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Minofabbri

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Publications sur Toute La Poésie

Suppose

01 mai 2026 - 02:22

Suppose

Que s'ouvrent sous nos yeux

Tous les toits de la ville

Et que je te demande

De choisir la maison

Ou, le toit refermé

Tu aimeras la nuit

 

Suppose

Que ce soit le rocher

Qui frappe à notre porte

Et que je te demande

De le laisser entrer

Si c'est pour nous conter

Le temps d'avant le temps

 

Suppose

Que rien ni personne

Ne puisse nous atteindre

Sauf l'amour en sa pleine saison

De pétales et de rires

Et que je te demande

De ne pas lui refuser

Le cadeau qu'il espère

 

Suppose

Que la mer ait envie

De nous voir de plus près

Et que je te demande

D'aller lui répéter

Que nous ne pouvons pas

L'empêcher d'être seule

 

 

Trois strophes de ce poème sont du merveilleux et sous-estimé Guillevic. Une autre, intercalée, est de moi-même. Mon neveu habite actuellement la maison à la Forêt Sainte-Croix ou Guillevic venait se ressourcer les week-ends. J'ai moi-même grandi dans ce village.

 

Je t'aime moi non plus

13 avril 2026 - 01:09

Et quand le soleil éteindra
Les lumières du jardin d'Eden
Que restera-t-il de nos haines
Trop de conflits de guerres vaines
Sur le doux coton de nos draps

La corde

25 mars 2026 - 10:11

Habile en paroles
Sur de lui, conquérant
Tant de cordes à son arc
Une seule lui manquait
La corde sensible
Celle qui vous pend
Au nez, à l'improviste
L'imprévue, la traitresse
C'est à maturité qu'elle le cueillit
Telle enveloppée par le python la proie
Tel un vieux chêne que le tonnerre foudroie
Il rendit l'âme usé jusqu'à la corde
Raide.

Messine

27 février 2026 - 09:26

Tous les navires s'entrechoquent
Et s'échouent sur des récifs brûlants
Dans le détroit de mes cauchemars
Où Charybde attend Scylla

Le village abandonné

05 février 2026 - 11:55

Une fontaine là-bas qui goutte
Un vieux tracé en guise de route
Quelques poutres noircies
Quelques ardoises aussi

La meule usée par la farine
Essaie d'aguicher mes narines
L'odeur du pain s'en est allée

Le rouge au fer a refroidi
Il est trop tard pour les non-dits
Un monde entier a dévalé

Dans les flaques sous mes pas
Je reconnais mon double
Il accroche mon regard et supplie
De le laisser encore en vie