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La crise existencielle de l'homme

couronne de sonnets esoterisme philosophie classique

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8 réponses à ce sujet

#1 Francis Vaquette

Francis Vaquette

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  • Une phrase ::La poésie est le premier langage, elle est avant la prose fade. Nos premiers cris se sont aimés en résonance et ont créé les rimes, nos premières émotions ont structuré les accents de mots et de phrase et rythmé leurs alliances.

Posté 28 juin 2012 - 02:43

COURONNE DE SONNETS : LA CRISE EXISTENTIELLE DE L’HOMME






1- Le jugement de l’Homme est faussé.



Le jugement de l’Homme est faussé par ce fait :
Il croit vivre au milieu d’une terre étrangère
A sa propre nature et ce sens lui suggère
De se voir en dehors, d’observer en sujet.

L’homme, lui, vit au centre, alentour est l’objet.
Chaque objet en lui-même ayant sa propre essence,
Et pour la pénétrer, il recourt à la science,
Outil rationnel, rassurant et concret.

Dès lors, se détournant de l’antique sagesse,
Il se fie à ses sens, garants de la justesse
De ses observations face à cet univers

Dans lequel il se trouve et lui rendant possible
De se sentir un moi distinct face au divers.
Il est individu face au monde sensible.



 

2- Il est individu face au monde sensible



Il est individu face au monde sensible,
Fait de chair et de sang, d’âme, de volonté,
Se sent vivre et penser, se voit comme entité
Face à d’autres entiers qui deviennent sa cible.

Il doit approfondir, rendre compréhensible
L’en soi de chaque objet, une nécessité
Dans sa quête des lois d’où sort « la vérité »
Circonscrite pourtant au domaine accessible.

Pour ce faire, il devra donner à chaque chose,
A chaque être vivant un nom, sceau qu’il appose,
Maillant par ce travail un unique chaînon

Qui unit sa pensée au monde perceptible,
Conciliant ainsi son cœur et sa raison :
Il se sent extérieur à ce qui est visible.

 

3- Il se sent extérieur à ce qui est visible


Il se sent extérieur à ce qui est visible.
Il va pouvoir, dès lors, porter son jugement
Sur le monde alentour, serein car librement,
Établir des rapports de manière lisible.

Pour l’intellect humain, pourtant, qu’il soit loisible
A chacun d’apprécier, d’y mettre son piment,
D’accommoder, en sorte, à l’esprit du moment
Sa conclusion, veillant qu’elle reste plausible.

Mais des choses, souvent, concernant leur tréfonds,
L « en-soi », comme l’on dit, l’araignée au plafond
A mis la confusion au sein de la recherche.

En quête de nouveau, toujours insatisfait,
Il conjecture en vrac et des fruits de sa pêche
Il ne sait en tirer qu’un substrat imparfait.




 

4- Il ne sait en tirer qu’un substrat imparfait


Il ne sait en tirer qu’un substrat imparfait.
Lors, cherchons d’où provient la constante méprise
Qui l’amène à remettre en question son assise
Ou, pour certains encore à déclarer forfait.

Il sent, dans la nature un ensemble parfait
Mais sa conception du monde la divise
En éléments abstraits qui mettent leur emprise
Sur son imaginaire et en faussent l’effet.

Le fait est qu’il se sent comme un être créé.
Tout objet alentour, par lui, est agréé
Comme être à part entière ainsi qu’il l’est lui même.

Mais conçu comme un tout par « dieu » qui a tout fait ,
On pourrait s’étonner qu’il n’y voit pas problème.
Ce n’est pas étonnant car il s’en satisfait.


 

5- Il se satisfait de la diversité.



Ce n’est pas étonnant car il se satisfait
De la diversité qui est un paradoxe
Dans un contexte où tout devrait être orthodoxe.
Le principe opposé le laisse stupéfait.

Il s’en retrouverait le cerveau tout défait
Suite au choc d’un direct dans un combat de boxe.
Il navigue serein sous un ciel d’équinoxe
Acceptant des non-dits que son sens contrefait.

Dans l’humeur de son âme il ne peut se défaire
De se sentir un moi, un être à part entière
Totalement distinct des autres entités.

