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caillou caillasse

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Publications sur Toute La Poésie

Vacance

25 octobre 2023 - 03:10

Vacance

morphème

27 octobre 2020 - 07:31

Levain d'octobre aux longs ferments,
faveur épaisse des mycènes,
fredon des brumes sur les champs,
sermon des ombres sur la plaine,

vois comme ta noble boulange
signe aux demeures et aux foyers
ce sillon lourd aux cheminées
sous le chemin de ta phalange,

partout pourtant la vigne éclaire
de flavescences chamarrées,
d'ambre et de pourpre en sa lumière,
la clameur des tonalités,

mais sur ces versants passionnés
aux sépultures flamboyantes
cette saison linéamente
les oraisons des temps passés

car au labeur dans les veinures,
ruisselle encore aux arbres sourds,
de sentes d'or sous les ramures,
mon souvenir à ses amours

et l'horizon froissé des cimes
d'un gout de seigle sur mon coeur
arpente et traine ses langueurs
aux lents élans des heures infirmes.

Levain d'octobre aux longs ferments,
faveur épaisse des mycènes,
fredon des brumes sur les champs,
sermon des ombres sur la plaine.

400 ASA

31 juillet 2020 - 12:04

au delà des miroirs mécaniques
aux insatiables phosphènes
et séries d'éclipses asynchrones

le ciel abdique ses axiomes
de partitions lunatiques
à ton front souverain

et d'un voyage au clair obscur
un ange en son murmure
à ta chevelure et ton corps
ta robe et ta cambrure
dessine le chemin

des syllabes passagères
glissent sous ton regard
les ombres rêveuses et solitaires
qu'effeuille le destin
clepsydres et odomètres en facturent la tutelle
le vent emmarge
les nuages en témoins

et la profondeur des silences fermente
sur les récifs coagulés des océans lointains
une épice invertébrée aux embruns chromatiques
qui jette sur ton âme l'horizon incertain

de quel empire nuptial ruissellent tant d'étoiles?
quel artiste numismate façonna ces beautés?
qui quoi comment? quel dieu? quelle divinité?

dans l'osmose phréatique aux globules lactescents
comme hypnotiques corolles et symboles volatiles
les effluves insolentes de ta virginité
sur l'onyx et le jais du papier argentique
en un flux intangible aux déshérences floues
fixent les vertiges de ta race sublime

les ocieux aciers bleus

24 février 2020 - 02:53

Il est sur le temps des méandres sauvages,
des nuages berçant aux ramages des vents
le chant oisif et lent du silence à l'ouvrage
dans les branchages nus de l'hiver insolent.

 

Sur le glacis hiémal aux lumières gercées,
dans l'aurore effacée, l'ocelle boréal,
sur les cieux mâtinés de ses camaïeux pales,
épanouit le cristal de sa douce clarté.

 

Et le givre pareil à un long bruissement,
à un friselis clair que le chemin promène,
fait tinter au soleil ses étrennes d'argent
en promesse éternelle au baiser de la plaine.

 

Ainsi par la fenêtre, en degrés silencieux,
la matinée fait naitre au blond de tes cheveux,
et le rose à tes joues, et le rouge à ta lèvre,
et l'éclat de tes yeux dont l'azur est l'orfèvre.

 

A ton iris alors où rêve encore un peu
ce mercure ambitieux qui lentement s'égare,
de liliaux rais pérorent aux reflets orgueilleux
des ocieux aciers bleus éclairant ton regard.

rêveur d'oiselles

24 décembre 2019 - 12:09

Appeau de fleurs et de pétales jetés aux espaces des ralentis,

 

comme gemmail des densités aux longs envols des verticales,

 

des odonates végétales aux circonvolutions affaiblies,

 

d'horizontales symétries, épousent le miroir des eaux pales.



Dans les focales endormies bercées du fil de leurs dédales,

 

d'ovoïdales circonférences se verticillent leurs coloris, 

appeau de fleurs et de pétales jetés aux espaces des ralentis,

comme gemmail des densités aux longs envols des verticales.



Aux turbulences que Coriolis corréla de ses théories,

ces corolles émulent en l'air, les velléités des spirales,

et dans les mousses assoupies, et sous la voussure des étoiles,

l'écho mourant du madrigal prodigue un murmure fleuri,

appeau de fleurs et de pétales jetés aux espaces des ralentis.