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N. G.

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Hors-ligne Dernière activité : juin 06 2026 08:55

#404024 Madeleine de Proust

Posté par N. G. - 06 juin 2026 - 08:22

Une façon de déguster étonnante et inspirante.




#404023 Poésie martiale

Posté par N. G. - 06 juin 2026 - 08:16

Votre texte mêle une assurance à un style certain.




#403970 2 sonnets

Posté par N. G. - 16 mai 2026 - 05:22

Je ne crois pas non plus en la réincarnation, quant aux âmes des morts, si elles existent encore, qui sait où elles se trouvent ?

 

De Heredia proposa pour sa part à Armand Sylvestre la vision suivante : "montant au soleil, en son vivant foyer Nos deux esprits iront se fondre et se noyer Dans la félicité des flammes éternelles" ...

 

Qui sait ?

 

Merci du passage !




#403967 2 sonnets

Posté par N. G. - 15 mai 2026 - 08:42

Bonjour Diego, je ne sais pas comment tu as entendu celle-ci, content que cela t'ai plu. J'ai essayé d'opposer le conditionnement opérant (fait de répondre à une action par une autre pour orienter le sujet) à des espoirs plus métaphysiques à ce niveau ; davantage à titre de compréhension du monde que pour vanter l'un ou l'autre...




#403965 2 sonnets

Posté par N. G. - 15 mai 2026 - 05:56

  Amon-Râ

 

 

Celui qui donne de la puissance est en compagnie de dieu, ce qu'il aime sera accompli pour lui.

Ptah-Hotep

 

Le long du cours fertile où le Nil se répand,

L’imposant sphinx de pierre et le dur obélisque

Témoignent au pays qu’est surmonté du disque

Comme un dieu Pharaon et son pouvoir ardent.

 

Dans le simple mystère alliant son monument,

Les adeptes d’Amon, tels des béliers, se risquent

À défendre la foi hiératique et confisquent

Un espoir à celui qui profane ou qui ment.

 

Les Égyptiens, nombreux, scrutent des sols arides,

Ardentes au soleil, de hautes pyramides

Illustrant un passé dont le règne s’étend.

 

Créateur harmonieux, Râ se maintient le guide,

Des bâtiments levés à travers l’air torride

S’élucident des lois réglant chaque élément.

 

 

Marduk

 

 

Les cieux ne peuvent porter le poids de ses mains mais sa main légère retient celui qui est voué à la mort.

Ludlul Bēl Nēmeqi

 

Dans le calme épuré de ses végétations,

Babylone s’applique à décrypter le monde,

Les chiffres singuliers, les astres qu’elle sonde

Ouvrent à son esprit de fermes intentions.

 

La violence constante agitant les nations

Et l’éclat incertain de leur terre féconde

Lui procurent souvent l’amertume profonde

Qu’imposent au final toutes dominations.

 

L’Egasil* en son cœur veut que de vrais arts priment,

Élevant toujours plus le savoir au sublime,

Et n’offre aux habitants qu’un esprit immortel ;

 

Marduk, à ses cotés, la préserve du rêve

Et, sous un calme obscur et une lueur brève,

Peut purifier son âme au poids de son autel.

 

 

* le temple

 

 

Abraham et Isaac

 

 

Dieu dit : C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours : j’ai placé mon arc dans la nue.

Genèse

 

Le chaldéen*, confiant, monte vers le rocher.

La voix de l’Éternel désormais le conforte,

Jéhovah lui manda hier d’une voix forte :

« Prend avec toi ton fils et prépare un bûcher. ».

 

Isaac, près de lui, continue à marcher,

Son esprit concentré sur le feu qu’il transporte,

Son jeune dos courbé sous le fagot qu’il porte,

Et, d’un regard naïf, il commence à chercher.

 

Il s’arrête soudain puis brusquement demande :

« Père, pour sacrifier, ne faut-il une offrande ?

Pourtant nous n’avons pas emmené de brebis. ».

 

Abraham le regarde et dit d’une voix tendre :

« Sois confiant, Isaac, sans chercher à comprendre. ».

Ils repartent tous deux vers le destin promis.

 

 

* La Chaldée est une région de Mésopotamie comprenant Babylone ; le culte d’un seigneur des orages, souvent assimilé à Baal, épithète récurrente du dieu Marduk, y est existant.

 

 

 

 

 

La Terre Promise

 

 

Tout le peuple sorti d'Égypte, les mâles, tous les hommes de guerre*, étaient morts dans le désert pendant la route, après leur sortie d'Égypte.

Josué

 

Le Jourdain est à sec quand Israël le passe.

Au chemin, le désert a tué tous ses gens.

Déjà, plusieurs cités pressentent la menace

De plus de cent milliers de ces hommes vaillants.

 

Jéricho s’est rompue et les juifs prennent place,

Massacrant sans pitié chacun des habitants.

Une fille de joie et sa famille lasse

Vivront, ayant aidé ses deux espions un temps.

 

Josué doit brûler un premier réfractaire

Qui dans la ville en ruine a saisi des objets,

L’Éternel les veut purs pour mener ses projets ;

 

Le peuple élu s’en va pour délivrer sa terre

Des locaux, des chevaux et de trente et un rois.

Tous les Héviens, rusés, pourront couper son bois.

