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Fabienbien

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#404155 Ame mirobolante...

Posté par Fabienbien - 25 juillet 2026 - 02:32

Âme mirobolante où ne t’es-tu mirée ?
Dans les astres où luit l’éclat primordial ?
Dans les corps gravitant sous l’orbe sidéral ?
Dans les êtres sans fin que la Terre ragrée ?
 
Comment perpétuer ta puissance sacrée, 
Si ce n’est dans l’amour à la mort seul fatal ?
Les contraires y sont, d’un élan cordial, 
Aimantés, s’absorbant pour mieux qu’il les recrée.
 
Que résonne ton nom plus adoré qu’Amon,
Extirpant alentour de la peur le démon !
Que chaque jour se fasse ouïr ta symphonie !
 
Qu’une foi sans défaut guide la volonté
Des mariés, que se tisse entre eux une harmonie
Inaccessible au mal comme au monde éhonté.
 



#404068 Avide vie...

Posté par Fabienbien - 25 juin 2026 - 02:50

Le mètre court (4 syllabes) donne d'autant plus d'impact au votre sonnet...

Merci beaucoup cher M. de Saint-Michel !




#404065 Avide vie...

Posté par Fabienbien - 25 juin 2026 - 09:20

Avide vie,
Luxe béant.
Vide séant

A son envie.

Âme asservie
Par le néant,
D’un pas géant
Qui l’a suivie.

De déraisons,
En oraisons
Elle vacille

Mais se reprend,
Soudain tranquille
Et puis se rend.

 




#404056 Le printemps est fini...

Posté par Fabienbien - 20 juin 2026 - 08:55

Le printemps est fini je vois l’été sortir

Les plantes ont poussé pour que la fleur paraisse

L’eau des fleuves tarit prise par la paresse

Et le jour sans début ni fin tarde à partir.

 

Pourtant combien de temps durera le martyr

L’étouffante chaleur le soleil qui nous blesse

Cette peur de mourir enfin qui nous oppresse

Tandis que la saison nous vise de son tir.

 

Tout passe mais qui passe ? Moi, la vie ou l’ensemble ?

Pourquoi m’en séparer ? C’est étrange il me semble…

Qu’est-ce qui ne trépasse ? Existe-t-il au moins,

 

Ce lieu mystérieux qui jamais ne s’arrête ?

C’est lui-même, chacun, le soi dont les témoins

Ne sont que son habit par lequel il s’apprête.

 




#403971 Pure de sa présence...

Posté par Fabienbien - 17 mai 2026 - 04:06

Pure de sa présence elle orne l’existence

D’éclats de sa puissance en soi qu’elle sertit ;

Elle à qui l’univers est tout assujetti,

N’y reflète jamais qu’une complète absence.

 

Comment la définir si ce n’est en silence

Quand à cette couleur nul n’est mieux assorti ?

Rien ne peut l’évoquer à part un ressenti

Dont elle fait état en toute circonstance.

 

Dire « je t’ai trouvée » est-ce présomptueux !

Quand par tous les chemins ton reflet somptueux

Ne fait que diffuser le parfum de toi-même !

 

Que reste-t-il au monde en propre de concret,

Que ta seule fragrance entêtante que j’aime,

Dans l’air qui s’évapore et livre son secret.

 




#403958 Nus les pieds sèchent...

Posté par Fabienbien - 09 mai 2026 - 09:50

Merci !


#403953 Nus les pieds sèchent...

Posté par Fabienbien - 08 mai 2026 - 08:55

Nus les pieds sèchent vite ai-je un instant de pluie
Songé quand mon esprit furtivement distrait
Par l’amour intrépide et son habile trait
Fut atteint en plein cœur avant même qu’il fuie.
 
Etait-ce simplement afin qu’il ne s’ennuie
Ou caprice méchant de punir un distrait,
Jamais il ne conçut le plus léger regret
Depuis pour cette plaie où toujours il appuie.
 
J’aurais voulu prétendre en mon esprit conquis
Que ce n’était pas lui mais moi qui te vainquis
Chaque fois que tes yeux interrogeaient mon âme.
 
Cependant je savais que c’était Cupidon
Qui seul avait en nous engendré cette flamme
Et que nous n’en pouvions espérer nul pardon.



#403693 Dore lune...

Posté par Fabienbien - 15 février 2026 - 02:31

Merci !


#403689 Dore lune...

