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N. G.

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Hors-ligne Dernière activité : oct. 21 2026 11:08

#404430 Amon-Râ

Posté par N. G. - 15 octobre 2026 - 02:43

J'ai, assez naïvement, tenté le prix Heredia 2026, je ne l'ai pas eu...

 

Tant qu'à se confronter à l’œuvre du maître, j'ai essayé de proposer une vision concurrente de l'histoire... Partant des bases, comme lui...

 

J'ai aussi abordé des thèmes plus contemporains mais la poésie, je le crois, reste à la base faite de certains mythes, qu'elle transcrit de différentes façons.




#404424 Amon-Râ

Posté par N. G. - 14 octobre 2026 - 05:30

Celui qui donne de la puissance est en compagnie de dieu, ce qu'il aime sera accompli pour lui.

Ptah-Hotep

 

Le long du cours fertile où le Nil se répand,

L’imposant sphinx de pierre et le dur obélisque

Témoignent au pays qu’est surplombé du disque

Comme un dieu Pharaon et son pouvoir ardent.

 

Dans l’antique mystère hantant son monument,

Les adeptes d’Amon, tels des béliers, se risquent

À défendre une foi hiératique et confisquent

La ferveur à celui qui profane ou leur ment.

 

Les Égyptiens, nombreux, scrutent des sols arides,

Ardentes au soleil, de hautes pyramides

Consacrant un passé dont le règne s’étend.

 

Créateur harmonieux, Râ se maintient le guide.

Des bâtiments levés à travers l’air torride

S’élucident des lois réglant chaque élément.

 


 




#404381 Quitter Paris

Posté par N. G. - 03 octobre 2026 - 07:53

L'implacable pression des corps rapprochés...




#404376 Héphaïstos et Héra

Posté par N. G. - 03 octobre 2026 - 07:34

Les Grecs racontent que Héra (1) ayant précipité Héphaïstos du ciel aussitôt après sa naissance, ce dieu, pour satisfaire son ressentiment, lui envoya en présent un trône où il y avait des liens invisibles, et Héra s'y étant assise, se trouva enchaînée

Pausanias, Description de la Grèce

 

Héphaïstos vrombit au milieu des hauts feux :

« Qui pourrait supporter cet univers sans charme,

Muscle et front harassés par l’incessant vacarme

L’entourant chaque jour par un air vénéneux,

 

Pour observer certains, pris d’un plaisir douteux,

Requérant l’instrument, l’artefact ou bien l’arme,

Aller avec espoir dans un regard sans larme

Qui le trouva mal fait et le laissa boiteux ?

 

Je viens de te bâtir, Ô déesse, le trône

Dont l’or te piègera dans une morgue aphone.

Ne veux-je désormais apaiser ton courroux ! 

 

Toi qui choisis jadis de m’éjecter à terre,

Tu sauras me trouver modeste à tes genoux

Quand ton regard enfin s’emplira de lumière ! ».

 

 


(1) La version antérieure d’Homère indique qu’il s’agit de Zeus.




#404368 Le Poëte face au Monde

Posté par N. G. - 29 septembre 2026 - 06:35

Vaste sujet que ce qui est poétique... On espère un voyage à chaque poème, je crois.




#404364 Dati sans menottes ?

Posté par N. G. - 27 septembre 2026 - 07:50

Some big data in the bag of Dati ?




#404363 Le Poëte face au Monde

Posté par N. G. - 27 septembre 2026 - 07:28

I

 

Le poëte s’émeut sous l’azur qui s’étire

Et dévoue au zénith le calme de ses vers

Où parfois sous un rai la nymphe et le satyre

Emmènent le passant au fond de leurs bois verts.

 

La beauté le réjouit, le mystère l’attire

Et réchauffent son cœur au plus froid des hivers

Quand présentés à lui la mort et le martyre

Promènent son esprit sur leurs thèmes divers.

 

Il ressent en son sein que leurs haleines givrent

L’impuissance des mots où son âme se livre

Et lève quelques fois au ciel son regard las ;

 

La société, cherchant l’éternelle harmonie,

Subjuguent quelques uns d’un ordre qui les nie

– Quel motif endurcit ses différents prélats ?

 

 

 

II

 

 

« Ô Poëte espérant de nouvelles valeurs,

Nous as-tu délivré de ces corps qui se brisent ?

Où veux-tu te bercer de l’implacable brise

Qui chasse des esprits les fébriles lueurs ?

 

Seule une discipline abrège les malheurs…

La vie est pourtant simple alors qu’elle est comprise :

Des évidents succès que l’individu prise,

Lesquels ont perduré sans utiles douleurs ?

 

Le destin est abrupt, qui ne l’a voulu digne ?

