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Fabienbien

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Publications sur Toute La Poésie

Lorsque tu paraîtras..

31 décembre 2023 - 01:13

Lorsque tu paraîtras que pourrais-je te dire
Que tu n'aies déjà vu, deviné, ressenti ?
Que dirais-je de neuf, de juste, de gentil,
Toi qui dardes sur tout le joug de ton empire ?

Que ne saurais-je faire, enfreindre ou même pire…,
Afin que notre amour ne soit plus démenti
Ni ton couronnement jamais anéanti :
Que ta majesté puisse éternellement luire !

Tant de beauté béante aux affres de la mort,
Reflète à l'infini la vertu du remord :
Abîmons-nous, la vie aime que l'on pardonne.

Demain n'existe pas reçois moi maintenant !
Vers toi je viens je monte où ne reste personne
Et je veux qu'on nous voit ensemble y culminant.

Crise éclair à...

23 décembre 2023 - 10:18

 

Crise éclair à Paris le rayon étincelle,

Chaos d’heures lestant leurs pas d’inanité.

Les rabais ont banni la belle qualité,

Cependant qu’au rebut l’avenir se modèle.

 

Parmi les errements qu’un tel ballet recèle

… Une inspiration suffit en vérité

À dénouer le drame auquel l’humanité

Se rappelle un instant puis qui se renouvelle.

 

Les listes, les calculs finissent en festin

Quand leur addition infecte l’intestin,

Réduisant du repos à l’envi la durée.

 

Destinée à hanter tous les grands magasins,

L’immodération en l’âme immesurée 

Nous contraint d’assouvir nos désirs assassins.

 

Qui donc connaît..

09 décembre 2023 - 12:14

Qui donc connaît la femme
Dont le regard fend l'âme ?
Qui jamais aperçut
Celle qui souffrir sut ?

Qui peut en rendre compte ?
Au-delà de la honte,
Elle qui fait du mal
Un profit maximal.

Qui l'a vraiment comprise
Dans sa noble entreprise
D'exorciser la peur
Pour quitter sa torpeur ?

Que d'aucuns soudain croisent
Au hasard qui les toisent
Ses deux yeux de rubis,
Versent leurs alibis.
 
Un instant son coeur saigne
Et dans la mort tout baigne ;
Tout à coup elle rit,
Et notre esprit guérit.
 
Son regard qui fend l'âme
Et l'espoir, n'est que flamme ;
Sentiment qui conçoit,
Fonde quoi que ce soit.

entre toutes vertus...

07 décembre 2023 - 12:23

Entre toutes vertus j’admire le courage,

Dont l’exposition n’en est que l’apanage !

Son étymologie - en latin cor, cordis -

Signe le fruit du cœur dans lequel je mordis...

Le courage d’abord donne à qui le possède

Une émanation dont le parfum ne cède

En rien à la beauté ni même à la bonté,

Mais en crée alentour la possibilité.

En outre il nous conduit en respectant ses codes,

A traduire tout acte en de superbes odes :

Tantôt c’est pour soi-même on ose s’écouter,

Tantôt pour aider l’autre on en vient à lutter.

C’est une force pure à partir de laquelle

On peut agir sans frein ni honte de séquelle.

On sait ce qu’il faut faire au-delà des raisons

Et le devoir nous pousse en ses inclinaisons.

Qu’on en manque un instant reste toujours possible,

Nul ne peut proprement devenir invincible ;

Pourtant si l’on en croit la seule vérité,

Le courage a raison de toute adversité.

Comment donc l’acquérir ? Je ne saurais le dire

Sinon qu’envers l’enfance il faut que l’on l’attire.

À l’enfant en bas âge on se doit de montrer

Comme il est bon d’agir pour la torpeur contrer.

Face à quelque frayeur à dessein provoquée,

Il faut de son seul fait qu’elle soit révoquée ;

Qu’il dompte, qu’il surmonte en lui-même la peur,

Qu’il lutte pour finir par chasser la stupeur ;

Que pour lui le jeu soit occasion d’apprendre

Et vainque le plaisir malicieux d’attendre ;

Qu’il puisse réfléchir et se laisser nourrir,

Pour petit à petit confiance acquérir.

Quand le courage advient chez un sujet sans crainte,

Il faut que l’énergie encore en soit non feinte

Ou bien l’on risque fort de se faire équarrir

Et dans un combat vain se blesser ou mourir.

L’intention sur tout doit prévaloir en l’âme

Comme unique secours pour allumer la flamme.

Le courage n’a pas en soi tant de valeur,

En actes il obtient de ses bienfaits la fleur ;

Et le plus sûr moyen que de lui rendre hommage

Est d’essayer au moins d’en faire un bon usage.

Au fur et à mesure on saura progresser,

S’habituer ; enfin, ne plus jamais cesser.

Mais il faut pratiquer avant que l’on oublie,

Ne jamais renoncer au vœu qui nous y lie ;

En convoquer l’esprit à chaque occasion,

Surtout lorsque survient une indécision.

Instruit de ces décrets le cœur a l’avantage

Et rien n’empêchera bien longtemps le courage.

Ô lyre…

15 novembre 2023 - 08:51

Ô lyre suis
Mes fantaisies ;
De poésies
Toi qui m'instruis.

Si tu me fuis
Les jalousies,
Dont mes folies
Sont les appuis,

Sauront m'attendre
Pour mieux me pendre.
Je suis confus,

Et n'ai que faire
De tous ces buts
Où je m'enferre.