Posté par Fabienbien - 15 février 2026 - 07:05

Dore lune ! Il fait noir et le soleil te darde.
L’air encense l’espace où luisent tes rayons,
Quand les corps dévêtant en hâte leurs haillons
S’aiment aveuglément dans la nuit qui s’attarde.
 
A quoi bon se montrer si nul ne le regarde ?
Son éclat resplendit afin que nous soyons.
Lorsque arrive l’aurore enfin nous le voyons,
Son authentique éclat que la raison poignarde.
 
En vain ! Il ressuscite aussitôt en son sein
Amoureux de lui-même il poursuit son dessein :
Se connaître un instant avant qu’il ne s’oublie,
 
Dans son propre sommeil où rien ne fait défaut.
De présence en absence il frôle la folie,
Abdiquant ce qu’il est tant pour l’être il le faut.

 




#403665 L'esprit déborde...

Posté par Fabienbien - 10 février 2026 - 10:31

L’esprit déborde de son orbe

Sur les visages dans les cœurs,

L’esprit fraie au gré des couleurs

Son image que l’air résorbe.

 

Incarné dans la moindre sorbe,

Pur attribut des bienheureux,

Tu nous soulages du sérieux

Des rêves que l’espace absorbe.

 

Spirale d’amour larme en feu,

Calme mon âme, entends mon vœu !

Les autres désirs m’indiffèrent…

 

Printemps de l’être et renouveau

De nos angoisses nous libèrent,

Ô toi présent leur seul bourreau.




#403543 Ô parole de vie...

Posté par Fabienbien - 20 janvier 2026 - 02:02

Ô parole de vie irrigue mon oreille,

Que je ne pense plus par l’esprit mais le cœur !

Accorde-moi l’espoir à tous supérieur

Et fortifie enfin mon âme qui sommeille !

 

Dans un éclat divin, tout-à-coup je m’éveille

Et reprenant les sens, tout n’est qu’intérieur

Héritant de soi-même où jamais rien ne meurt :

Chaque corps réfléchit seulement la merveille.

 

Par sa grâce il les tire un instant du néant

Vers la perfection sensible du présent.

Ô comble de la joie innocente de l’être,

 

Le moindre frisson sourd de son souffle éternel,

Miracle de l’amour épris de se connaître,

Comment s’en souvenir une fois dans le ciel ?




#403156 Astres qui revêtez...

Posté par Fabienbien - 11 novembre 2025 - 07:09

Merci à tous deux messieurs très touché par vos retours et de votre lecture assidue.


#403145 Astres qui revêtez...

Posté par Fabienbien - 10 novembre 2025 - 01:23

Astres qui revêtez de parures l’espace,

Votre factice éclat aveugle le regard ;

Comment ne pas errer, incapable de voir

La vérité latente éclipsée à leur face ?

 

C’est la nuit que je suis le plus près de sa trace,

Lorsque monte l’angoisse abyssale du soir,

Quand du moindre frisson s’absente le savoir

Et que l’être lui-même en silence s’efface.

 

Que cette course sombre enfin dans le néant ?

Mais non — l’obscur est bon, ô suprême présent !

Pour l’approcher, nul autre accès sinon se taire.

 

Je ne puis le connaître : il est, je ne suis pas.

Juste le deviner peut-être, à la lumière

Réelle de l’esprit, puis m’y fondre au trépas.

 




#403094 Monde qui tourne...

Posté par Fabienbien - 01 novembre 2025 - 06:03

Monde qui tourne mal autour du faux regard
Épris de mon image et de quelque pensée,
Mes yeux exorbités suivent sur leur lancée,
D'impossibles désirs menant au désespoir.

C'est la vie elle-même et son propre miroir
Qui réfléchit en moi sa lumière insensée,
En chaque créature aussi bien infusée :
Qui pourrait exister sans elle et le savoir ?

Par quel acte aligner l'esprit et la matière ?
Sans relâche sortir la tête de l'ornière,
Que le coeur un peu plus s'enfle de gravité !

Pourquoi le souffle passe alors que l'air demeure ?
Un cri puis le silence est-il sûr que je meure ?
Être suprême, ô soi, tissé de vérité.


#403018 Vie individuelle...

Posté par Fabienbien - 12 octobre 2025 - 08:32

Un superbe sonnet dont j'apprécie la profondeur du propos. 


Merci beaucoup !