
Tableau Francine Van Hove
Dans ce miroir , je vois l’amour
Cœur immense de cette chambre
Tout de lui fait le lent contour
D’une statue qui d’or se cambre
Hymen de l’Art silencieux
Il fait reflet en mon cœur ambre
Regardant sur le bahut vieux
La femme au corps des flots gingembre
Absorbant tout des grâces d’or,
Songe double aux heures captives,
Il me renvoie au bel essor
Des infinis de vies lascives !
Miroir, vois ! je suis seule et n’est-ce
Pas se doubler au fond de toi ?
Trouver tout l’or d’un temps faiblesse
En toi qui fait tout mon émoi !
Recul au temps si nécessaire ,
Doutant du temps d’amour d’hier
Accordant pourtant au mystère
L'’amour si vrai qui rend si fier..
Fière d’aimer, d’avoir aimé
Aux approches des soirs prunes,
L'âme et le corps tout emporté
Aux horizons de tendres lunes…
lundi 17 février 2014 ; 08 heures 05





