Tableau de paix et d’harmonie : un beau modèle de vie!
- Laurence HERAULT aime ceci
Posté par Jped
- 26 juillet 2026 - 09:46
Posté par Jped
- 25 juillet 2026 - 09:39
*
si l'on ouvrait mon corps,
on n'y trouverait, sans doute,
que de vagues traces
des idées pures de Platon,
des théorèmes d'Euclide,
du visage à demi effacé
du Christ au Saint Suaire,
de la statue du Commandeur
ou de l'ombre d'Oedipe
ou de Caïn
mais,
si l'on ouvrait mon corps,
on y trouverait, tout au fond
les bois de mon enfance
où nous allions ramasser
des glands et des châtaignes;
le gave dont les courants
fous nous emportaient,
ses berges de galets
où nous courions pieds nus;
la Guadeloupe, son soleil
et ses fonds de coraux
qui, sur la côte sous le vent,
au-delà du talus abrupt,
ouvrent sur le grand bleu;
le désert d'Atacama,
ses sables brûlants,
sa roche nue, les eaux glacées
de sa côte sur le Pacifique;
les diguettes des rizières
au VIet Nam et ses villages
entourés de haies de bambous;
les pistes nues du Sahel
qui, pour l'étranger ignorant,
ne conduisent nulle part
et aussi les bords hospitaliers
du fleuve Chari, au cours lent;
sur la petite Île de Sāo Tomé,
le ciel entier de l'Equateur
avec toutes ses constellations
qui basculent, de la Polaire
à l'Etoile du sud, d'un coup,
dévoilant les sphères célestes
à nos regards éblouis
. . . .
si l'on ouvrait mon corps,
on y trouverait des paysages,
des paysages,
des paysages,
... toi et ton premier sourire
——————————————-
« Si on ouvrait les gens, on trouverait des paysages. Moi, si on m'ouvrait, on trouverait des plages », Agnès Varda dans Les Plages d'Agnès.
Posté par Jped
- 18 juillet 2026 - 02:19
Au-delà des frustrations de toutes sortes, il y a quand même l’aventure, ce saut dans l’inconnu!
Posté par Jped
- 18 juillet 2026 - 02:09
Bel hommage à la Poésie - les mots et le verbe -, au soleil brûlant de la poésie qui est en nous!
Posté par Jped
- 16 juillet 2026 - 10:37
La violence toujours, la violence partout! Et même de plus en plus banalisée, sous des formes de plus en plus brutales avec le degré de civilisation . Une loi naturelle, une perversion de la nature humaine, une fatalité, un choix implacable des puissants pour maintenir leur domination, leur emprise sur les masses ?
Posté par Jped
- 14 juillet 2026 - 03:15
La Bohème, le doux rêve de marginalité, de liberté!
Posté par Jped
- 11 juillet 2026 - 01:18
L‘amour comme langage des corps, au ras des sensations, à fleur de peau …. Au cœur de la vie!
Posté par Jped
- 05 juillet 2026 - 07:28
Posté par Jped
- 04 juillet 2026 - 08:26
Tableau joliment brossé d’une situation inquiétante. Revigorant!
Posté par Jped
- 04 juillet 2026 - 07:35
Posté par Jped
- 02 juillet 2026 - 01:32
Posté par Jped
- 30 juin 2026 - 02:12
Avec Cézanne,
le vert devient feuillage, la couleur devient forme,
la forme devient couleur,
masse de pins palpitante, comme une vague
recouvrant les roches rouges,
surgie sous nos yeux dans un frémissement,
une confusion des sens qui brouille les images
comme si lui, le peintre, et nous, ses féaux,
avions tout à coup reçu en don
cette myopie, fondatrice d'une vision
qui confère aux êtres et aux choses
l'aspect incertain, la pulsation, le desordre
d'une beauté à l'état naissant,
au point que quand notre regard retrouve son acuité ordinaire
pour s'attacher à d'autres objets, nous éprouvons la déception
d'un réel aux contours trop précis,
où forme et couleur sont chacune à sa place
une couleur maintenue strictement dans les frontières du dessin,
une forme qui la contraint,
s'ignorant l'une l'autre, étrangères, ou, pire, séparées, antagonistes,
chacune voulant asservir l'autre.
rien de tel chez Cézanne, mais le bruissement de fond
de l'univers encore indistinct,
onde de choc du bing bang originel peut-être
ou mieux souffle de vie qui nous parvient encore et toujours.
c'est lui qui anime le feuillage des pins
du mouvement brownien de la matière en qui sourd la vie,
comme bat doucement dans les solfatares la lave du volcan
à l'aube de la création
qui triomphera au 7ème jour dans la révélation par le peintre
d'un univers né du néant dans la perfection ultime
de la couleur et de la forme,
son Tout-Monde (*) unique dont les pins sont les servants,
les précurseurs et les signes
sa Sainte Victoire
(*) http://www.edouardgl...r/toutmonde.htm
Traité du Tout-monde d' Édouard Glissant : "J'appelle Tout-monde notre univers tel qu'il change et perdure en échangeant et, en même temps,la "vision" que nous en avons. La totalité-monde dans sa diversité physique et dans les représentations qu'elle nous inspire : que nous ne saurions plus chanter, dire ni travailler à souffrance à partir de notre seul lieu, sans plonger à l'imaginaire de cette totalité. Les poètes l'ont de tout temps pressenti."
Le Tout-monde désigne ce faisant la coprésence nouvelle des êtres et des choses, l'état de mondialité dans lequel règne la Relation
Édouard Glissant réfléchit aussi à la pensée du tremblement (fragile, incertaine mais correspondant au monde) par opposition à la pensée de système .
Posté par Jped
- 28 juin 2026 - 10:22
Quelle souffrance pour un être épris de liberté!
Posté par Jped
- 22 juin 2026 - 10:16
Quand les tournesols font allégeance à leur maître Soleil!

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