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Le dieu humain

humain

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#1 modepoete

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    Tlpsien +++

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Posté 13 mai 2019 - 03:12

2019-138.jpg

 

 

 

 

Le Dieu humain

 

Amples ses ailes

Il s’élève vers le ciel

Le Dieu humain vers

La voûte stellaire

Il fend l’air;

Pure  âme de vie austère

Embrasse le désert

Pour attirer la mer

Qui  se recueille belle

Dans l’éternel

 

Vierge blanche

La houle s’épanche

Sur la mutation

Des belles obsessions

De l’humain en accusation

De sa  rébellion

Qui cherche satisfaction

A la déification

Que de ta revanche

O nature  tu étanches

 

L’aile au vent attendrie

Se va dans son nid

Engendrer la mort

Des vivants au port

Qui de leur mors

Saigne  le bel effort

De l’oiseau  d’or

Qui apporte le bon sort

A leurs envies

Qu’il voudrait voir ravies

 

L’humain n’a le temps

Mais au loin  il entend

Son aile se ployer

Sur les éclairs acérés

Rougeoie d’absurdité

Sur la mer calmée

Croie  le placide déjouer

D’un Dieu ulcéré

Mais trop dément

Jamais il ne se repend

 

Ne viendront pas les mers

Mourir au désert

Elles ne veulent aux grains

Mélanger le sain

De cette pureté d’entrain

Qui évite les faims

Que de puissants reins

Anticipent  sereins

En  rongeant amèrs

Des plis de dunes austères

 

Et a repris  la nature

Au Dieu humain son armure

Pouvoirs des Ailes sombres

Qui déversent leurs ombres

Maudites en nombres

Parsemant la  rêche pénombre

Qui pugnace  vous dénombre

Aux  contrées  les catacombes

Et l’humain contrit, cet  être pur

Se doit ;  il assure  et rassure

 

Trop bas sur l’astre

Fut jour d’un  terrible désastre

L’aile se crut Dieu

Au marché noir des envieux

Voulut, jour de tsunami, voler au mieux

Sur la surface d’un océan furieux

Son mal sérieux

Elle se brisa à l’écume des rugueux

Et la nature sans pilastre

La laissa aux mains du médicastre

 

L’aile sombre  adu passé je l’ai vu

Aux enfers de  ma trop triste bévue

Elle volait affaiblie  sur mon âme

J’ai voulu soigner son vil drame

Et j’ai couru saigner mes vertus

Pour lui donner un  sang cossu

Pour relever sa crochue  misère

Loin, très loin des putrides  barrières

Fière c’est là qu’elle m’a conduit

Nonobstant la pureté de mes  acquis.

©ƒC

 

 

 

 

 

 

 

 

 





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