Être uni dans leur sein n’est pas compréhensible.
Détaché du contexte, il croit aux « vérités »
D’un environnement où son cœur est paisible.


 

6- D’un environnement où son cœur est paisible


D’un environnement où son cœur est paisible
Il tire la raison de rester indolent.
Les occasions qu’il a d’exercer son talent
Il préfère y œuvrer quand il se sent crédible.

Dans un milieu hostile, il lui faut un fusible
Qui s’appelle argument, mensonge ou faux semblant.
Il peut tourner le dos ou rester vigilant.
Un risque existe au sein d’une secte nuisible.

Celle-ci s’appuyant sur le détachement
Que peut rechercher l’homme en un mauvais moment,
Elle en fait un mouton, passant son âme au crible.

Elle sait l’attirance et toute l’émotion,
La faiblesse des sens, chemin de perdition
Quand sa pensée affleure au monde inaccessible.


 

7- Quand sa pensée affleure au monde inaccessible.



Quand sa pensée affleure au monde inaccessible
Alors l’homme a le choix entre plusieurs chemins.
D’abord le déniement. Le ciel n’a de témoins
Que des hommes de foi, domaine du faillible.

Textes des livres saints, du Coran, de la Bible
Icônes suggestifs, antiques parchemins
Qui promettent partout des heureux lendemains
Ou l’enfer éternel pour l’homme irrémissible.

A l’opposé, croyance aveugle en soumission,
Le fondamentalisme exempt de toute option.
Entre les deux se pose alors l’ésotérisme.

Qui cherche à relier l’esprit avec le fait :
Yoga, méditation, ascèse ou spiritisme.
Il en émane en rêve un modèle surfait.



8- Il en émane, en rêve, un modèle surfait.


Il en émane, en rêve, un modèle surfait
Tant que l’homme se pose en sujet dans l’espace
Ou qu’il pense et se dit : chaque chose à sa place.
A son aune, il dénie un lien et le refait

Tel qu’il croit qu’il existe. Ainsi, par un forfait
Il pense s’accrocher, démarche dans la glace,
Au fond du lac alors qu’il reste à sa surface.
L’en-soi créé s’efface, accouchant d’un portrait.

Par leur diversité, les choses sont complexes
Si l’on ne sait lier les éléments connexes.
Tel principe énoncé s’exhale en un sophisme.

L’homme a peur de trouver qu’au sein de l’univers
Il vit du même lait qui nourrit le divers.
Tout s’embrouille et s’affronte au gré du dualisme.



9 - Tout s’embrouille et s’affronte au gré du dualisme


Tout s’embrouille et s’affronte au gré du dualisme.
Il explore un domaine appelé relatif.
Le sujet, par nature use du subjectif,
Hors, le but poursuivi tend à l’objectivisme.

Le principe employé se nomme finalisme.
Il veut atteindre, au fond, par son constitutif
Le sens pur de l’objet, exempt d’interactif
Ce qui l’oblige donc au strict matérialisme.

La démarche aboutit à rechercher l’esprit
Au sein de la matière alors qu’il le proscrit
Dans l’acte créatif, car l’évolutionnisme

Est la seule notion que sa conscience admet.
Suit la proposition qu’alors je vous soumet :
« Tout s’explique et se fond dans le sein du monisme ».


10 - Tout s’explique et se fond dans le sein du monisme


Tout s’explique et se fond dans le sein du monisme
L’harmonie ambiante au cœur de l’existant
Devrait induire en nous un lien équipotent,
Provoquer un déclic par simple mimétisme.

Un tout existe « en haut » et selon l’Hermétisme
Tout « en bas » s’incrémente à ce flux, l’imitant
Dans son évolution, ainsi, se dilatant
D’un point originel vers l’universalisme.

Les lois de l’univers ont formé notre corps,
Alors, notre pensée accède à ce dehors
Par la conformité de structure intérieure

A laquelle il parvient par simple projection
De son introspection sur la sphère extérieure.
Là se trouve la clé de la compréhension.



11 - Là se trouve la clé de la compréhension.


