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Emrys

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Hors-ligne Dernière activité : sept. 14 2026 04:30

Publications sur Toute La Poésie

Comme une encre sur un cahier noir

14 septembre 2026 - 04:30

J'aime la nuit,
La nuit sombre et généreuse,
Révélatrice d'étoiles
Malgré la présence endormie
De la lumière trompeuse.
J'aime la nuit profonde
Quand assoupie, la vie vaincue,
Fatiguée de clarté
Se tait.
 
La nuit des voies lactées,
La nuit des agonies
Des étoiles lointaines,
De l'ombre souveraine,
La nuit courbée dans son silence,
Pliée dans l'infini.
 
Elle porte en son sein
La matière claire et sombre,
Elle porte en son sein la vie
Que partout elle sème,
Éphémère,
Comme une encre sur un cahier noir.
 
 

L'essentiel

01 septembre 2026 - 04:50

J'aimerais vider ma mémoire

Et revenir à l'essentiel

Comme effacer un tableau noir

Et ne garder que l'arc-en-ciel

Entre chiens et loups

22 mai 2026 - 08:51

Il est une heure au jour

Déclinant vers la nuit

Quand le soleil a fui

Une heure sans détour

 

Il est un instant court

Dans l'absence de bruit

Le temps tremble détruit

Et la vie sans recours

 

Quand le vent souffle sourd

Quand l'horizon s'enfuit

Au loin plus rien ne luit

Et les chants semblent lourds

 

J'entends des cris d'amour

Les mésanges s'ennuient

Sur les arbres sans fruits

Elles se font la cour

Des cendres

18 février 2026 - 05:50

Descendre lentement la colline endormie

Vers les rues de Saint-Jean la lumière et le bruit

Vers les rires la joie des repas entre amis

Traboules traversées m'enfoncer dans la nuit

 

Des cendres sur le front en un signe de croix

Jusques aux bords de Saône où je n'ai plus le choix

De rêver aux plaisirs mais d'écouter la voix

Me dire et me prédire en me montrant du doigt

 

La porte de sortie du chemin de la vie

Marcescence d'un jour

14 février 2026 - 06:35

°°

 

Viens douce Colombine enlacer mes soupirs
Autour des songes clairs que je vois dans tes yeux
Laisse-moi câliner du regard ton empire
Escarpé d'interdits aux hommes et aux dieux.

N'oublie pas qu'aujourd'hui presque tout est permis.
Traverser ta rivière où mon passage à gué
Insinue mon offrande à tes lèvres fleuries
Ne fera pas de toi une dévergondée.

Arlequin dansera pour toi la tarentelle
Marcescence d'un jour que connaissent les roses
Ouvertes juste assez pour que s'écoule en elles
Une rosée vernale aux fragrances écloses.

Retiens ton souffle, enfant, et raconte tes rêves
Evanides demain au bout des souvenirs
Unis dans cet instant allongés sur ma grève,
Xénie offerte aux dieux du meilleur et du pire.

 

 

°°