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chevalier dupin

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Hors-ligne Dernière activité : janv. 05 2026 05:15

#403463 Casse-pipe nautique

Posté par chevalier dupin - 04 janvier 2026 - 06:18

Dans le monde du silence
Dont n’a cure la jouvence
Les vieux jours d’une vie ne faisant
Pas de vieux océans
Pour se la couler doucereuse
Sauf pour y chavirer de bord
La vieillesse est la naufrageuse
Envoyant par le fond des mères-grand
Ou à boulets rouges par mille sabords
Tirant sur des pères évidemment
D’un âge canonique
La vieillesse fait des hommes
Des épaves squelettiques
Et des femmes du même tonneau
Dont les âmes fantômes
Seront les vaisseaux




#403423 Heureux l’an nouvel sans le relent du vieil

Posté par chevalier dupin - 31 décembre 2025 - 12:00

Faisant les quatre cents coups

Avec ceux de minuit à son bout
Bientôt décembre sur son trente et un
Perdra la tête du dernier quotidien
D’une révolution terrestre
Alors que sera l’année sinon
L’arbre des jours qui s’en vont
À qui en guise de fin sylvestre
L’on aura donné une belle mort ?

 

Au verger du temps qui court
Afin qu’il ne passe pas pour
Chêne pourri ou moisi sycomore
Qui offrant au calendrier le délice
Boisé d’un feu d’artifice
Encensera-t-il cependant le nouvel
An au premier matin
Regrettant comme moi autant que Noël
Qu’il sente si fort le sapin ?




#403356 À la manière d’un pied-de-biche

Posté par chevalier dupin - 16 décembre 2025 - 01:51

Poids mort tant il est lourd
Parce qu’à prendre de nouveau
Suivant celle qui prit la porte
Le coeur de l'homme toujours
Pleurant comme un veau
Requiert une femme forte
Et sa main dans la main

De l’homme qui se fiche
À la manière d’un

Tendre pied-de-biche !




#403273 Comme une boîte de Pandore

Posté par chevalier dupin - 03 décembre 2025 - 10:17

Je suis hors de moi encore
Mais ce n’est pas par colère
Je suis juste ouvert
Comme une boîte de Pandore

 

Sans les illusions de mon cercle
Qui servaient de couvercle
Au réceptacle de mes maux
Ils n’y tournent pas comme il faut

 

Ils s’échappent dépassent sans peine
Ma pensée en cris d’animaux
Prenant peu à peu la place humaine
De mes habituels bons mots

 

Les couleuvres avalées que l’on
Me fait régurgiter font
De ma langue de Molière
Le semblant d’une vipère

 

Dont je n’ai pourtant ni le front
Ni le venin car au fond
Si maudit de mon coffret
Subsiste un cœur pour de vrai

 

Seulement pour que je m’en sorte
Hors de moi la colère je la porte
Loin de mes amours de toutes sortes
Où toujours sont-elles moins que mortes !




#403182 LE TEMPS DU TEMPS DE L’HOMME OU D’UN POÈME

Posté par chevalier dupin - 20 novembre 2025 - 10:03

Et si j’étais simultanément

Au passé au futur et au présent ?
Et si j’étais ou pas à la fois mort et vivant ?

À la fois rien qu'un peu beaucoup et tout autant

Car j’ai été je suis

Je serai car je suis

Je serai ce que j’ai été

Ce que je serai l’aurai-je été

J’ai été ce qu’encore je suis

Je serai toujours ce que je suis

Le temps dans tous ses états a-t-il un sens ?
Ce qui fait le temps fait-il la différence ?

Le temps par la mienne a-t-il une existence ?

Suis-je un temps ou pour un tantième

Suis-je le temps lui-même ?

