Posté par michelconrad,
21 mars 2019
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On porte, éternellement, les blessures de l’enfance, de même qu’on en porte les joies, – comme les blessures et les joies de tout le reste de la vie . La mémoire est le lieu de tous les supplices, le jardin de tous les délices. Rien ne s’efface : l’enfer est là. C’est peut-être le...
Posté par michelconrad,
18 mars 2019
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Ce sont les choses immatérielles qui triomphent, à la fin. Qu’est-ce qui renverse les murailles de Jéricho ? Des ondes sonores, invisibles, plus légères que le vent. L’amour est de celles-là.
Posté par michelconrad,
16 mars 2019
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Alchimie de la lecture, de cette lecture qui s'approprie un sens qui , au-delà même de l'intention de l'auteur, ne peut plus être , pour le lecteur, que ce sens qui lui permet de trouver l'objet éternel de sa quête, cet objet même qui va entrer en vibration, en lui, comme le fait cette corde nommée " bourdon", dans la vi...
Posté par michelconrad,
15 mars 2019
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Dans l’avant-printemps, on taille la vigne, de façon que toute l’énergie présente dans la sève, et qui parcourt déjà les sarments, accède aux grappes qui vont naître. De la même façon, on élague le poème, pour permettre que jaillisse, du cœur de la sombre machinerie de l’...