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63 réponses à ce sujet

#61 Ariel

Ariel

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Posté 01 août 2009 - 10:46

Enki Bilal parle de l'accident.
(Animal'z)
Quelque chose comme ... entre l'image pensée, et l'image tracée,
entre l'imaginaire et le tangible que la main a bien voulu en laisser,
l'accident, l'imprévu crée l'écart, la surprise, le non-maîtrisé, l'étonnement
.

La part du désordre.

#62 eludra

eludra

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Posté 13 août 2009 - 11:41

Enki Bilal parle de l'accident.
(Animal'z)
Quelque chose comme ... entre l'image pensée, et l'image tracée,
entre l'imaginaire et le tangible que la main a bien voulu en laisser,
l'accident, l'imprévu crée l'écart, la surprise, le non-maîtrisé, l'étonnement
.

La part du désordre.


En passant, pour partager aussi, Enki Bilal et animal'z m'ont renvoyée sur "La Route" de Cormac Mc Carthy. Lu d'un trait et dans un souffle. Il a eu un prix, mais ça ne lui enlève rien, croyez moi. Vous aimerez peut-être aussi. Quisas, quisas ...

#63 Ariel

Ariel

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Posté 15 août 2009 - 10:29

Grand merci de vos partages*,

à tous deux.


...


Le texte de Jacques Dupin est très abouti, parlant.

Mis à part la beauté du texte, que j'ai souvent relu ces derniers jours, me l'imprimant pour ces retours détachés de l'écran, qui font que la lecture n'est plus la même, l'idée que la feuille soit un objet redoutable ne m'a jamais vraiment quitté.

Peut-être de là cette tendance à la confection de généreuses pelletées d'inoffensives boulettes ces jours-ci.
(mais on ne donne que rarement le bon Dieu sans confection).


...

*Quelqu'un
(je pense au mot "Trésors"),
parlait un jour de l'idée du temps de la quête,
de celui du ravissement
(et ce mot demande à être approfondi),
et de celui du partage.

Revenez quand vous voulez.

#64 Ariel

Ariel

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Posté 14 juin 2022 - 10:26

Terra Mia (sur une photographie de Pinuccio Vaccaro)

 

Dobbiamo pettinare a lungo la terra
che nulla nel cielo vi si impigli
Pettinare e di nuovo pettinare, come i capelli dei contadini
(solo una nuvola, assopita)

Allora posare le pareti, spesse
con la forza di una sola porta, di una sola finestra
cosicché il buio della stanza, il suo abito nero
riceva per il giorno il viaggio stretto e squillante della luce
il suo passaggio da straniera

 

C'est écrit directement en italien, une langue que je ne parle pas. Mais la photo était tellement belle dans son immobilité, que j'avais tout mon temps. En français, ça donnerait quelque chose comme :

 

Il faut peigner longuement la terre, que rien du ciel ne s’y accroche. Peigner et peigner encore, comme la chevelure des paysannes.
(seul un nuage, nonchalant).
Poser alors les murs, épais. La force d’une seule porte, et d’une seule fenêtre, pour que le sombre de la pièce, son habit noir, reçoive tout le jour la visite éclatante de la lumière, son passage d’étrangère