D'après quelle ou au pendant de quelle conscience voire qu’elle par avance

Je n’en sus rien

Je n’en sais rien

Je n’en saurai rien

Si ce n’est que le temps par trois

N’est peut-être rien

Qu'un quatrième à la fois

Qu’un conditionnel qui me conditionne

Du printemps vers l’hiver via l’été puis l’automne

Sur le qui-vive par mourir mûr ou par feu naître

Et si ma condition d’homme qui me questionne

Sans laquelle je ne pus ne puis ne pourrai ou ne pourrais être

N´est ne serait ne serait ou n’était pas sine qua non ?




#403177 De la terre d’adieu à la lune salutaire

Posté par chevalier dupin - 19 novembre 2025 - 08:39

Le ciel lui réclamant de me porter en terre
Alors que je serais encore dans la lune
- Car depuis toujours je suis si rêveur - j’espère
Lancer depuis ma belle onirique tribune :
- Eh faucheuse  toi qui fais le mort ou la morte
Viens donc me prendre la vie si t’es astronaute !




#403175 Si le jour est océan

Posté par chevalier dupin - 18 novembre 2025 - 06:37

Sur la planète Exil
Pour le naufragé du temps
Si le jour est océan
Quelle heure est île ?


#403009 Dans la morbidesse du tain du miroir

Posté par chevalier dupin - 09 octobre 2025 - 10:15

Dans la morbidesse du tain du miroir
Des trompeuses apparences
Et du destin inexistant comme la chance
Sur le fil de la langue comme du rasoir
Rêvant d’avenir aux délices noires
Rangé aux mythes dans les armoires
Dont se meuble la mémoire
Je parlais aux moires
 
Je leur parlais ainsi parlé-je aux mares
Aux eaux stagnantes qui s’emparent
De l'espoir le plus rare
De mon âme à fond plat
Dont le plus grand combat
Se perd dans la gabarre
Que je mène au milieu de mes tares
Jusqu'où plus rien ne démarre
 
Pareillement m’adressé-je aux mers
Des yeux rouges comme des khmers
Aux flots d’un regard étale et oblong
Quand l’écume de rage éphémère
L’esprit vaniteux se ventant aquilon
Sous les ailes déchirées des chimères
Et jouant au feu dans le souffle amer
Des dragons d'amours qui me déprimèrent
 
Leur parlé-je comme je parle aux murs
Dans le creux des oreilles dit-on
Qu'ils ont ou n'ont pas à discrétion
Pas malin comme un singe ni même un lémur
Dans le vase clos irisé de la  murrhe
De mes tristes confidences je murmure
Le nombre des failles de mon armure
Et la peur de me casser le col du fémur
 
Je parlais aux moires je m’en remémore
Aux mares du fond du coeur d’un vieux matamore
Ai-je parlé puis comme un corbeau de son nevermore
Ai-je soûlé les mers de mes remords
Toujours au secret des murs de ma forteresse 
Sous la menace fatale d’une épée de Damoclès
Maintenant droit comme le y d’une claymore
Je m’apprête à parler aux morts !




#402926 Leurre de mon changement d’heur

Posté par chevalier dupin - 23 septembre 2025 - 12:22

À l’âge passéiste que j’atteins à présent
Pour que ma vieillesse
Ne rende malades les gens
Ou leur vue ne blesse
Je me suis mis en quarantaine
Et sans la moindre peine
Ainsi à l’isolement du temps
Des autres et des miroirs
Vous n’allez pas le croire
Mais j’ai rajeuni de vingt ans !




#402925 Au milieu de l’infini

Posté par chevalier dupin - 22 septembre 2025 - 11:14

 


Entre le silence et le bruit
Est un murmure peut-être gênant
Entre la mort et la vie
N’y a-t-il qu'un temps
Entre le soleil et la pluie
Est-ce vraiment différent ?
Entre la paix et tant de conflits
D'espoir pourtant souffle un vent
Entre le génie et la folie
Ou sans eux rien n’est grand
Entre l'amour et l'ennui
Le spleen est passionnant
Entre le jour et la nuit
Chien et loup montrent les dents
Comme entre tous et ce que je suis
Grondant sens-je maintenant
Que beaucoup de ce qui se dit
Pousse là parmi les entrants
Un ange à passer et malgré lui