 

 

*la seule tribu non-bénie par Moïse est Siméon - (Cf Es 3/2-3, Ge 49, De 33, Am 5/6 ...)

 

 

on admet que, non seulement dans le chant religieux, mais encore dans le chant profane des temps les plus reculés, le rythme exerçait une puissance magique, par exemple lorsque l’on puisait de l’eau ou lorsque l’on ramait : le chant est un enchantement des démons que l’on imaginait actifs dès que l’on en usait, il rend les démons serviables, esclaves et instruments de l’homme. Et dès que l’on agit on tient un motif à chanter, chaque action est rattachée au secours des esprits : les formules magiques et les enchantements semblent être les formes primitives de la poésie.

Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir

 

 

Baruch Spinoza, frappé en son temps par un herem, soutint : "Dieu est une substance possédant une infinité d'attributs" ... 

 

Une petite pub pour mon livre, si cela peut intéresser :

 

https://www.editions...s/sous-un-ciel/

 

 

Bon au final, c'est encore 4 sonnets ...

 

 

 




#402818 mensonges

Posté par N. G. - 31 août 2025 - 09:54

L'amour c'est considérer l'existence de l'être sans rejet de celui-ci. L'interaction est une forme active d'amour, en ce sens. Personnellement, quand le monde ne m'agresse pas, j'en déduis qu'il m'aime et cela arrive assez régulièrement, en fait. ://




#402717 Le ventre de Paris

Posté par N. G. - 29 juillet 2025 - 03:43

Verhaeren parlait de villes tentaculaires ... Ce que vous décrivez semble pire qu'une pieuvre ...




#402707 Le Lama

Posté par N. G. - 25 juillet 2025 - 02:44

Merci pour le passage, c'est amusant d'être un lama, de là à dire que c'est utile ... Enfin, l'idée qu'ils soient élevés reste rassurante - pour moi notamment ^^




#402704 Le Lama

Posté par N. G. - 22 juillet 2025 - 06:51

C'est un cousin étonnant du chameau en plus ... !




#402694 Le Lama

Posté par N. G. - 21 juillet 2025 - 12:36

Dans les faits, on m'a incliné dès mes 8 ans à méditer les écrits sémites, juifs, hébreux ou israélites (j'ai du mal à trouver l'épithète le plus adapté ...), un passage est à la base de ce texte : "à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture" (Ge 1/29)

 

Même les super-héros volants, on peut le croire, gardent la plupart du temps les pieds sur terre ... ! (En fait la question est grave : dans quelle mesure peut-on justifier chez l'être humain une pulsion de mort régulatrice ? ... !)




#402691 Le Lama

Posté par N. G. - 21 juillet 2025 - 10:39

Au calme des cerros, la curieuse vigogne

Arpente avec entrain la sente des adrets

Ou comme le troupeau se pose dans l’air frais

Pour tendre vers l’herbage un long cou de cigogne.

 

Que la neige l’enceigne ou que le soleil cogne,

Dans les altiplanos, la mort est sans apprêts,

Son corps demeure alerte et ses sabots sont prêts,

Des bêtes, maraudant, ont laissé sa charogne.

 

Parfois son front laineux que le temps a bruni

Entrouvre un fin museau qui brillamment hennit

Pour témoigner à tous du plaisir qui l’avive

 

Ou face au malotru le rendant ténébreux,

La colère sauvage écarquille ses yeux

Dont le sombre miroir reluit de force vive.

 




#402626 Réac !

Posté par N. G. - 02 juillet 2025 - 02:52

Oui, cependant, Dieu ne devant pas être représenté, c'est en ce sens que je me permettais de proposer la distinction entre spiritualité/mysticisme/romantisme et la poésie, parnassienne notamment, c'est franchement ce qui m'a presque choqué en lisant certains poèmes de José-Maria de Heredia.




#402624 Réac !

Posté par N. G. - 01 juillet 2025 - 07:40

La pure poésie mystique reste le produit du fils de l'Homme, avec ses limites spirituelles, celle du Père à mon sens ... (modestement, je me permet le langage ... terrible vu ainsi ... j'ai eu cet espoir ... au final, j'ai pu me permettre des sortes de convictions sociales, assez heureusement ... ... En me libérant de toute chaines qui l'entrave, en pensée, et par l'action, le btp est une bonne chose en ce sens ... Techniquement, pour continuer l'approche mystique chrétienne, les Fils de Dieu, les anges aux Ciel, sont très divers, et, à mon sens, il est compliqué d'en tirer des vers honnêtes qui les contentent tous ...! Pour ma part j'ai médité Esaïe : "l'homme au regard hautain sera abaissé et l’orgueilleux humilié, l’Éternel seul sera élevé ce jour là".)




#402621 Réac !

Posté par N. G. - 01 juillet 2025 - 03:18

J'aurais distingué spiritualité et poésie, mais cela reste votre sujet.




#402616 Réac !

Posté par N. G. - 30 juin 2025 - 01:16

(Objectivement, Jérôme de Stridon, dans ses commentaires sur l'Ecclésiaste, conseillait une demi-heure de lecture quotidienne à l'esprit malade - le rejet de la poésie peut sembler en ce sens représentatif d'une certaine image du monde : il ne se nourrit pas d'amour et d'eau fraiche ...)

 

Bref ...