Mais quel âge a donc le temps ?
Je regarde à mon poignet
La montre et soudain je sais :
C’est un enfant de cadran !
- M. de Saint-Michel aime ceci
Posté par chevalier dupin
- 15 septembre 2026 - 04:02
Mais quel âge a donc le temps ?
Je regarde à mon poignet
La montre et soudain je sais :
C’est un enfant de cadran !
Posté par chevalier dupin
- 23 août 2026 - 01:57
L’amour n’est pas aveugle il voit bien
Que c’est moi qui le suis sans tes yeux
Pers cillés de noir presque obsidien
Sans le coloris de ton regard
Voltigeant tel un colibri bleu
L’amour n’est pas aveugle il voit bien
Comme une fleur posé au hasard
De ton champ de vision que le mien
Le redoute néanmoins tandis
Qu’il peine à changer en suc d’envie
Le pleur perlant le clos des iris
Dont mes pupilles sont le pistil
L’amour n’est pas aveugle narcisse
En retour d’une mienne farouche
À mon reflet juste ne veut-il
Voir jetée par l’azur de ton âme
Semblable à celui de l’oiseau-mouche
Que l’oeillade d’un amour de femme
Posté par chevalier dupin
- 23 août 2026 - 01:44
Ainsi qu’à l’église
Si haut que le disent
Ceux vraiment qui aiment
Chez elle avec lui
Le meilleur d’eux-mêmes
Aussi doux que soit
Ce joli logis
De sa foi en soi
Il a ses limites
Non ! la solitude
Ce n’est pas un temple
Ce n’est pas un mythe
Car ce qu’elle élude
D’un rien s’y contemple
Toquée sans un heurt
C’est la porte ouverte
Sur l’allée déserte
D’un enclos rieur
Sans pluie qui se meurt
Au jardin en pleur
D’un soleil d’ampleur
C’est l’unique fleur
Mise à son secret
Très loin à regret
Des herbes du pré
Qui croît vite certes !
Mais poussant bon gré
Mal gré à leur perte
L’ego et l’émoi
Ignorés du monde
Tant on ne les voit
Éclore à la ronde
Telle réduction
Du for intérieur
S’il n’est le moins long
Chemin vers l’ascèse
Est fort inférieure
La voie si mauvaise
Nulle part d’un tout
Du manque d’un nous
Où privé d’un toi
Dans la camisole
Du choix qui t’isole
Je suis hors de moi
Brisé désormais
Fou comme jamais
Jamais si loufoque
Que non-réciproque
L’amour faisant seul
Du coeur un puzzle
Posté par chevalier dupin
- 06 août 2026 - 12:06
Dans sa ruée vers l’aurore
Entrée par réfraction chez moi
Alors lorgnant clairement
Sur le silence qui est d’or
Noir et où tout dort sans éclat
La vile lumière furtivement
Chapardeuse parmi soie et satin
Des trésors trouvés par milliard
Dont j’avais rêvés sur le tard
Alarmée par mon réveil-matin
Puis le sifflet de ma bouilloire
Entre chien et loup ameutés par
Le chasseur de première nue
Dans la peur bleue de la venue
Des gardiens de la paix de l’aube
À ses côtés désormais se dérobe
Comme se volant elle-même
Jusqu’à en devenir blême !
