
et produit de la force.


Puis, après un temps, nécessaire, où chacun pouvait se laisser à admirer combien précieux sont les détours de la sagesse orientale,
il précisa :

« - C’est une phrase de Rodin. »

Mais c’est la main de Tchang,
-celle qui salue Au revoir sur la vignette-
qui l’a peinte.

Encore que :

« Ce qu’il regarde, ce qu’il enveloppe de sa contemplation, est toujours pour lui l’univers unique où tout se produit. Quand il modèle une main, elle est seule dans l’espace, plus rien n’existe qu’elle. Dieu, en six jours, n’a rien créé qu’une main. C’est autour d’elle qu’il a répandu les eaux, au dessus d’elle qu’il a voûté le ciel. Et quand tout a été achevé, il s’est reposé de l’avoir créée, et il y eut une splendeur, et une main. »

(lettre de R.-M. Rilke, alors secrétaire de Rodin, adressée à la très belle et très remarquable Lou Von Salome).


Bonne idée ce "en passant(s)".
Faudrait certainement avoir plus de temps ...

Rodin Freud
Je suis tombée sur un texte de Jean-David Jumeau-Lafond ( les 2 totalement inconnus pour moi ..) qui fait référence à ceci (entre autre... parce que le Jean David il doit avoir le temps d'écrire... p'têt bien même qu'il est payé pour ce faire......)

Les éditions Nicolas Chaudun publient en coédition avec le Musée Rodin un fort bel ouvrage qui fait office de catalogue pour l’exposition consacrée à Auguste Rodin et Sigmund Freud collectionneurs.

Ensuite du "bla bla" hautement passionnant pour qui le trouvera ainsi. Non sérieusement; c'est un peu intello, et puis faut avoir le temps, mais l'idée de fond de l'expo me paraît juste

Finalement ce n'est pas là où je voulais en venir mais bien plutôt à ces 3 petits mots lus dans le texte du dit Jumau-Lafond qui m'ont arrêtée car ils m'ont immédiatement renvoyée à ce que m'évoquent tes écrits et ta façon de les présenter ici. Peut-être que je me trompe mais j'ai trouvé qu'ils te .."comme collaient bien "

fragments et assemblages


C'est le titre d'un texte de Dominique Viéville (commisssaire de l'expo) qui souligne combien les exemples issus de la collection ont joué un rôle essentiel dans la pratique rodinienne qui consiste en la construction, destruction, combinaison, reconstruction d’œuvres à partir de ce fameux « corps en morceaux », non seulement celui de l’homme mais aussi, dès lors, celui de la sculpture elle-même.

Je continue le copié-collé
Ce lien entre la sculpture, art du volume, figure d’une humanité ou d’une divinité disparue, et la pratique de la psychanalyse ne pouvait rien moins que nourrir plusieurs textes : pratique de la thérapie freudienne et fonction éventuelle de l’objet ou du décor au sein des fameuses séances, question de la sexualité, présence du passé enfoui comme figure de l’inconscient sont abordées par Paul-Laurent Assoun, Anne-Marie Dubois, Aline Magnien et Michael Molnar et ces regards de psychanalyste, psychiatre et conservateurs ne sont pas de trop pour évoquer l’antre et le divan du Dr Freud, sous les auspices de la Gradiva dont l’image vivante rêvée par Jensen inspira le célèbre texte du médecin viennois.

Bon tout ça pour 3 mots...
Je pense, si tu n'es pas déjà au courant de l'affaire, qu'elle pourrait te plaire. C'est ici (jusqu’au 22/02/2009)
http://www.latribune...n_Freud_596.htm

Allez zou ! A un autre passage !

#49 eludra

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Posté 04 janvier 2009 - 08:46

peut-être une petite lumière: Lire "Un trouble de mémoire sur l'Acropole"

Lettre Ă  Romain Rolland de Sigmund Freud

(1936)


Merci Bohémia pour ce "trouble de la mémoire sur l'Acropole". Pour ma part je l'ai lu attentivement et d'autant plus facilement que j'ai bien connu ces "sensations". Par un cheminement tout ce qu'il y a de plus personnel, après la lecture, en repensant au dédoublement de la personnalité et au doute qui envahit de façon permanente lorsqu'on en a parfaitement conscience, je suis revenue (en pensée) au Pari de Pascal et au doute méthodique de Descartes. C'est en lisant des fragments des écrits des 2 penseurs, et en les assemblant à ma manière que je me suis réunie. Un jeu de légo.

Si cela peut effectivement Ă©clairer certain-e-s, j'en recommande la lecture. Tout Ă  fait accessible pour les moins professionnels d'entre nous.

