Fabienbien
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Une phrase :
Après quelques dix ans concentré sur le travail spécifique du sonnet régulier, je m'autorise un peu de liberté en m'ouvrant également aux vers libres.
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Publications sur Toute La Poésie
Nature du réel
hier, 05:24
Automne, hiver
21 septembre 2026 - 01:54
Voici venir le temps du noir,
De la nuit tout enveloppante,
De l’épouvante galopante :
Le froid, la pluie et le brouillard.
Voici venir les âges sombres
Et la mise à mal du réel
Pour des fantasmes et des ombres,
L’ère de l’artificiel.
Dans ce chaos, dans cet abîme
Tu luis d’une étincelle infime
Qui supporte tous les fléaux,
Les pires, ceux des idéaux.
Secret de la vie éternelle,
Aussi vivante que mortelle,
Intense un instant, tu t’éteins
Aux yeux du monde, pas des tiens.
Du foyer nuptial...
02 septembre 2026 - 11:19
Du foyer nuptial je partis en secret
Pour suivre le sentier qui mène à la forêt.
Je voulais t’apporter le vent dans les feuillages,
La candeur de l’aurore au ciel lavé d’orages,
Les flaques se changeant en miroirs pour les dieux,
La course du chevreuil, l’oiseau mélodieux.
Je n’ai pu les saisir à moins de les détruire.
De retour, je n’ai pu que t’offrir un sourire.
Midi sur Mindin
29 août 2026 - 03:11
Après quelques de dix ans concentré sur le travail spécifique du sonnet régulier, je m'autorise un peu de liberté en m'ouvrant également aux vers libres, dont voici le premier essai.
Midi sur Mindin
Rade odieuse où jeune il me fallut venir
Pour m’éloigner de toi qui voulais m’asservir.
Je n’étais bien qu’au soir lorsque cessait l’ouvrage
Et que je sommeillais à l’abri de l’ombrage.
Chaque jour cependant je me croyais plus fort
Surpris de t’oublier, employé sur ce fort,
Bénissant l’univers où je pensais te perdre
Comme un corps englouti par les sables de l’Erdre.
C’est moi que j’avais fui dans cet élan brutal ;
Malgré tous mes efforts il n’en sortait que mal.
Ton souvenir hantait mes nuits de lancinance :
Je n’avais que pour seul réconfort le silence.
C’est toi-même un beau jour qui sus me retrouver !
En plein travail au port, je ne pus qu’éprouver
Un double mouvement de recul et de hâte :
J’avais autant rêvé qu’évité cette date.
Il venait de sonner douze coups sur Mindin :
Midi ! C’était la pause et sans plus de dédain
Je te souris de loin puis mes bras s’entrouvrirent
Et nos cœurs séparés enfin se réunirent.
Lumière envahissant...
19 août 2026 - 03:27




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