Orange et or coulent les larmes du temps
Dans les pluies d’un soleil
Qui n’a plus de nom
Il s’est fondu dans la mémoire de brumes,
Depuis ce jour, où dans un rêve étrange,
J’ai vu mon amour s’enfoncer dans l’écume
Aux ailes d’un ange
noir.
Tu dormais à l’heure où,
l'ombre verdit et change,
s'étirant à l'infini, sur un vaisseau d’eau pâle ;
l'horizon plastique fondait sous mes yeux,
dans la mer, où la lune d’opale,
mange le Pacifique.
Comme figé dans sa brume,
le soleil entre dans l'écume en feu;
la vague rose poudroie, annonçant le jour ;
quand un vautour tournoyant fait basculer le rêve.
Tu t’éveilles et tu vois, la dune qui vacille ;
un flot bouillonnant s’abat, sur le rivage tranquille.
L’océan vient d’enfanter une houle fatale
qui vient noyer tes rêves,tes plages, et la ville.
Dans le ciel, l’astre mort t‘adresse, une supplique ,
amour, toi qui n’es plus qu’un nuage errant,
entre paradis perdu, et tristes tropiques,
pourquoi n’as-tu pas volé ce soleil levant ?





