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chevalier dupin

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Hors-ligne Dernière activité : févr. 08 2026 01:52

Publications sur Toute La Poésie

Comment pourrait-on jamais s’y soustraire ?

04 février 2026 - 12:31

Un adolescent surine une femme
Un professeur au collège des incrédules
Jack l’éventreur a toujours des émules !
Quelle adjonction à cela ne serait infâme ?

 

Depuis qu’un vent d’est s’est levé la guerre
Aux vivants fait partout perdre le nord
Que porter d’autre à cet enfer sur terre
Quand on ne compte déjà plus les morts ?

 

Problème à trop de pipes à crack
Les jeunes n’avancent pas perclus de dealers
La drogue de leurs vieux c’est la douleur
Qu’additionner à ce mal s’il est orgiaque ?

 

Bien pire que policière la nouvelle
De merde fait le quotidien du journaliste
Aux infos on défèque news à la pelle
Faut-il vraiment en augmenter la liste ?

 

Voyez-vous - l’observez-vous même ? -
Nul ne sert d’ajouter à ce qui ne s’aime
Seul déduire, déduire de chacun la némésis
Rien que l’ôter de soi nous rendra justice !

 

Afin de pouvoir un jour s’y soustraire
Ne faut-il débusquer l’intime adversaire
Dans son antre ? Entre-nous mon cher
Docteur ! là n’est-il pas l’élémentaire ?

Casse-pipe nautique

04 janvier 2026 - 06:18

Dans le monde du silence
Dont n’a cure la jouvence
Les vieux jours d’une vie ne faisant
Pas de vieux océans
Pour se la couler doucereuse
Sauf pour y chavirer de bord
La vieillesse est la naufrageuse
Envoyant par le fond des mères-grand
Ou à boulets rouges par mille sabords
Tirant sur des pères évidemment
D’un âge canonique
La vieillesse fait des hommes
Des épaves squelettiques
Et des femmes du même tonneau
Dont les âmes fantômes
Seront les vaisseaux

Heureux l’an nouvel sans le relent du vieil

31 décembre 2025 - 12:00

Faisant les quatre cents coups

Avec ceux de minuit à son bout
Bientôt décembre sur son trente et un
Perdra la tête du dernier quotidien
D’une révolution terrestre
Alors que sera l’année sinon
L’arbre des jours qui s’en vont
À qui en guise de fin sylvestre
L’on aura donné une belle mort ?

 

Au verger du temps qui court
Afin qu’il ne passe pas pour
Chêne pourri ou moisi sycomore
Qui offrant au calendrier le délice
Boisé d’un feu d’artifice
Encensera-t-il cependant le nouvel
An au premier matin
Regrettant comme moi autant que Noël
Qu’il sente si fort le sapin ?

À la manière d’un pied-de-biche

16 décembre 2025 - 01:51

Poids mort tant il est lourd
Parce qu’à prendre de nouveau
Suivant celle qui prit la porte
Le coeur de l'homme toujours
Pleurant comme un veau
Requiert une femme forte
Et sa main dans la main

De l’homme qui se fiche
À la manière d’un

Tendre pied-de-biche !

Comme une boîte de Pandore

03 décembre 2025 - 10:17

Je suis hors de moi encore
Mais ce n’est pas par colère
Je suis juste ouvert
Comme une boîte de Pandore

 

Sans les illusions de mon cercle
Qui servaient de couvercle
Au réceptacle de mes maux
Ils n’y tournent pas comme il faut

 

Ils s’échappent dépassent sans peine
Ma pensée en cris d’animaux
Prenant peu à peu la place humaine
De mes habituels bons mots

 

Les couleuvres avalées que l’on
Me fait régurgiter font
De ma langue de Molière
Le semblant d’une vipère

 

Dont je n’ai pourtant ni le front
Ni le venin car au fond
Si maudit de mon coffret
Subsiste un cœur pour de vrai

 

Seulement pour que je m’en sorte
Hors de moi la colère je la porte
Loin de mes amours de toutes sortes
Où toujours sont-elles moins que mortes !