Moi, l’apprenti poète, qu’on disait inspiré,
Pour une muse blonde aux seins si délicieux,
Au diable j’ai vendu, tellement attiré,
Mon âme et mon stylo, sans me soucier des cieux.
Et depuis ce temps-là, ma muse ne m’inspire
Que des baisers volés et des caresses tendres,
Au point de voir mes vers, à la façon du pire,
Donner à mes lecteurs, de quoi aller me pendre.
Grisée par son parfum, même ma feuille blanche,
Se noircit d’inepties et de galimatias,
Que ne renierait pas un aède du dimanche,
Tant mes sujets traités, ne sont que charabia
Mes rimes de déprime, alourdissant mes strophes
Sentent l’artificiel et le préfabriqué,
Transformant mes poèmes en de vraies catastrophes
Que d’un tas de fumier on peut coqueriquer.
Et si une morale ici on doit trouver:
Convainquez-vous, Poètes, à ne pas mélanger
Le cul avec la lyre, au risque d’éprouver,
Ce besoin, vos crayons, d’aller tous les ranger !
moietmoi mai 2012
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Moietmoi
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La muse et le poéte...
30 mai 2012 - 07:49
Ad vitam ces cigales ?
29 mai 2012 - 06:11
Tel un coup sur la tête, éclate le scandale,
Laissant dans l’abrégé son madrigal d’opprobre ;
Ce ne sont que les mots d’un truisme bien normal,
Qui réveillent l’honneur d’un peuple pas si sobre !
Quand l’évidence joue le jeu de l’énoncé,
Pourquoi ne pas vouloir entendre parler vrai ;
Crier bien haut ici, ce que le monde sait,
Claque comme une offense, à tous ceux qui devraient.
Comment ne pas leur dire, à ses nations arsouilles,
Qu’il faut de la morale au sein de la chorale ;
N’y venir, sans chanter, que pour remplir ses fouilles,
Ne peut que déclencher du bris collatéral.
La solidarité engendre des devoirs
Qu’un peu de bienséance apporte en réflexion,
On ne peut, sans donner, tout le temps recevoir,
Il faut de la vertu aux jours de l’inflexion.
Alors vous qui n’avez, jamais vu de l’impôt
Ni le poids, ni la taille, en haut de l’Acropole,
Sur vos petits copains, prenez bien le tempo,
Vous n’avez plus du dol, ici le monopole …
Faudrait-il qu’on régale ad vitam ces cigales ?
Moietmoi mai 2012
Laissant dans l’abrégé son madrigal d’opprobre ;
Ce ne sont que les mots d’un truisme bien normal,
Qui réveillent l’honneur d’un peuple pas si sobre !
Quand l’évidence joue le jeu de l’énoncé,
Pourquoi ne pas vouloir entendre parler vrai ;
Crier bien haut ici, ce que le monde sait,
Claque comme une offense, à tous ceux qui devraient.
Comment ne pas leur dire, à ses nations arsouilles,
Qu’il faut de la morale au sein de la chorale ;
N’y venir, sans chanter, que pour remplir ses fouilles,
Ne peut que déclencher du bris collatéral.
La solidarité engendre des devoirs
Qu’un peu de bienséance apporte en réflexion,
On ne peut, sans donner, tout le temps recevoir,
Il faut de la vertu aux jours de l’inflexion.
Alors vous qui n’avez, jamais vu de l’impôt
Ni le poids, ni la taille, en haut de l’Acropole,
Sur vos petits copains, prenez bien le tempo,
Vous n’avez plus du dol, ici le monopole …
Faudrait-il qu’on régale ad vitam ces cigales ?
Moietmoi mai 2012
Les siens.
28 mai 2012 - 10:37
J’ai vu tant de jardins, redevenir des friches,
J’ai vu tant d’herbe folle envahir leurs allées,
Subjuguant leurs pavés de mousses sporotriches,
Que je sais de l’oubli, qu’il est le pis-aller.
J’ai vu plus d’un enfant se priver de leur mère,
J’ai vu sur leurs chemins des bouquets de narcisses
Les empêchant de voir, de leurs rives l’amer,
Sans se douter demain, de ce qu’en est le vice.
Par le temps et l’ardeur, mais aussi l’apathie,
J’ai vu se fabriquer des parois d’indolence,
Où certains s’étonnaient, de les avoir bâties.
Ne laissez plus de lien qui n’aboutit à rien,
N’allez plus au-delà du temps de rémanence,
Rien n’est plus important, que d’être aimé des siens !
Moietmoi mai 2012
J’ai vu tant d’herbe folle envahir leurs allées,
Subjuguant leurs pavés de mousses sporotriches,
Que je sais de l’oubli, qu’il est le pis-aller.
