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chevalier dupin

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Publications sur Toute La Poésie

LE PARADOXE DES DERNIÈRES VOLONTÉS

24 juillet 2026 - 03:16

Puisque je voudrais :
me fermer au monde pour avoir la paix

m’ouvrir aux autres car les jours me sont comptés

corriger mes erreurs de jeunesse
sans la force de cette dernière

me montrer sous mon meilleur jour
alors qu’il s’est enfui avec ses pareils

ou à peine plus qu’un figurant dans la mienne
jouer un rôle dans la vie de mes proches

alors s'impose à moi :

L’EXASPÉRANT SORT DE L’HOMME-ESCARGOT
—————————————————————————
Au coeur du temps assorti
Quand le mien est à la pluie
L'appétit à la verdeur
Toutes les larmes de mon corps
Sans frein me glissant au dehors
Je me hâte avec lenteur
Vers la sortie de la coquille
Dans laquelle l'escroquerie
Vertueuse de la vie
M’a roulé dans sa vrille
Puis je grignote les salades
Que le voisinage me sert

Cependant sur ce tapis vert
Avant de me rendre malade
Et vers la fin de tenir la corde
Bien que mon cou s’en torde
Avec sa forme mais sans ressort
Espérant être un jour encore
À la peine de l’entortillement
Balancé dans le décor
Du douloureux confort
Je m’en vais la mort au tournant
Aussi sec me recroqueviller
Dans la douce spirale de l’expiré

Tel un kéké à Paris !

24 juin 2026 - 07:26

Comme s’il arrivait de Marseille
Tel un kéké à Paris
Foutu cagnard le soleil
Exagère aujourd’hui !
 
De son blond carquois
À décocher tant de flèches
Personne ne sait pourquoi
Il est si hostile
 
Tout le monde sèche
Après qui donc en a-t-il ?
 
À ceux battant le briquet
Sans lui et avec sa flamme
Qu’il trompe désormais ?
 
À ceux au fondu du macadam
Quitte à lui faire ombrage
Qui font la danse de l'orage ?
 
Comme un marseillais en tong
L'hiver à Paname bonne mère !
Fatche de putain-cong !
Le soleil exagère !

Aux espoirs sans eau qu'il douche
Tombant comme des mouches
Ni pauvre ni bourgeois
 
Ni maigre ni pansu
Quoiqu'il en sue
N’explique son feu grégeois
 
Et puisqu’il n’éclaire les chefs
Sur le moindre de ses griefs
Qu’en y allumant la mèche
 
N’en sachant pas plus qu’Icare
Tête brûlée autant qu’ignare
Tout  le monde sèche !

Gitan de saison

25 mars 2026 - 03:16

À l’oreille l’écoute d’une ondée

Pleuvant gaiement sa musique manouche
Le printemps me mettant l’eau à la bouche
Fait une promenade de chanter

 

Qui donnent à des flaques mélomanes
Au son de plicplacploc ! des airs tziganes
Du ciel tombent des cordes de mêche
Avec un astre à la guitare sèche

 

Un soleil qui comme la pluie d’avant
Mais à son contraire dans le silence
Sera l’artiste en herbe dans le vent
Et la peau dont j’aurais la pétulance

Comment pourrait-on jamais s’y soustraire ?

04 février 2026 - 12:31

Un adolescent surine une femme
Un professeur au collège des incrédules
Jack l’éventreur a toujours des émules !
Quelle adjonction à cela ne serait infâme ?

 

Depuis qu’un vent d’est s’est levé la guerre
Aux vivants fait partout perdre le nord
Que porter d’autre à cet enfer sur terre
Quand on ne compte déjà plus les morts ?

 

Problème à trop de pipes à crack
Les jeunes n’avancent pas perclus de dealers
La drogue de leurs vieux c’est la douleur
Qu’additionner à ce mal s’il est orgiaque ?

 

Bien pire que policière la nouvelle
De merde fait le quotidien du journaliste
Aux infos on défèque news à la pelle
Faut-il vraiment en augmenter la liste ?

 

Voyez-vous - l’observez-vous même ? -
Nul ne sert d’ajouter à ce qui ne s’aime
Seul déduire, déduire de chacun la némésis
Rien que l’ôter de soi nous rendra justice !

 

Afin de pouvoir un jour s’y soustraire
Ne faut-il débusquer l’intime adversaire
Dans son antre ? Entre-nous mon cher
Docteur ! là n’est-il pas l’élémentaire ?

Casse-pipe nautique

04 janvier 2026 - 06:18

Dans le monde du silence
Dont n’a cure la jouvence
Les vieux jours d’une vie ne faisant
Pas de vieux océans
Pour se la couler doucereuse
Sauf pour y chavirer de bord
La vieillesse est la naufrageuse
Envoyant par le fond des mères-grand
Ou à boulets rouges par mille sabords
Tirant sur des pères évidemment
D’un âge canonique
La vieillesse fait des hommes
Des épaves squelettiques
Et des femmes du même tonneau
Dont les âmes fantômes
Seront les vaisseaux