Fabienbien
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J'aime et j'apprends le sonnet régulier.
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Dore lune...
15 février 2026 - 07:05
L'esprit déborde...
10 février 2026 - 10:31
L’esprit déborde de son orbe
Sur les visages dans les cœurs,
L’esprit fraie au gré des couleurs
Son image que l’air résorbe.
Incarné dans la moindre sorbe,
Pur attribut des bienheureux,
Tu nous soulages du sérieux
Des rêves que l’espace absorbe.
Spirale d’amour larme en feu,
Calme mon âme, entends mon vœu !
Les autres désirs m’indiffèrent…
Printemps de l’être et renouveau
De nos angoisses nous libèrent,
Ô toi présent leur seul bourreau.
Ô parole de vie...
20 janvier 2026 - 02:02
Ô parole de vie irrigue mon oreille,
Que je ne pense plus par l’esprit mais le cœur !
Accorde-moi l’espoir à tous supérieur
Et fortifie enfin mon âme qui sommeille !
Dans un éclat divin, tout-à-coup je m’éveille
Et reprenant les sens, tout n’est qu’intérieur
Héritant de soi-même où jamais rien ne meurt :
Chaque corps réfléchit seulement la merveille.
Par sa grâce il les tire un instant du néant
Vers la perfection sensible du présent.
Ô comble de la joie innocente de l’être,
Le moindre frisson sourd de son souffle éternel,
Miracle de l’amour épris de se connaître,
Comment s’en souvenir une fois dans le ciel ?
Astres qui revêtez...
10 novembre 2025 - 01:23
Astres qui revêtez de parures l’espace,
Votre factice éclat aveugle le regard ;
Comment ne pas errer, incapable de voir
La vérité latente éclipsée à leur face ?
C’est la nuit que je suis le plus près de sa trace,
Lorsque monte l’angoisse abyssale du soir,
Quand du moindre frisson s’absente le savoir
Et que l’être lui-même en silence s’efface.
Que cette course sombre enfin dans le néant ?
Mais non — l’obscur est bon, ô suprême présent !
Pour l’approcher, nul autre accès sinon se taire.
Je ne puis le connaître : il est, je ne suis pas.
Juste le deviner peut-être, à la lumière
Réelle de l’esprit, puis m’y fondre au trépas.
Monde qui tourne...
01 novembre 2025 - 06:03
Épris de mon image et de quelque pensée,
Mes yeux exorbités suivent sur leur lancée,
D'impossibles désirs menant au désespoir.
C'est la vie elle-même et son propre miroir
Qui réfléchit en moi sa lumière insensée,
En chaque créature aussi bien infusée :
Qui pourrait exister sans elle et le savoir ?
Par quel acte aligner l'esprit et la matière ?
Sans relâche sortir la tête de l'ornière,
Que le coeur un peu plus s'enfle de gravité !
Pourquoi le souffle passe alors que l'air demeure ?
Un cri puis le silence est-il sûr que je meure ?
Être suprême, ô soi, tissé de vérité.




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