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Le Renard, le Loup et le Cheval et la suite au galop - Mauvaise impression en retour

Posté par chevalier dupin, 28 janvier 2009 · 168 visite(s)

mes suites impossibles de Jean de la Fontaine
Souvenir célèbre encor stupides compères,
Renard voyant Loup goûter le prix du fer,
Au sabot de l'inconnu et malin Cheval,
Au lieu d'y découvrir le nom de l'animal.
Carnassier savoir s'échangea donc contre dents,
Lors que matois ami s'en plaignait en riant.

La rancune étant louve à ses heures,
Fils de la meute ne supportant son malheur,
A sa rescousse appela-t-il ses frères.
Au roux suiveur, fièrement ils s'ajoutèrent,
Pour, sus l'ennemi, marcher dans les traces.
Cependant, l'équidé cherché ardemment,
Empêché, déplorait que s'enfuyait sa grâce,
Avant qu'il n'ait pu se rendre à son champ.
Las, avait-il perdu le renfort à la corne,
Qu'à une patte, cloua un maréchal borgne.
A son instar, le hasard ruant aussi bien,
Fort claudiquant ne put-il se mener loin.
Bientôt, faibles grognements de sombre vengeance,
Devinrent vite morsures à ses clairs boulets,
Le contraignant sitôt, à s'immobiliser,
Quand la terreur le réduisait au silence.
Ses oreilles, droites au ciel, dressées à mort
Ecoutèrent dans l'obligation de son sort,
La leçon donnée par le vil choeur d'une troupe :
"Cher otage, il y a peu, si féru d'adresse,
Daignez souffrir qu'en matière de politesse,
Présentation mérite réciprocité !
Ainsi, à nos bouches avons-nous l'insigne honneur,
De croquer l'opportunité de réparer :
L'accroc au protocole né sous votre humeur,
En imprimant tous nos titres sur votre croupe !"

Regimber contre l'autorité étrangère,
N'est sans risque cruel à l'évidence,
Mieux vaut en ce cas posséder diligence,
Car sauf par la chance, rien ne vous en libère !