Aller au contenu

Fabienbien

Inscrit(e) : 05 sept. 2016
Hors-ligne Dernière activité : hier, 08:24

Publications sur Toute La Poésie

Ame mirobolante...

25 juillet 2026 - 02:32

Âme mirobolante où ne t’es-tu mirée ?
Dans les astres où luit l’éclat primordial ?
Dans les corps gravitant sous l’orbe sidéral ?
Dans les êtres sans fin que la Terre ragrée ?
 
Comment perpétuer ta puissance sacrée, 
Si ce n’est dans l’amour à la mort seul fatal ?
Les contraires y sont, d’un élan cordial, 
Aimantés, s’absorbant pour mieux qu’il les recrée.
 
Que résonne ton nom plus adoré qu’Amon,
Extirpant alentour de la peur le démon !
Que chaque jour se fasse ouïr ta symphonie !
 
Qu’une foi sans défaut guide la volonté
Des mariés, que se tisse entre eux une harmonie
Inaccessible au mal comme au monde éhonté.
 

Avide vie...

25 juin 2026 - 09:20

Avide vie,
Luxe béant.
Vide séant

A son envie.

Âme asservie
Par le néant,
D’un pas géant
Qui l’a suivie.

De déraisons,
En oraisons
Elle vacille

Mais se reprend,
Soudain tranquille
Et puis se rend.

 

Le printemps est fini...

20 juin 2026 - 08:55

Le printemps est fini je vois l’été sortir

Les plantes ont poussé pour que la fleur paraisse

L’eau des fleuves tarit prise par la paresse

Et le jour sans début ni fin tarde à partir.

 

Pourtant combien de temps durera le martyr

L’étouffante chaleur le soleil qui nous blesse

Cette peur de mourir enfin qui nous oppresse

Tandis que la saison nous vise de son tir.

 

Tout passe mais qui passe ? Moi, la vie ou l’ensemble ?

Pourquoi m’en séparer ? C’est étrange il me semble…

Qu’est-ce qui ne trépasse ? Existe-t-il au moins,

 

Ce lieu mystérieux qui jamais ne s’arrête ?

C’est lui-même, chacun, le soi dont les témoins

Ne sont que son habit par lequel il s’apprête.

 

Pure de sa présence...

17 mai 2026 - 04:06

Pure de sa présence elle orne l’existence

D’éclats de sa puissance en soi qu’elle sertit ;

Elle à qui l’univers est tout assujetti,

N’y reflète jamais qu’une complète absence.

 

Comment la définir si ce n’est en silence

Quand à cette couleur nul n’est mieux assorti ?

Rien ne peut l’évoquer à part un ressenti

Dont elle fait état en toute circonstance.

 

Dire « je t’ai trouvée » est-ce présomptueux !

Quand par tous les chemins ton reflet somptueux

Ne fait que diffuser le parfum de toi-même !

 

Que reste-t-il au monde en propre de concret,

Que ta seule fragrance entêtante que j’aime,

Dans l’air qui s’évapore et livre son secret.

 

Nus les pieds sèchent...

08 mai 2026 - 08:55

Nus les pieds sèchent vite ai-je un instant de pluie
Songé quand mon esprit furtivement distrait
Par l’amour intrépide et son habile trait
Fut atteint en plein cœur avant même qu’il fuie.
 
Etait-ce simplement afin qu’il ne s’ennuie
Ou caprice méchant de punir un distrait,
Jamais il ne conçut le plus léger regret
Depuis pour cette plaie où toujours il appuie.
 
J’aurais voulu prétendre en mon esprit conquis
Que ce n’était pas lui mais moi qui te vainquis
Chaque fois que tes yeux interrogeaient mon âme.
 
Cependant je savais que c’était Cupidon
Qui seul avait en nous engendré cette flamme
Et que nous n’en pouvions espérer nul pardon.