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Il est une heure

Posté par Emrys, 29 novembre 2016 · 1 320 visite(s)

Il est une heure
Qui porte en elle
L'apaisement des passions,
L'hécatombe des hirondelles,
Une fusion, le trait-d'union
Entre le jour et la nuit,
Une heure blanche et bleue
Aux récurrences singulières.
 
Le ciel inscrit alors
Des traces claires
Dans l'uniforme bleuité
D'une mort annoncée.
 
À Saint-Jean,
La Saône s'endort et rêve
Entre les bras de son amant,
Jusqu'à la confluence
D'un déclin incertain.
 
Il est une heure
Où quelques êtres étranges
Au corps laiteux et dénudés
Sortent des caves de Fourvière...
Une heure où
Le vin nouveau chauffe les veines,
Ouvre la porte aux amours vaines.
 
Il est un heure
Qui porte en elle
La montée de la nuit
Une heure où le jour s'enferme
Laissant au ciel le choix du terme.



Marcel Faure
nov. 30 2016 09:52

L'heure blanche comme la page où s'écrit le poème dans l'instant suspendu.

Peut-être.

 

L'heure blanche et bleue comme tout ce qui nous interroge.

Une ou deux modifications...

 

Posté 26 novembre 2016 - 08:49

Ouvre la porte aux amours vaines.

Comme ouvrir les veines. Très juste.

Et dans un chant plutôt doux.
Merci :-)

 

Posté 27 novembre 2016 - 09:13

Où quelques êtres étranges

Au corps laiteux et dénudés

Sortent des caves de Fourvière..."

Les canuts peut-être ?

 

Posté 27 novembre 2016 - 02:58

Un poème qui laisse un sentiment de sérénité où la vie et la mort ne semblent plus antagonistes...

 

Posté 27 novembre 2016 - 05:25

J'aime beaucoup 'l'assommant': ''Il est une heure'' et sa répétition comme un rendez-vous souligner en rouge dans son agenda. Puissant poème.

 

Posté 27 novembre 2016 - 08:26

« Une heure » tracée d'une fine et leste plume, esquissant en mot les mille nuances qu'elle porte !

 

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