Posté par michelconrad,
22 novembre 2018
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Le temps, cet or du monde, ce diamant qu’aucune banque ne saurait abriter, ne se thésaurise pas entre nos mains tremblantes, qui tentent de l’abriter, comme on abrite, dans ses mains, une flamme quand le vent se lève, il entre, tout au contraire, sans cesse, en combustion, se consume sans fin en une sorte de dévoration inté...
Posté par michelconrad,
21 novembre 2018
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« Cueille le jour », disaient les Romains. Ce que cueillent les peintres, les poètes, les photographes, c’est, en réalité, cette fleur toujours changeante, imprévisible, désirable : la fleur de la lumière.
Posté par michelconrad,
21 novembre 2018
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Je marche sous une pluie très fine, presque immatérielle, qui « cherch e la neige », tout en me disant que la naissance de la neige, cette c ri s tal l isation, infiniment éphémère, mais réelle, nécessite des conditions physico-chimiques particulières, de la même façon qu’ un...
Posté par michelconrad,
19 novembre 2018
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Certaines fleurs, certains paysages, certaines rivières, ont la poésie en eux, ils la respirent, ils la vivent, ils la répandent dans l’air, comme un effluve, une fragrance… Certains êtres ont, tout autant, cette même poésie, ce même rayonnement en eux, tout en refusant, parfois, de le voir, de le savoir...
Posté par michelconrad,
19 novembre 2018
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242 visite(s)
Pourquoi la pensée d’amour, cette lumière, en nous, ne pourrait-elle aller, à la vitesse des étoiles, où bon lui semble ? Pourquoi ces prothèses de nos vies, ces téléphones, ces écrans, quand nos pensées parcourent les espaces infinis, tandis que nos cœurs ont « tendu des c...
Posté par michelconrad,
18 novembre 2018
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L’artiste éternise ce qui n’a pas plus de durée que chaque geste d’une silhouette qui danse : cette danse des formes et de s choses, des couleurs de l’automne, de l’hiver, du printemps, des couleurs de l’été, battent, comme un drapeau, dans le grand vent des jours. Nous ne retenons rien dans no...
Posté par michelconrad,
17 novembre 2018
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Les mots nous échappent, je veux dire que cette douceur qui fut la leur, telle celle d’un jour d’été, s’efface lentement , laissant place à la pâleur livide des jours d’automne, annonciateurs de l’hiver, prolégomènes de toutes les absences, de l’affreux diadème des cœurs aba...