Là se trouve la clé de la compréhension.
L’alchimie existante au sein de la nature
Se retrouve agencée en chaque créature
Et permet, de ce fait l’interpénétration

Nécessaire à la vie, en harmonisation
Avec le plan cosmique et calquant sa structure
De sorte à être en phase et de même mouture
Que la marche en avant qu’on nomme création.

Bref ! l’en-soi d’une chose est simplement la place
Qu’elle tient dans le sens du cosmos, l’interface
Dans le relationnel des morceaux du « grand tout ».

La création sous-tend la fonction matricielle.
Cette clé n’offre pas une réponse à tout
Mais la quête du vrai, la réponse essentielle.


12 - la quête du vrai, la réponse essentielle


Mais la quête du vrai, la réponse essentielle
Il croit y parvenir par le port sensitif
Alors qu’on la découvre au vent de l’intuitif.
En la méditation se trouve l’étincelle.

La réflexion qui passe aux jeux de la cervelle
Aboutit à œuvrer au fil du cognitif.
Le sens profond du monde émane en affectif
Du rapport au créé, voie irrationnelle.

Mais l’homme a ce besoin : conceptualiser,
Nommer ce qu’il comprend et le formaliser.
Le schéma conducteur qui s’appelle monisme

Doit pouvoir le mener à sa redirection.
La valeur du réel, qui est irréalisme
L’homme croit la trouver par simple observation.



13 - L’homme croit la trouver par simple observation


L’homme croit la trouver par simple observation.
Mais la création vit, elle n’est pas figée
Et tout ce souffle s’enfle vers une apogée,
Image d’architecte aux fins de construction.

La maison doit tenir et tenir sa fonction :
Que l’homme s’accomplisse. Une voûte érigée
Au dessus de sa tête est sa sphère imagée,
Elle est le contre-jour de son introspection.

Mais l’homme attend d’un autre un jugement externe :
Il applique son dogme au monde qui le cerne.
Un dragon lui fait peur : l’au-delà de la mort.

Le dualisme peint sa toile artificielle.
Il espère y trouver les couleurs de son sort.
Ainsi l’on comprend mieux sa crise existentielle.



14 - Ainsi l’on comprend mieux sa crise existentielle.


Ainsi l’on comprend mieux sa crise existentielle.
L’homme aspire avant tout à la sérénité,
Soit après des combats, soit dans la volupté,
Son âme fait son choix, option préférentielle.

Mais l’âme n’est qu’un voile, une aube fonctionnelle
Habit sacerdotal par un être habité
Et dans cet être couve un feu : la volonté
Pour qu’en l’homme s’allume une flamme éternelle.

Cette flamme l’éclaire ou le brûle en chemin.
Pas de dieu ni de diable, un être, un parchemin :
Ce seront son reflet, son œuvre en mode inverse.

Son futur est un duel pour changer l’imparfait
Entre son âme et lui d’une façon perverse.
Le jugement de l’homme est faussé par ce fait.



SONNET MAITRE

Le jugement de l’homme est faussé par ce fait :
Il est individu face au monde sensible,
Il se sent extérieur à ce qui est visible,
Il ne sait en tirer qu’un substrat imparfait.

Ce n’est pas étonnant car il se satisfait
D’un environnement où son cœur est paisible.
Quand sa pensée affleure au monde inaccessible
Il en émane en rêve un modèle surfait.

Tout s’embrouille et s’affront au gré du dualisme.
Tout s’explique et se fond dans le sein du monisme.
Là se trouve la clé de la compréhension.

Mais sa quête du vrai, la réponse essentielle
L’homme croit la trouver par simple observation.
Ainsi l’on comprend mieux sa crise existentielle.



#2 Victorugueux

Victorugueux

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Posté 28 juin 2012 - 02:52

Si c'est pour nous faire la morale
qu'elle soit existentielle ou non
ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE
Il y a déjà suffisement de prêcheurs
DANS CE MONDE
DES MEDIAS

Petit Nota Bene
Relisez-vous il y a des coquilles

De plus toute votre suite de sonnets c'est une suite logique aberrante

#3 Jacques Raffin

Jacques Raffin

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Posté 28 juin 2012 - 07:01

C'est vrai qu'il y a quelques fautes de frappe, mais j'ai eu de l'intérêt à commencer à lire…

C'est un peu trop long, sans doute, car j'ai abandonné à la moitié…

La prochaine fois, fragmentez ! Merci.