J’ai vu plus d’un enfant se priver de leur mère,
J’ai vu sur leurs chemins des bouquets de narcisses
Les empêchant de voir, de leurs rives l’amer,
Sans se douter demain, de ce qu’en est le vice.
Par le temps et l’ardeur, mais aussi l’apathie,
J’ai vu se fabriquer des parois d’indolence,
Où certains s’étonnaient, de les avoir bâties.
Ne laissez plus de lien qui n’aboutit à rien,
N’allez plus au-delà du temps de rémanence,
Rien n’est plus important, que d’être aimé des siens !
Moietmoi mai 2012
A quel leurre ?
27 mai 2012 - 11:27
Et si c’était demain
Cet autre paradis,
Là à portée de mains,
Sans que cela fut dit ;
Et si c’était réel
Et si ça existait,
Ces couleurs d’arc en ciel
Que la mer reflétait ;
Et si c’était l’été
Au milieu de l’hiver,
A ne plus s’inquiéter
De ce monde à l’envers ;
Et si c’était la vie,
Ces idées d’autre chose,
Ces besoins, ces envies,
De roses qui éclosent ;
Et si c’était un rêve,
Ce petit air de fête,
Qui voulut qu’un jour Eve,
Du diable fut l’ascète ;
Et si c’était un leurre,
Ce trop de frénésie,
Comme le sont les fleurs,
Des vers de poésie !
Moietmoi mai 2012
Cet autre paradis,
Là à portée de mains,
Sans que cela fut dit ;
Et si c’était réel
Et si ça existait,
Ces couleurs d’arc en ciel
Que la mer reflétait ;
Et si c’était l’été
Au milieu de l’hiver,
A ne plus s’inquiéter
De ce monde à l’envers ;
Et si c’était la vie,
Ces idées d’autre chose,
Ces besoins, ces envies,
De roses qui éclosent ;
Et si c’était un rêve,
Ce petit air de fête,
Qui voulut qu’un jour Eve,
Du diable fut l’ascète ;
Et si c’était un leurre,
Ce trop de frénésie,
Comme le sont les fleurs,
Des vers de poésie !
Moietmoi mai 2012
Il suffirait de peu...
26 mai 2012 - 03:55
Il suffirait d’un mot pour que vive l’espoir
Et brillent des soleils au milieu de nos nuits ;
Il suffirait de rien, pour faire de nos soirs,
Des jardins pleins de fleurs, remplis d’amour d’autrui.
Il suffirait d’un lien pour amarrer au ciel
Nos envies d’absolu et nos besoins de nid,
Il suffirait d’un « toi », pour que de l’essentiel,
On fige notre ennui au gel de l’infini.
Il suffirait d’un point pour que là, à la ligne,
On repense nos jours aux couleurs de nos rêves,
Il suffirait d’un trait, pour en faire le signe
De la nouvelle union d’une mue qui se lève.
Il suffirait d’un temps pour que notre futur,
Soit pour tous nos enfants, un merveilleux présent,
Il suffirait d’un vœu, pour que de cet obscur,
Surgisse du néant, un monde plus plaisant.
Il suffirait d’un lai pour que la poésie
Accroche ses guirlandes, aux lustres des empires,
Jetant dans ses lacis un peu de fantaisie
Pour mettre des étoiles, dans l’air que l’on respire ;
Il suffirait de peu, pour faire ce qu’on peut !
Moietmoi mai 2012
Et brillent des soleils au milieu de nos nuits ;
Il suffirait de rien, pour faire de nos soirs,
Des jardins pleins de fleurs, remplis d’amour d’autrui.
Il suffirait d’un lien pour amarrer au ciel
Nos envies d’absolu et nos besoins de nid,
Il suffirait d’un « toi », pour que de l’essentiel,
On fige notre ennui au gel de l’infini.
Il suffirait d’un point pour que là, à la ligne,
On repense nos jours aux couleurs de nos rêves,
Il suffirait d’un trait, pour en faire le signe
De la nouvelle union d’une mue qui se lève.
Il suffirait d’un temps pour que notre futur,
Soit pour tous nos enfants, un merveilleux présent,
Il suffirait d’un vœu, pour que de cet obscur,
Surgisse du néant, un monde plus plaisant.
Il suffirait d’un lai pour que la poésie
Accroche ses guirlandes, aux lustres des empires,
Jetant dans ses lacis un peu de fantaisie
Pour mettre des étoiles, dans l’air que l’on respire ;
Il suffirait de peu, pour faire ce qu’on peut !
Moietmoi mai 2012
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