Haïkaïs des matins
Un matin d'hiver
Comme un autre matin
Et pas un autre
Le veilleur pense
Ce temps inexorable
Avant l'aurore
Ce sans abri seul
Au milieu des nuits froides
Des grands hivers
Le sang qui coule
Dans nos veines, notre cœur
Couleur de la vie
Un âtre brûlant
Dans la passion de nos cœurs
Celui qui réchauffe
L'eau pourtant simple
Et tellement insaisissable
C'est une richesse
Lever ce matin
Et me faire un bon café
L'odeur du noir





