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Fabienbien

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#404338 Automne, hiver

Posté par Fabienbien - 21 septembre 2026 - 01:54

Voici venir le temps du noir,

De la nuit tout enveloppante,

De l’épouvante galopante :

Le froid, la pluie et le brouillard.

 

Voici venir les âges sombres

Et la mise à mal du réel

Pour des fantasmes et des ombres,

L’ère de l’artificiel.

 

Dans ce chaos, dans cet abîme

Tu luis d’une étincelle infime

Qui supporte tous les fléaux,

Les pires, ceux des idéaux.

 

Secret de la vie éternelle,

Aussi vivante que mortelle,

Intense un instant, tu t’éteins

Aux yeux du monde, pas des tiens.

 




#404336 Du foyer nuptial...

Posté par Fabienbien - 21 septembre 2026 - 01:53

Il n'est pas aisé de composer un texte en apparence simple mais profondément touchant. Vous y avez parfaitement réussi. Bravo et merci !

un immense merci à vous pour votre retour et de vos encouragements. Cordialement (au sens propre),




#404279 Du foyer nuptial...

Posté par Fabienbien - 02 septembre 2026 - 11:19

Du foyer nuptial je partis en secret

Pour suivre le sentier qui mène à la forêt.

Je voulais t’apporter le vent dans les feuillages,

La candeur de l’aurore au ciel lavé d’orages,

Les flaques se changeant en miroirs pour les dieux,

La course du chevreuil, l’oiseau mélodieux.

Je n’ai pu les saisir à moins de les détruire.

De retour, je n’ai pu que t’offrir un sourire.




#404271 Midi sur Mindin

Posté par Fabienbien - 31 août 2026 - 09:45

Un premier essai réussi... merci beaucoup M. de Saint-Michel !




#404263 Midi sur Mindin

Posté par Fabienbien - 29 août 2026 - 03:11

Après quelques de dix ans concentré sur le travail spécifique du sonnet régulier, je m'autorise un peu de liberté en m'ouvrant également aux vers libres, dont voici le premier essai.

 

Midi sur Mindin

 

Rade odieuse où jeune il me fallut venir

Pour m’éloigner de toi qui voulais m’asservir.

Je n’étais bien qu’au soir lorsque cessait l’ouvrage

Et que je sommeillais à l’abri de l’ombrage.

 

Chaque jour cependant je me croyais plus fort

Surpris de t’oublier, employé sur ce fort,

Bénissant l’univers où je pensais te perdre

Comme un corps englouti par les sables de l’Erdre.

 

C’est moi que j’avais fui dans cet élan brutal ;

Malgré tous mes efforts il n’en sortait que mal.

Ton souvenir hantait mes nuits de lancinance :

Je n’avais que pour seul réconfort le silence.

 

C’est toi-même un beau jour qui sus me retrouver !

En plein travail au port, je ne pus qu’éprouver

Un double mouvement de recul et de hâte :

J’avais autant rêvé qu’évité cette date.

 

Il venait de sonner douze coups sur Mindin :

Midi ! C’était la pause et sans plus de dédain

Je te souris de loin puis mes bras s’entrouvrirent

Et nos cœurs séparés enfin se réunirent.

 




#404247 Lumière envahissant...

Posté par Fabienbien - 19 août 2026 - 03:27

Lumière envahissant tout l’espace vacant 
Nature immarcescible aussi bien que mortelle
A chaque avènement d’une forme nouvelle 
L’esprit vient souverain de son sceau la marquant.
 
Que cessent de la peur les spasmes suffocant 
Qu’une joie impeccable à présent se révèle !
Le réel en personne en secret nous appelle :  
Les enfants ignorants en rêvent, jusqu’à quand ?
 
La vie est un miroir où tout entier le monde 
Reflète la présence de l’être qui l’abonde :
Se vouer à lui seul est digne d’intérêt.
 
Puisqu’en le bénissant on bénit toute chose 
Âme, principe pur de tout ce qui paraît :
Comme soi-même aimer tout autre en symbiose.



#404155 Ame mirobolante...

Posté par Fabienbien - 25 juillet 2026 - 02:32

Âme mirobolante où ne t’es-tu mirée ?
Dans les astres où luit l’éclat primordial ?
Dans les corps gravitant sous l’orbe sidéral ?
Dans les êtres sans fin que la Terre ragrée ?
 
Comment perpétuer ta puissance sacrée, 
Si ce n’est dans l’amour à la mort seul fatal ?
Les contraires y sont, d’un élan cordial, 
Aimantés, s’absorbant pour mieux qu’il les recrée.
 