Posté par chevalier dupin
- 24 juillet 2026 - 03:16
Puisque je voudrais :
me fermer au monde pour avoir la paix
m’ouvrir aux autres car les jours me sont comptés
corriger mes erreurs de jeunesse
sans la force de cette dernière
me montrer sous mon meilleur jour
alors qu’il s’est enfui avec ses pareils
ou à peine plus qu’un figurant dans la mienne
jouer un rôle dans la vie de mes proches
alors s'impose à moi :
L’EXASPÉRANT SORT DE L’HOMME-ESCARGOT
—————————————————————————
Au coeur du temps assorti
Quand le mien est à la pluie
L'appétit à la verdeur
Toutes les larmes de mon corps
Sans frein me glissant au dehors
Je me hâte avec lenteur
Vers la sortie de la coquille
Dans laquelle l'escroquerie
Vertueuse de la vie
M’a roulé dans sa vrille
Puis je grignote les salades
Que le voisinage me sert
Cependant sur ce tapis vert
Avant de me rendre malade
Et vers la fin de tenir la corde
Bien que mon cou s’en torde
Avec sa forme mais sans ressort
Espérant être un jour encore
À la peine de l’entortillement
Balancé dans le décor
Du douloureux confort
Je m’en vais la mort au tournant
Aussi sec me recroqueviller
Dans la douce spirale de l’expiré
Posté par chevalier dupin
- 24 juin 2026 - 07:26
Comme s’il arrivait de Marseille
Tel un kéké à Paris
Foutu cagnard le soleil
Exagère aujourd’hui !
De son blond carquois
À décocher tant de flèches
Personne ne sait pourquoi
Il est si hostile
Tout le monde sèche
Après qui donc en a-t-il ?
À ceux battant le briquet
Sans lui et avec sa flamme
Qu’il trompe désormais ?
À ceux au fondu du macadam
Quitte à lui faire ombrage
Qui font la danse de l'orage ?
Comme un marseillais en tong
L'hiver à Paname bonne mère !
Fatche de putain-cong !
Le soleil exagère !
Aux espoirs sans eau qu'il douche
Tombant comme des mouches
Ni pauvre ni bourgeois
Ni maigre ni pansu
Quoiqu'il en sue
N’explique son feu grégeois
Et puisqu’il n’éclaire les chefs
Sur le moindre de ses griefs
Qu’en y allumant la mèche
N’en sachant pas plus qu’Icare
Tête brûlée autant qu’ignare
Tout le monde sèche !
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Posté par chevalier dupin
- 25 mars 2026 - 03:16
À l’oreille l’écoute d’une ondée
Pleuvant gaiement sa musique manouche
Le printemps me mettant l’eau à la bouche
Fait une promenade de chanter
Qui donnent à des flaques mélomanes
Au son de plicplacploc ! des airs tziganes
Du ciel tombent des cordes de mêche
Avec un astre à la guitare sèche
Un soleil qui comme la pluie d’avant
Mais à son contraire dans le silence
Sera l’artiste en herbe dans le vent
Et la peau dont j’aurais la pétulance
Posté par chevalier dupin
- 04 février 2026 - 12:31
Un adolescent surine une femme
Un professeur au collège des incrédules
Jack l’éventreur a toujours des émules !
Quelle adjonction à cela ne serait infâme ?
Depuis qu’un vent d’est s’est levé la guerre
Aux vivants fait partout perdre le nord
Que porter d’autre à cet enfer sur terre
Quand on ne compte déjà plus les morts ?
Problème à trop de pipes à crack
Les jeunes n’avancent pas perclus de dealers
La drogue de leurs vieux c’est la douleur
Qu’additionner à ce mal s’il est orgiaque ?
Bien pire que policière la nouvelle
De merde fait le quotidien du journaliste
Aux infos on défèque news à la pelle
Faut-il vraiment en augmenter la liste ?
Voyez-vous - l’observez-vous même ? -
Nul ne sert d’ajouter à ce qui ne s’aime
Seul déduire, déduire de chacun la némésis
Rien que l’ôter de soi nous rendra justice !
Afin de pouvoir un jour s’y soustraire
Ne faut-il débusquer l’intime adversaire
Dans son antre ? Entre-nous mon cher
Docteur ! là n’est-il pas l’élémentaire ?
Posté par chevalier dupin
- 04 février 2026 - 12:27
Ah tiens donc ! moi qui me trouvais positif en l’occurrence
devrais-je en déduire alors l’effet de la senescence ?
