Belle image de la mère, de toutes les mères!
- Esterina et Laurence HERAULT aiment ceci
Posté par Jped
- 01 juin 2026 - 12:48
Posté par Jped
- 30 mai 2026 - 06:23
Dans ce triangle de terre
que ne traverse aujourd'hui encore
aucune route,
parcouru seulement par les chasseurs
et les randonneurs, sur le plateau
du Paredous, il y a un lieu secret,
énigmatique, entablement calcaire
à peine incliné et curieusement érodé
par endroits, grande étendue de roche à nue
contrastant avec le matorral épais
qui l'enserre et en interdisait autrefois
l'accès sauf à quelques rares initiés,
un peu sorciers selon la rumeur, clairière
sur laquelle, certaines nuits de pleine lune,
on apercevait, dit-on, des draps d'argent
éblouissants baignés par la lumière de l'astre
nocturne et dont il fallait, sous peine de mort,
détourner le regard : vous l'avez deviné,
c'est l'Etendoir aux Fées, comme
en attestent les cartes du très sérieux IGN
peu suspect de charlatanisme, ni de poésie,
moins encore d'idolâtrie, un de ces pays
où l'on n'arrive jamais, dont le charme
s'évanouirait sans doute si l'on tentait
de s'en approcher, dont l'irréalité même
est garante de son pouvoir et de sa pérennité.
N'écoutez pas les esprits forts qui vous diront
qu'il ne s'agissait là que du reflet des flaques
d'eau laissées dans le creux des rochers
par le dernier orage : ces faux prophètes
seront changés en statues de sel comme,
avant eux, ceux qui n'ont pas cru aux génies,
aux sylvains, aux elfes, et vous les reconnaîtrez,
non loin de là, dressés dans leur gangue de pierre,
immobiles et mornes parmi des chaos rocheux,
en dialogue muet avec le ciel, expiant à jamais
leur incrédulité et leur prosaïsme impie.
Vous saurez désormais, sans les avoir jamais vues,
que les fées n'ont jamais déserté nos contrées,
qu'elles sont toujours là, sur le plateau du Paredous
où, certains soirs de pleine lune, ....
Posté par Jped
- 26 mai 2026 - 07:16
Heureux qui, comme Ulysse … ! ?
Mais ne sommes-nous pas passés des temps héroïques au temps du doute, de l’interrogation, de la conscience obscure ?
Posté par Jped
- 24 mai 2026 - 04:35
L’impersonnel ( Il est …), la brièveté de l’hexamètre, un temps suspendu, vide (sans, rien, détruit, suspendu, fuir/s’enfuir, absence, sans recours, … ), la prégnance de l’instant : toute une mise en scène de ce moment intermédiaire, d’attente, d’interrogation, d’angoisse souvent, avec le sentiment de l’inachèvement, de l’inexorable, du définitif et dans l’appréhension de l’inconnu, du danger, de la mort peut-être, avec la nuit. La poésie - cet état intermédiaire fait entre autre de cette sidération, de cette attente, du sentiment de l’irrémédiable, de l’inconnu, du néant.- en plus.
Posté par Jped
- 11 mai 2026 - 10:25
Posté par Jped
- 06 mai 2026 - 06:12
Profession de foi … en la vie, d’abord!
Posté par Jped
- 01 mai 2026 - 10:52
Merci pour vos lectures et votre participation à la réflexion sur cette « nature essentielle enfouie au cœur
de chacun », cette « veine de jade » que nous portons en nous.
Posté par Jped
- 01 mai 2026 - 10:49
tous les gens que j'ai croisés, côtoyés ou approchés,
j'ai aimé les imaginer enfants et chercher en eux
"la veine de jade" secrète, qui a commandé leur vie,
a fait d'eux les hommes et les femmes d'aujourd'hui
ce vieil homme qui passe, au corps lourd et gauche,
aux traits sans grâce, né et ayant vécu à la terre,
perpétue le petit garçon qu'il était, à l'état brut,
sans que le monde l'ait tant soit peu poli ou changé,
fort et vrai comme une motte de terre ou la pierre,
Qui jamais ne fait défaut, jamais ne triche ni ne ment
en contraste, cet autre, à la table d'à côté, au restaurant,
pantalon, chemise et cravate impeccables de couleur noire
et, signature du dandy, des souliers d'un brun foncé
aux lacets de cuir très clairs , photoshopé de pied en cap,
pur produit du marketing mais à la conscience trouble,
scrute, anxieux, son image dans les yeux de sa compagne
dans l'espoir de déchiffrer, dans les profondeurs de l'iris,
comme aujourd'hui encore les hommes des steppes d'Asie
dans les veines du jade,
sa vérité
enfouie, ignorée, niée au long d'une vie de mensonges,
et peut-être.au-delà, son destin
* " Li fonde la nature propre de chacun (Xing) - laquelle se reflète dans une forme - en réalisant
ses dispositions naturelles .Comme tout ce qui est de l'ordre de l'essence, elle est dans l'interne,
l'intime, voilée, cachée, occultée, à découvrir. Elle est "ce par quoi on se fait reconnaître
quand l'obscurité rend invisible" dit l'étymologie de Ming.La "nature essentielle enfouie au cœur
de chacun, recouverte des injonctions du social, du familial, du religieux, des images
dont nous avons eu besoin mais dont nous devons nous déprendre, est en l'Homme
le reflet de li. Li signifie veines ( de la pierre, du bois), raison, vérité, principe, raison naturelle, ....
en tant qu'elles véhiculent, comme les veines du jade, l'ordre naturel, le Principe qui régit toute chose , ... "
( page 21 ) Jean-Marc Kespi, L'Homme et ses symboles en médecine traditionnelle
Posté par Jped
- 24 avril 2026 - 10:41
Vous avez trouvé le ton qui convient pour ce portrait du personnage et sa troompada… .
Posté par Jped
- 15 avril 2026 - 09:49
Posté par Jped
- 12 avril 2026 - 03:38
Transposition de l’ordre des sentiments à l’ordre du réel. Très réussi!
Posté par Jped
- 11 avril 2026 - 05:32
Ne pourrait-on pas dire, comme le poète : Une seule note vous manque et tout part à la dérive....?
Posté par Jped
- 10 avril 2026 - 05:27
je sais que tu es là
derrière un écran de feuillage
au bas du versant,
à peine trahie par un pan du toit
de tuiles ocres
parfois, un souffle de vent
déplace une branche
et dévoile un pan de mur,
l’amorce d’une colonnade,
. . .
. . . et comme par magie,
c’est la Toscane entière
qui est là, secrète, insaisissable,
réveillant nos mémoires
et enchantant nos cœurs
Posté par Jped
- 07 avril 2026 - 07:28

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