Un monde désenchanté
Il y a à faire pour faire revivre les grands rêves que nous faisions
Les financiers, ils n’aiment pas les gens qui parlent, de leurs illusions
La bourse tue radicalement bien plus d’hommes que les guerres
Comment vous parlez d’autrefois et de toutes les vies de naguère
Il y a la science impériale des sachants , c’est celle qui sait tout
Mais toutes les choses que vous voyez, quel en serait le goût
Avec toute ma certitude, de cette odeur du vide, celle de l’ozone
Au printemps qui vient…Moi! Je rêve des rives de l’amazone
Ainsi je sais beaucoup de ces choses que les savants oublient
Des choses comme l’instinct de la survie dans la grande forêt
Et il n’y a pas de vérité dans un monde que les nombres lient
Il y a des grands territoires de chasses, pour des chiens d’arrêt
Tout ce silence mathématique et aussi toute la folie de Pythagore
Merlin! il n’invoque plus rien dans les charmes de la mandragore
Et le grand Albert qui lance des sortilèges magiques sur toute la science
Tandis qu’Einstein, il écrivait hier le grimoire de sa longue patience
Quelques fées, elles me font quelques signes entre deux catins et des filles mères
Le ciel se crypte de silences et toutes les intentions deviennent éphémères
Un silence qui est celui de ces âmes qui me parlent de leur seul devenir
Mais je ne suis pas le maître, même si mon jeu, il est plein d’avenir
Je pense à ces femmes diverses, entrevue dans l’absurde de ma petite vie
La nuit quand je dors et moi j’écris des rêves sans le vouloir et sans envie
Un mage sans magie qui me parle, d’un or potable et d’une vie éternelle
Il y a dans cette vie des choses surréelles qui encombrent ma ruelle
Savoir des mots, un empire de mots, essences de nos vrais savoirs
Ce maître celui qui enseigne et non pas le dépositaire des pouvoirs
Dans l’école de la république des égaux, face à tous les grands ego
Je sais des mirages, je sais des hommes bavards et aussi des démagos
Un enfant me regarde avec son innocence, et les roueries des parents
J’aime dans cet enfant, la part non écrite et les vrais rêves d'enfants
Je sais des choses feintes, et des choses qui sont écrites dans mon cœur
Un calme silence en repos, il me donne la pulsation de la saison en fleur