Que résonne ton nom plus adoré qu’Amon,
Extirpant alentour de la peur le démon !
Que chaque jour se fasse ouïr ta symphonie !
 
Qu’une foi sans défaut guide la volonté
Des mariés, que se tisse entre eux une harmonie
Inaccessible au mal comme au monde éhonté.
 



#404068 Avide vie...

Posté par Fabienbien - 25 juin 2026 - 02:50

Le mètre court (4 syllabes) donne d'autant plus d'impact au votre sonnet...

Merci beaucoup cher M. de Saint-Michel !




#404065 Avide vie...

Posté par Fabienbien - 25 juin 2026 - 09:20

Avide vie,
Luxe béant.
Vide séant

A son envie.

Âme asservie
Par le néant,
D’un pas géant
Qui l’a suivie.

De déraisons,
En oraisons
Elle vacille

Mais se reprend,
Soudain tranquille
Et puis se rend.

 




#404056 Le printemps est fini...

Posté par Fabienbien - 20 juin 2026 - 08:55

Le printemps est fini je vois l’été sortir

Les plantes ont poussé pour que la fleur paraisse

L’eau des fleuves tarit prise par la paresse

Et le jour sans début ni fin tarde à partir.

 

Pourtant combien de temps durera le martyr

L’étouffante chaleur le soleil qui nous blesse

Cette peur de mourir enfin qui nous oppresse

Tandis que la saison nous vise de son tir.

 

Tout passe mais qui passe ? Moi, la vie ou l’ensemble ?

Pourquoi m’en séparer ? C’est étrange il me semble…

Qu’est-ce qui ne trépasse ? Existe-t-il au moins,

 

Ce lieu mystérieux qui jamais ne s’arrête ?

C’est lui-même, chacun, le soi dont les témoins

Ne sont que son habit par lequel il s’apprête.

 




#403971 Pure de sa présence...

Posté par Fabienbien - 17 mai 2026 - 04:06

Pure de sa présence elle orne l’existence

D’éclats de sa puissance en soi qu’elle sertit ;

Elle à qui l’univers est tout assujetti,

N’y reflète jamais qu’une complète absence.

 

Comment la définir si ce n’est en silence

Quand à cette couleur nul n’est mieux assorti ?

Rien ne peut l’évoquer à part un ressenti

Dont elle fait état en toute circonstance.

 

Dire « je t’ai trouvée » est-ce présomptueux !

Quand par tous les chemins ton reflet somptueux

Ne fait que diffuser le parfum de toi-même !

 

Que reste-t-il au monde en propre de concret,

Que ta seule fragrance entêtante que j’aime,

Dans l’air qui s’évapore et livre son secret.

 




#403958 Nus les pieds sèchent...

Posté par Fabienbien - 09 mai 2026 - 09:50

Merci !


#403953 Nus les pieds sèchent...

Posté par Fabienbien - 08 mai 2026 - 08:55

Nus les pieds sèchent vite ai-je un instant de pluie
Songé quand mon esprit furtivement distrait
Par l’amour intrépide et son habile trait
Fut atteint en plein cœur avant même qu’il fuie.
 
Etait-ce simplement afin qu’il ne s’ennuie
Ou caprice méchant de punir un distrait,
Jamais il ne conçut le plus léger regret
Depuis pour cette plaie où toujours il appuie.
 
J’aurais voulu prétendre en mon esprit conquis
Que ce n’était pas lui mais moi qui te vainquis
Chaque fois que tes yeux interrogeaient mon âme.
 
Cependant je savais que c’était Cupidon
Qui seul avait en nous engendré cette flamme
Et que nous n’en pouvions espérer nul pardon.



#403693 Dore lune...

Posté par Fabienbien - 15 février 2026 - 02:31

Merci !


#403689 Dore lune...

Posté par Fabienbien - 15 février 2026 - 07:05

Dore lune ! Il fait noir et le soleil te darde.
L’air encense l’espace où luisent tes rayons,
Quand les corps dévêtant en hâte leurs haillons
S’aiment aveuglément dans la nuit qui s’attarde.
 
A quoi bon se montrer si nul ne le regarde ?
Son éclat resplendit afin que nous soyons.
Lorsque arrive l’aurore enfin nous le voyons,
Son authentique éclat que la raison poignarde.
 
En vain ! Il ressuscite aussitôt en son sein
Amoureux de lui-même il poursuit son dessein :
Se connaître un instant avant qu’il ne s’oublie,
 
Dans son propre sommeil où rien ne fait défaut.
De présence en absence il frôle la folie,
Abdiquant ce qu’il est tant pour l’être il le faut.