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Emrys

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Publications sur Toute La Poésie

Décembre doucement descendait vers l'hiver

06 décembre 2019 - 08:05

Décembre doucement descendait vers l'hiver,
Des ombres allongeaient, légères et lointaines,
Des arbres naufragés aux lignes incertaines
Dans le délabrement de sombres univers.

Des cadences de jours de danses à l'envers,
De projets envolés au vent froid par centaines,
Délivrèrent l'amour reclus- en quarantaine-
Du désirs désolé de rêves de travers.

Calme et froide saison, j'allais par tes chemins,
Courant vers tes regards aux horizons carmins
Car j'étais en retard à tes chers rendez-vous.

Dis-moi, ai-je raison d'abandonner le vous
D'aimer te tutoyer ? Toi qui fut la maison
De celle que choyait mon cœur en déraison.

Novembre

05 novembre 2019 - 07:21

En robe rouge en robe orange
Les feuilles mortes font les folles
Aux frairies fraiches des villages.

En étrangères, ces rutilantes voluptés
Au soleil fade et fatigué
Sont au plaisir renouvelé
D'embrasser l'ombre des cimetières.

Novembre en un passage,
Rêve errance galante,
Aux arômes boisés,
Ô Novembre,

Etonnante métamorphose,
Odorante humilité de la chose végétale,
Livrée, mêlée au minéral !

Ivre de l'aiguail parfumé des sous-bois,
La mésange songeuse vole
Heureuse malgré tout.
Aux abois dans un ciel de travers,
Des nuages sévères s'affolent.

Bien à l'abri des gris acides venus d'ailleurs,

Elle,
En robe de chambre écoute Schubert,

Elle prépare son précieux voyage d'hiver.

Octobre à l'horizon des ormes,

31 octobre 2019 - 09:23

Ephémère et fragile instant bleu, berce-la
Cette lumière éteinte entre les bras de soie
D'un long ciel hémophile aux rives de l'ormoie,
Perdu dans ton étreinte où tu l'ensorcelas !

Effeuille tes couleurs, couvre d'ombre rêveuse
Mes désirs d'avenir, son amour, mes émois,
Mais n'efface pas l'heure avant qu'enfin je sois
Près d'elle, en devenir dans son âme songeuse.

Ô cette ligne au loin à l'horizon des ormes,
Qui entre jour et nuit discrètement se forme,
Qui du bonheur prend soin, délicat diamant !

Ô ce fleuve infini dérivant vers la mer,
En cet instant béni d'ineffables chimères
Où mon âme rejoint la sienne au firmament !

Octobre

18 octobre 2019 - 07:53

.

Sur le bois clair d'une table impatiente,
Un livre ouvert attend qu'Octobre s'abandonne
A l'enfantement d'un gris* meurtrier.

 

Là-bas entre les oliviers,
Octobre vibre,

Froid, hostile, bien trop humide,
Prêt à convier l'hiver,
Ses lignes infertiles entre les sillons bleus
Des champs de blé dormeur
Aux couleurs terre de sienne brûlée.

 

Octobre,
Ton âme s'est réfugiée au cœur de la mienne.

 

Partout ta lumière blanche tremble,
Tranchante, cruelle et franche dans ses échos de métal,

Ses reflets d'airain, sur le grès rouge monumental des montagnes,
Joue à changer l'or froid d'une forêt infidèle en plomb,
Bien que depuis toujours elle soit sa compagne.

 

Octobre,
Ton âme s'est abritée au creux de la mienne.

 

Entre tes mains aux doigts glacés d'albâtre
Un livre ouvert attend
Qu'un vent violent feuillette mes pages blanches
Pour comprendre pourquoi
Pas un mot ne s'envole
S'il n'est écrit pour ton théâtre
Où jamais tu ne te joueras d'eux,
Pour savoir s'il doit attendre

Que mes paroles se figent en un je t'aime.

La poésie se chante aussi

16 octobre 2019 - 06:39

Les mots s'écrivent certes

Ils deviennent parfois poésie

Ils prennent parfois plus de force encore

Lorsque...