Voilà. En passant je me suis allongée sur un banc... Sans vraiment beaucoup de poésie certes. Le texte s'y prêtait-il ? Je ne sais plus trop écrire depuis que je suis vieille et que je ne sais plus voyager. Fort heureusement je sais encore lire . J'ai trouvé celle-ci - d'Huguette Bertrand

UN CRÉDO UNE CRÉCELLE

Faut-il croire que la terre a des envies de poésie
des fuites de langage
des couleurs violacées
qui tapent sur le crâne des villes
un petit frisson au cœur d'une orange
et la lune Ă  n'en plus finir

faut-il croire que l'hiver peut incendier l'amour
sur une chair de poule
durant une sieste longue comme le jour

faut-il croire que le nombril est un trou
inventé par la vie
où prolifèrent les pensées du jour
et les bleus en fleurs
visions sorties tout droit de nos croyances


Je vous salue bien cordialement

#50 Ariel

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Posté 06 janvier 2009 - 01:11

Très cher fusil à lunettes, bienvenue sur le div...- sur le banc.

Rodin et Freud ...

Je n'arrive pas Ă  retrouver le nom de l'oeuvre, mais il y a Ă  la Tate Modern une vitrine avec de petites cases,
où un psychanalyste après avoir mis à jour le terrain avec des outils d'archéologue,
range ses Ă©chantillons de sous-sol.

On se croirait Ă  Tautavel.

Mais c'est malheureusement très superficiellement ce que je retiens de la psychanalyse,
par ignorance, flemme, et peut-ĂŞtre (sans doute) par Ă©gocentrisme.
Et puis Rodin est si accessible, si préhensible. Un vieux compagnon.

Il y a aussi cette faculté de ressortir de ses productions passées,
des fragments pratiquement inchangés qu'il va intégrer dans de nouvelles oeuvres,
à la fois capacité de mémoire et capacité d'oubli.
Peut-être est-ce que commente Rilke. Tout a été important : pour le seul important que constitue l'en-cours.

Promis, j'irai voir l'expo.

#51 Ariel

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Posté 07 janvier 2009 - 06:39

... en attendant, chère méninge, je suis allé lire l'histoire de la Gradiva de Wilhelm Jensen, et c'est diablement intéressant.

Je te remercie beaucoup de m'avoir tendu le fil.

J'encart ici une correspondance entre Jensen, l'inventeur de "la Femme qui marche", dont il est possible de facilement retrouver le texte de la nouvelle, et Freud.

Prien am Chiemsee, le 27 mai 1907
Bavière
Cher Monsieur,
Je me suis beaucoup réjoui de votre réponse à ma précédente lettre, mais je suis malheureusement hors d’état de vous répondre sur tous les renseignements que vous auriez souhaités. Ce que je peux dire se limite brièvement à cela :
L’idée de ce petit “morceau de fantaisie” a résulté de la fascination poétique pour la vieille image du bas-relief qui m’avait particulièrement impressionné. Je le possède en différents exemplaires, notamment dans une reproduction splendide de Narny à Munich (d’où le titre sur le frontispice), bien que j’aie cherché en vain pendant des années l’original du Musée National de Naples, sans jamais bien sûr le trouver, puisque j’ai appris qu’il se trouvait dans une collection à Rome. Si vous voulez, appelez cela une “idée fixe”, mais il s’est en effet formé dans mon opinion, et sans aucune raison préconçue, l’idée que ce bas-relief devait être à Naples, et qu’en outre celui-ci représentait une Pompéienne. Ainsi, je l’ai vue marcher dans mon esprit sur les dalles des ruines de Pompéi, que je connaissais très bien puisque j’y avais passé de très fréquents séjours. J’y passais mes meilleurs moments dans le silence de la mi-journée, heure à laquelle tous les autres visiteurs se précipitaient à table, et où je décidai d’exposer ma solitude à l’appel du soleil, et de tomber de plus en plus dans un état limite qui me permettait de faire passer mon œil de la vision éveillée à une vision totalement imaginaire. C’est de la possibilité de me plonger dans un tel état qu’a plus tard jailli Norbert Hanold.
Le reste provient d’une motivation plus étroite, puisque rendue dépendante de ces prémisses, elle devait permettre de représenter ce motif sous la forme d’un délire, voir sous une forme grotesque ou complètement absurde. Norbert Hanold n’est qu’en apparence un homme sobre et maître de soi, car en réalité il est dominé par une imagination fantaisiste débordante. De même il n’a aucune aversion particulière pour la beauté, comme nous y sommes préparés par les bénéfices que lui procure l’image du bas-relief. L’aversion qu’il éprouve pour les “Auguste et Grete” n’est que la conséquence de ce qu’il porte en lui, et de manière latente, l’exigence de ce que j’appellerai (en l’absence d’un meilleur mot pour le désigner) un “idéal” féminin. Toutefois, ce qui se passe en lui est marqué par un blanc, il est absent et n’éprouve rien, seulement une légère sensation de manque permanente, de sorte que la moindre “mouche” le contrarie. J’ai souhaité, dans sa description, rendre quelqu’un d’insatisfait et représenter un individu se trompant sur lui-même, toujours soumis à une imagination invraisemblable.
…
Je ne peux être plus large sur le sujet, Cher Monsieur, même si je ne réponds pas à toutes vos questions, mais je ne peux qu’ajouter que nous serions pleinement satisfaits ma femme et moi, si votre emploi du temps de l’été vous conduisait à faire un détour dans notre région, vers la maisonnette traditionnelle illustrée plus haut, laquelle n’est qu’à 20 minutes de la gare de Prien.
Mes salutations les plus amicales,
Votre bien dévoué,
Wilhelm Jensen


Allez allez ... 20 minutes, ce n'est rien du tout, vous verrez.