(Je tâcherai de trouver le courage de revenir lire la fin…)

#4 Cyraknow

Cyraknow

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Posté 28 juin 2012 - 09:24

C'est long, certes, et il y a des fautes, certes... mais c'est méritoire d'avoir réussi une telle couronne. ;)
Et, hmm, victor... toi aussi, tu en fais, des coquilles avec, qui plus est, des fautes de ponctuation. Alors sois un peu tolérant! <_<

#5 Victorugueux

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Posté 29 juin 2012 - 10:23

J'aime pas les prêcheurs c'est tout

#6 itans

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Posté 29 juin 2012 - 03:23

C'est long, certes, et il y a des fautes, certes... mais c'est méritoire d'avoir réussi une telle couronne. ;)
Et, hmm, victor... toi aussi, tu en fais, des coquilles avec, qui plus est, des fautes de ponctuation. Alors sois un peu tolérant! <_<


La couronne, c'est pour l'enterrer sans grande pompe, ou pour lui tresser le tortil complaisant des baronies poétiques...
:o :huh: :mellow:

#7 Francis Vaquette

Francis Vaquette

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  • Une phrase ::La poésie est le premier langage, elle est avant la prose fade. Nos premiers cris se sont aimés en résonance et ont créé les rimes, nos premières émotions ont structuré les accents de mots et de phrase et rythmé leurs alliances.

Posté 17 mars 2017 - 05:41

Bonjour, j'ai été très longtemps pris par d'autres préoccupations - de plus j'avais oublié l'adresse de ce site et je n'avais pas pris connaissance des commentaires.

Je répondrai d'abord à  Victorugueux, qui m'a si bien gratifié de son jugement catégorique, que je n'ai jamais eu l'intention de faire la morale à qui que ce soit ni de prêcher une quelconque certitude philosophique, chacun est libre de voir la vie comme il veut.

Je me suis lancé un défi: écrire une couronne de sonnet. Un poète que j'apprécie: Jean Claude Blondel en a écrit plusieurs. Pour écrire une couronne de sonnet, il faut un thème à développer - pour lui, c'est la relation sentimentale et il y réussit très bien - moi, je ne serais pas allé jusqu'au bout. Le thème qui m'inspirait le plus était la philosophie existentialiste. J'ai voulu défendre la conception moniste du monde - c'est mon idée, que je ne veux imposer à personne.  Que ce soit du domaine philosophique, religieux, bucolique, sentimental ou autre, le sonnet maitre est une thèse, les 14 autres sonnets sont la soutenance de la thèse. si vous vous considérez comme mon jury, alors opposez moi vos arguments.

D'autre part, une couronne de sonnet comporte 210 vers et c'est un tout, je ne peux pas le fractionner, ça n'a pas de sens.

Merci pour ceux qui m'ont signalé mes coquilles, je les ai corrigées sur l'original - j'ajouterai que j'ai aussi fait des fautes de pur classique (il y a des mots en diérèse qui devraient être en synérèse et l'inverse) Je m'excuse auprès des puristes.

Merci à tous et à toutes sans distinction d'avoir pris le temps de vous être arrêté sur mon poème.



#8 Victorugueux

Victorugueux

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Posté 17 mars 2017 - 06:43

Oui ! J'y vois un  long prêche



#9 Francis Vaquette

Francis Vaquette

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  • Une phrase ::La poésie est le premier langage, elle est avant la prose fade. Nos premiers cris se sont aimés en résonance et ont créé les rimes, nos premières émotions ont structuré les accents de mots et de phrase et rythmé leurs alliances.

Posté 18 mars 2017 - 02:39

C'est vrai qu'il y a quelques fautes de frappe, mais j'ai eu de l'intérêt à commencer à lire…

C'est un peu trop long, sans doute, car j'ai abandonné à la moitié…

La prochaine fois, fragmentez ! Merci.

(Je tâcherai de trouver le courage de revenir lire la fin…)

Bonjour - j'ai visité votre site - génial ! les poèmes acrostiches et surtout Quel travail !!! Bravo sincèrement.





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