Posté par chevalier dupin
- 04 janvier 2026 - 06:18
Dans le monde du silence
Dont n’a cure la jouvence
Les vieux jours d’une vie ne faisant
Pas de vieux océans
Pour se la couler doucereuse
Sauf pour y chavirer de bord
La vieillesse est la naufrageuse
Envoyant par le fond des mères-grand
Ou à boulets rouges par mille sabords
Tirant sur des pères évidemment
D’un âge canonique
La vieillesse fait des hommes
Des épaves squelettiques
Et des femmes du même tonneau
Dont les âmes fantômes
Seront les vaisseaux
Posté par chevalier dupin
- 31 décembre 2025 - 12:00
Faisant les quatre cents coups
Avec ceux de minuit à son bout
Bientôt décembre sur son trente et un
Perdra la tête du dernier quotidien
D’une révolution terrestre
Alors que sera l’année sinon
L’arbre des jours qui s’en vont
À qui en guise de fin sylvestre
L’on aura donné une belle mort ?
Au verger du temps qui court
Afin qu’il ne passe pas pour
Chêne pourri ou moisi sycomore
Qui offrant au calendrier le délice
Boisé d’un feu d’artifice
Encensera-t-il cependant le nouvel
An au premier matin
Regrettant comme moi autant que Noël
Qu’il sente si fort le sapin ?
Posté par chevalier dupin
- 16 décembre 2025 - 01:51
Poids mort tant il est lourd
Parce qu’à prendre de nouveau
Suivant celle qui prit la porte
Le coeur de l'homme toujours
Pleurant comme un veau
Requiert une femme forte
Et sa main dans la main
De l’homme qui se fiche
À la manière d’un
Tendre pied-de-biche !
Posté par chevalier dupin
- 03 décembre 2025 - 10:17
Je suis hors de moi encore
Mais ce n’est pas par colère
Je suis juste ouvert
Comme une boîte de Pandore
Sans les illusions de mon cercle
Qui servaient de couvercle
Au réceptacle de mes maux
Ils n’y tournent pas comme il faut
Ils s’échappent dépassent sans peine
Ma pensée en cris d’animaux
Prenant peu à peu la place humaine
De mes habituels bons mots
Les couleuvres avalées que l’on
Me fait régurgiter font
De ma langue de Molière
Le semblant d’une vipère
Dont je n’ai pourtant ni le front
Ni le venin car au fond
Si maudit de mon coffret
Subsiste un cœur pour de vrai
Seulement pour que je m’en sorte
Hors de moi la colère je la porte
Loin de mes amours de toutes sortes
Où toujours sont-elles moins que mortes !
Posté par chevalier dupin
- 20 novembre 2025 - 10:03
Et si j’étais simultanément
Au passé au futur et au présent ?
Et si j’étais ou pas à la fois mort et vivant ?
À la fois rien qu'un peu beaucoup et tout autant
Car j’ai été je suis
Je serai car je suis
Je serai ce que j’ai été
Ce que je serai l’aurai-je été
J’ai été ce qu’encore je suis
Je serai toujours ce que je suis
Le temps dans tous ses états a-t-il un sens ?
Ce qui fait le temps fait-il la différence ?
Le temps par la mienne a-t-il une existence ?
Suis-je un temps ou pour un tantième
Suis-je le temps lui-même ?
D'après quelle ou au pendant de quelle conscience voire qu’elle par avance
Je n’en sus rien
Je n’en sais rien
Je n’en saurai rien
Si ce n’est que le temps par trois
N’est peut-être rien
Qu'un quatrième à la fois
Qu’un conditionnel qui me conditionne
Du printemps vers l’hiver via l’été puis l’automne
Sur le qui-vive par mourir mûr ou par feu naître
Et si ma condition d’homme qui me questionne
Sans laquelle je ne pus ne puis ne pourrai ou ne pourrais être
N´est ne serait ne serait ou n’était pas sine qua non ?
Posté par chevalier dupin
- 19 novembre 2025 - 08:39
Le ciel lui réclamant de me porter en terre
Alors que je serais encore dans la lune
- Car depuis toujours je suis si rêveur - j’espère
Lancer depuis ma belle onirique tribune :
- Eh faucheuse toi qui fais le mort ou la morte
Viens donc me prendre la vie si t’es astronaute !

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