A défaut, et sûrement plus près de chez vous, je signale à la Sorbonne, de très sérieuses journées (enfin, j'imagine vu les universités représentées) les 16 et 17 janvier:
Les hommes préfèrent les blondes
C'est organisé par le Groupe de Recherche sur les Arts, les Images et leurs VAriations. Voilà, il manque le D, mais c'est pas grave.

Et que celui qui n'a jamais croisé la Femme qui marche me jète son premier rêve.

#52 Ariel

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Posté 08 janvier 2009 - 06:33

Image IPB
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Pas tout Ă  fait de l'avis de Wilhelm Jensen,
je préférais pour ma part la dernière heure avant la fermeture.

#53 eludra

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Posté 10 janvier 2009 - 10:59

Pour Bohémia.

A tes propos : "chère anonyme qui n'a même pas le courage d'un pseudo et qui se complait dans les fosses septiques de la soit-disant psychologie de bas étage: je crois que tu devrais relire le propos de DS attentivement sur note de tlpsien:

http://www.toutelapo...otes-t8178.html

Cordialement et soigne toi bien! "

Je prends le temps de répondre pour éviter toute mauvaise interprétation de ta part :
Mon pseudo : ELUDRA qui pour des raisons techniques ne s'affiche pas.
Mon prénom réel : Dominique
Pour le reste je ne veux pas penser que tu cherchais à m'agresser car je n'en vois ni l'intérêt ni l'utilité.

Sur ce que tu dis à propos de la lettre de Freud à Romain Rolland : Je pense qu'elle est suffisamment riche pour recouvrir différentes sensations dont celles plus particulière que tu évoques. Ne prends pas mal mes propos; ceci au cas où j'aurais encore mal interprété. Ici est un lieu d'échanges et de partages comme le dit DS. Ce n'est que mon état d'esprit. Meilleurs vœux à toi Bohémia.


Pour Ariel.
Merci de ta réponse. Je vais lire l'histoire de la Gradiva ce WE.
A +

#54 Ariel

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Posté 09 février 2009 - 01:41

Ainsi soit-il


Je prendrai ma cape, mon chien et mon usure
J’emmènerai mes poches vidées de ces regards perdus
Les mains serrés sur le bâton
A n’en plus faire de prière.

Je laisserai mes clés, mes histoires et mes craintes
Je laisserai midi sonnant sur l’outil que l’on pose
Les mains aveugles et muettes
A n’en plus faire de prière.

Et je les oublierai ces amis que l’on croise, un jour
L’attente et le retour, le feu et puis la cendre.
Blanches mes mains
A n’en plus faire de prière.

#55 Ariel

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Posté 11 mai 2009 - 11:30

Ver erat, et morbo Romae languebat inerti
Orbilius : diri tacuerunt tela magistri


...

Pas de quoi en faire une tartine,
mais ces vers ont été ecrits par Arthur Rimbaud, à l'êge de 14 ans,
histoire d'entrer en poésie.
Dans le blog de Pierre Assouline, je lis la traduction :
"C’était le printemps, et, à Rome, Orbilius s’alanguissait d’une maladie énervante. Les traits de ce maître redoutable se turent "
L'aversion a parfois de ces raccourcis ....

#56 Ariel

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Posté 14 mai 2009 - 10:02

Lues,

à Trevarez, gravées sur le sol :


"Je veux que l'eau demeure
sans lit,

Je veux que le vent demeure
sans vallée.

...

As-tu trouvé sur cette terre,
telle ma sereine,
heureuse lumière ?"


#57 .ds.

.ds.

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Posté 14 mai 2009 - 10:25

Point d'eau ni de lumière
la soif et quelqu'Ă©glantiers
un mirage de lĂ  de ci

"pas un morceau de pain
ni de vermisseau"

la misère sous le vent qui gronde
pardon un tonnerre effroyable
sous cette roche
l'on cache notre abri


#58 Ariel

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Posté 01 juin 2009 - 12:44

En passant

fĂĽr Ă„lina

#59 .ds.

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Posté 01 juin 2009 - 01:21

Merci.

#60 'nuth

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Posté 01 juin 2009 - 09:30

onze hersenen zijn zo groot dat zij niet weten wat te verzinnen, te masturberen in het comfort