Ce poème recommençant

Entre nous fait aussi

Que tout est fini mais pas seulement 




#402898 Un pour tous sauf pour l’amour

Posté par chevalier dupin - 17 septembre 2025 - 08:07

Sa duplicité à son terme
À l’ombre de l’unicité
De son nombre prisonnier
Chacun se rend ferme

 

Car la solitude mène
La vie dure à tous
Un enfer jusqu’à l’éden
De la mort douce

 

Sauf… sauf averti par lui
Qu’il en vaut deux si
L’être humain que l’on est toujours
Crois encore en l’amour




#402788 Cœur de silence

Posté par chevalier dupin - 24 août 2025 - 01:37

Battant dans l'indifférence
Sa chamade muette
Ai-je un coeur de silence

Un palpitant à qui personne
L'oreille ne prête
À qui nul ne donne

La moindre audience
Mais dans l'existence
Qu'il m'octroie encor

Ai-je au moins un silence
Dont j'entends par chance
Qu'il a du coeur jusqu'à l’or




#402760 Pseudo-poésie du poète qui a un grain

Posté par chevalier dupin - 11 août 2025 - 01:18

Au nom de quoi l'écume
Met-elle dans le vague
La crête d’une vague ?
Au nom de quelle plume
La brume dans les cieux marins
Signe-t-elle la fin du dicernable?
Sous quels noms d’embruns
Écume et brume chacune innommable
Oeuvrent-elles donc pour rendre anonymes
Les moins inconnues du monde des cîmes ?




#402759 Pour finir

Posté par chevalier dupin - 11 août 2025 - 11:33

L’homme est un loup pour l’homme
Et pas que les nuits de pleine lune
La femme est l’avenir de l’homme
La femme fatale comme aucune

 

L’amour est aveugle - peut-être de naissance
Il n’est propre qu’au péché - saleté d’orgueil !
Pourtant mon humble troisième oeil
A vu en lui un sixième sens

 

Guérissant tout à son fil
Jusqu’à nous rendre malade
Que ne prête nul camarade
Le temps c’est de l’argent pas facile

 

Et résultante de toutes ces formules
Surtout pour finir la vie est belle
Mais contrairement au ridicule
Jusqu’à l’échapper belle

 

Elle tue 

C’est la vie !
Ça ne l’est plus

Tellement aussi




#402734 Le temps ça coûte bonbon !

Posté par chevalier dupin - 03 août 2025 - 08:10

On me dirait petit vieux
Parce qu'aux yeux
De mes proches dont la Camarde
Peu à peu à perte de vue
Petit à petit en cascades
Dont la cataracte
Le temps qui diminue
Me met en pièces
Dont acte !
Preuve dans sa petitesse
Le long de chaque jour
Qu'il prend sans retour
Et jusqu'au bout
Chacun d'entre nous
Pour un raccourci
Vers la nuit de l'infini

Triste Jivaro d'opérette
De la sénescence en pleurs
Il réduira ma tête
À peau de chagrin
Il rabougrira mon grand coeur
Le faisant battre pour rien
Ou pour le moins encore
Il rétrécira mon corps
Le faisant menu pour les vers
Ou des cendres via l'enfer

Tandis qu'il m'abaisse
Cependant ma graisse
Sous lui
Je me ratatine
Le poids des ans m'aplatit
Il prédestine
Ma bonne étoile
À l'effondrement total
À terminer son chemin
En supernova mamie
Dans un espace restreint
N'y a-t-il pas pis ?

Pourtant quand je vois mal
Au-delà du miroir fatigué
La diaphane enveloppe froissée
Dans lequel le temps emballe
Ma forme qui n'est pleine
Que par sa douce rotondité
Que sur moi si acidulé
J'aie le goût et pas qu'à peine
De ce qu'il m'a sucré
Dans l'espoir sacré
D'une fin exquise
Je me trouve un air de friandise