Dans le monde du silence
Dont n’a cure la jouvence
Les vieux jours d’une vie ne faisant
Pas de vieux océans
Pour se la couler doucereuse
Sauf pour y chavirer de bord
La vieillesse est la naufrageuse
Envoyant par le fond des mères-grand
Ou à boulets rouges par mille sabords
Tirant sur des pères évidemment
D’un âge canonique
La vieillesse fait des hommes
Des épaves squelettiques
Et des femmes du même tonneau
Dont les âmes fantômes
Seront les vaisseaux
chevalier dupin
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Publications sur Toute La Poésie
Casse-pipe nautique
04 janvier 2026 - 06:18
Heureux l’an nouvel sans le relent du vieil
31 décembre 2025 - 12:00
Faisant les quatre cents coups
Avec ceux de minuit à son bout
Bientôt décembre sur son trente et un
Perdra la tête du dernier quotidien
D’une révolution terrestre
Alors que sera l’année sinon
L’arbre des jours qui s’en vont
À qui en guise de fin sylvestre
L’on aura donné une belle mort ?
Au verger du temps qui court
Afin qu’il ne passe pas pour
Chêne pourri ou moisi sycomore
Qui offrant au calendrier le délice
Boisé d’un feu d’artifice
Encensera-t-il cependant le nouvel
An au premier matin
Regrettant comme moi autant que Noël
Qu’il sente si fort le sapin ?
À la manière d’un pied-de-biche
16 décembre 2025 - 01:51
Poids mort tant il est lourd
Parce qu’à prendre de nouveau
Suivant celle qui prit la porte
Le coeur de l'homme toujours
Pleurant comme un veau
Requiert une femme forte
Et sa main dans la main
De l’homme qui se fiche
À la manière d’un
Tendre pied-de-biche !
Comme une boîte de Pandore
03 décembre 2025 - 10:17
Je suis hors de moi encore
Mais ce n’est pas par colère
Je suis juste ouvert
Comme une boîte de Pandore
Sans les illusions de mon cercle
Qui servaient de couvercle
Au réceptacle de mes maux
Ils n’y tournent pas comme il faut
Ils s’échappent dépassent sans peine
Ma pensée en cris d’animaux
Prenant peu à peu la place humaine
De mes habituels bons mots
Les couleuvres avalées que l’on
Me fait régurgiter font
De ma langue de Molière
Le semblant d’une vipère
Dont je n’ai pourtant ni le front
Ni le venin car au fond
Si maudit de mon coffret
Subsiste un cœur pour de vrai
Seulement pour que je m’en sorte
Hors de moi la colère je la porte
Loin de mes amours de toutes sortes
Où toujours sont-elles moins que mortes !
LE TEMPS DU TEMPS DE L’HOMME OU D’UN POÈME
20 novembre 2025 - 10:03
Et si j’étais simultanément
Au passé au futur et au présent ?
Et si j’étais ou pas à la fois mort et vivant ?
À la fois rien qu'un peu beaucoup et tout autant
Car j’ai été je suis
Je serai car je suis
Je serai ce que j’ai été
Ce que je serai l’aurai-je été
J’ai été ce qu’encore je suis
Je serai toujours ce que je suis
Le temps dans tous ses états a-t-il un sens ?
Ce qui fait le temps fait-il la différence ?
Le temps par la mienne a-t-il une existence ?
Suis-je un temps ou pour un tantième
Suis-je le temps lui-même ?
D'après quelle ou au pendant de quelle conscience voire qu’elle par avance
Je n’en sus rien
Je n’en sais rien
Je n’en saurai rien
Si ce n’est que le temps par trois
N’est peut-être rien
Qu'un quatrième à la fois
Qu’un conditionnel qui me conditionne
Du printemps vers l’hiver via l’été puis l’automne
Sur le qui-vive par mourir mûr ou par feu naître
Et si ma condition d’homme qui me questionne
Sans laquelle je ne pus ne puis ne pourrai ou ne pourrais être
N´est ne serait ne serait ou n’était pas sine qua non ?




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