Que n'aurai-je voulu
Être né hors mon être
Naitre vache dans les prés
Pour chaque jour au champ brouter
Dans le bonheur du vent frais
Que n'aurais-je voulu
Etre ne hors de mon être
Naître aigle qui plane
Dans les courants d'alizées
Pour voyager sain dans
Cette splendeur des paysages
Afin de me repaitre de sérénité
Que n'aurais-je voulu
Etre ne hors de mon être
Naître poisson qui navigue
Dans le calme de la mer jolie
Qu'une eau ne peut asphyxier
Mais le laisse migrer utile
Au fond de la plénitude
Que n'aurais-je voulu
Etre ne hors de mon être
Naître arbre que saison
Ravive d'une robe soyeuse
Pour se laisser caresser
Par le vent insolent
Qui coiffe sa tignasse belle
pour lui offrir le bien être
au fond de sa forêt protectrice
Que n'aurais-je voulu
Etre ne hors de mon être
pour ne plus avoir à penser
Mais je suis né homme
Oui cherche félicité
où la trouerai-je un jour
Quand pensée d'humains
Ne fait qu'appauvrir
Les siens à son profit
Pauvre homme de pensées
Trop infatué est ton esprit
Ne te crois pas Dieu
Car s'il est existence
je crains pour ton éternité
Ce que je veux croire :
Nous ne sommes pas né pour
Pour être bafouer chaque jour
Mais être né pour vivre heureux
Cotes à cotes, l'un avec l'autre
Dans le respect de cette nature
Qui sait nous faire comprendre
En vomissant ses catastrophes
La fragilité de nos êtres
De nos richesses
Sa puissance est et sera
L'ennemi de notre futur
Tant bien même les penseurs
Trop penseurs croient
Souhaitent la dominer
Le pire n'est-il pas à venir
Si nous ne la respectons pas
Et que le bonheur soit
Dans cet avenir corrompu
Notre sage investissement
Qui se doit être, ne s'accorde à être
Que l'éligible à la juste élévation
Quand se trémousse croissance
De tout peuple sur notre planète
☼ŦC





