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Ariel

Inscrit(e) : 22 mars 2005
Hors-ligne Dernière activité : sept. 25 2022 09:10

Messages que j'ai posté

Dans la publication : La terre aura tremblé

21 septembre 2022 - 04:03

De la sensualité sans crudité, de la transparence sans mièvrerie.

 

Tu marches en équilibre sur un fil, à mots choisis. Circassienne, c'est cet équilibre que j'admire le plus.

 

Dans la publication : Toute cette enfance

14 septembre 2022 - 12:17

On le lit comme on le prendrait entre ses mains. Cest un étrange objet plein de facettes. Des zones dombre, quon aime à relire.
Beaucoup aimé.

Dans la publication : A elle, qui m’a tant pardonné...

08 septembre 2022 - 10:22

Je ne sais pas précisément pourquoi, j'ai pensé à Naples.

Un baroque très expressif, ciselé, et sombre.

Dans la publication : L’esprit de l’escalier

08 septembre 2022 - 09:52

Merci.

 

Il y a bien un changement de temps sur retournai. J'ai conjugué la phrase à la troisième personne pour m'assurer de ça.

Le passé simple crée une interruption, un moment particulier dans l'action lente de s'éloigner.

 

Fine lectrice. J'ai mis longtemps à écrire cet escalier, ce jeu entre les regards, les points de vues, les sensations.

Et le sens.qui demande à recoudre un peu la cohérence.

Mais je pense qu'à choisir entre les images, les impressions visuelles ou sensorielles créées par les mots, et le sens, j'ai choisi de privilégier les premières,

même si ça donne un peu (beaucoup) un ressenti de peinture abstraite.

Dans la publication : [en Passant]s

14 juin 2022 - 10:26

Terra Mia (sur une photographie de Pinuccio Vaccaro)

 

Dobbiamo pettinare a lungo la terra
che nulla nel cielo vi si impigli
Pettinare e di nuovo pettinare, come i capelli dei contadini
(solo una nuvola, assopita)

Allora posare le pareti, spesse
con la forza di una sola porta, di una sola finestra
cosicché il buio della stanza, il suo abito nero
riceva per il giorno il viaggio stretto e squillante della luce
il suo passaggio da straniera

 

C'est écrit directement en italien, une langue que je ne parle pas. Mais la photo était tellement belle dans son immobilité, que j'avais tout mon temps. En français, ça donnerait quelque chose comme :

 

Il faut peigner longuement la terre, que rien du ciel ne s’y accroche. Peigner et peigner encore, comme la chevelure des paysannes.
(seul un nuage, nonchalant).
Poser alors les murs, épais. La force d’une seule porte, et d’une seule fenêtre, pour que le sombre de la pièce, son habit noir, reçoive tout le jour la visite éclatante de la lumière, son passage d’étrangère