Entre vie et bonheur, ne se trace une ligne

D’idéaux inféconds qui mine le rétif ?

 

Quand même un monde meurt, à Memphis comme à Rome,

N’est-ce pas qu’en son cœur un mal a rongé l’homme ? »

Le poëte s’en va, face au flegme, pensif.

 

Je livre ce texte au lecteur, écrit il doit y avoir 3 ans. D'une belle forme, le fond m'a questionné...

 

Leconte de Lisle écrivait : "les prescriptions hygiéniques et thérapeutiques à l’usage de cette multitude malade sont du ressort de l’enseignement religieux. L’art n’a pas mission de changer en or fin le plomb vil des âmes inférieures, de même que toutes les vertus imaginables sont impuissantes à mettre en relief le côté pittoresque, idéal et réel, mystérieux et saisissant des choses extérieures, de la grandeur et de la misère humaines.".

 

En ce sens, mon écrit me semble hors propos, puisqu'il aborde une vague morale, de façon un peu grossière...

 

L'auteur continue : "L’art est donc l’unique révélateur du beau, et il le révèle uniquement. Par suite, le royaume du beau n’ayant d’autres limites que celles qui lui sont assignées par l’étendue même de la vision poétique, que celle-ci pénètre dans les sereines régions du bien ou descende dans les abîmes du mal, elle est toujours vraie et légitime, exprimant pour tous ce que chacun n’est apte à connaître que par elle, et ne montrant rien à qui ne sait point voir. Aussi est-ce une démence inexprimable que de vouloir obstinément transformer les libres créations du génie individuel en une plate série de lieux communs, de maximes, de sentences, de préceptes, ou pis encore, de descriptions enthousiastes de mécaniques. Cette ardeur indécente et ridicule de prosélytisme moral [...] sont des signes flagrants que le sens du beau, si profondément altéré déjà, tend à disparaître absolument."

 

L'art, traditionnel, en ce sens semble purement hermétique (sic.), saisissant ou non le lecteur par sa description, dessinant les contours d'un divin, "surhommes", parfois et souvent beaucoup plus discrètement, "daimons" ou simple création, sans entrer dans le domaine d'une analyse explicite et laissant celle-ci à la liberté de chacun... Face à une telle sévérité du fond, ce poème apparait donc mauvais - bien que la rime en soit, je le crois, très correcte...

 

L'art contemporain, plus abstrait, semble avoir conclu que le divin, quel qu'il soit, n'avait rien à offrir si tant est qu'il soit, et qu'il n'y avait donc plus que l'émotion de tangible...

 

Bref, après cette maigre réflexion, peut-être que les mots auront quand même un peu diverti ://




#404342 La Cithare d'Hermès

Posté par N. G. - 21 septembre 2026 - 05:37

Un mythe étrange, en fait ! À se demander ce que les alchimistes lui trouvèrent !




#404327 La Cithare d'Hermès

Posté par N. G. - 20 septembre 2026 - 09:03

Elle enfanta alors un fils subtil et éloquent, voleur, ravisseur de bœufs, conducteur de songes, éclaireur de nuit, gardien de portes, et qui devait promptement manifester d’illustres travaux parmi les Dieux immortels. Né au matin, il joua de la Cithare au milieu du jour, et, le soir, il vola les bœufs de l’Archer Apollon.

Homère, Hymne à Hermès

 

Le jeune Hermès, soudain, d’une mine ravie

Découvre une tortue aux abords du chemin

Et lance à l’animal après son examen :

« Morte, tu sonneras bien mieux qu’encore en vie ! ».

 

Avec la carapace il crée à son envie

Une fine cithare et la prend dans sa main

Puis, saisissant un plectre, en un son cristallin

Module avec plaisir sa douce mélodie.

 

En continuant sa route, il choisit de voler

Le troupeau d’Apollon paissant près du sentier.

Le dieu part le chercher et réclame justice.

 

Zeus, l'estimant hardi, refuse un châtiment

Et, pour flatter son frère après ce préjudice,

Hermès lui tend en plus son précieux instrument.

 

 


 




#404325 Fantaisie

Posté par N. G. - 20 septembre 2026 - 05:17

L'individu ne se nourrit pas souvent de papier, d'amour et d'eau fraiche...




#404323 Dionysos et les Pirates

Posté par N. G. - 20 septembre 2026 - 12:06

Dans le mythe initial, Dionysos semble frapper l'esprit de certain de stupeur. Certains l'ont parfois rapproché du Shiva indien... Qui sait ? D'ailleurs, faut-il boire du vin pour l'invoquer ? ...




#404320 Dionysos et les Pirates

Posté par N. G. - 19 septembre 2026 - 05:26

Dionysos leur apparut en lion terrible sur la nef ; et il rugissait violemment. Puis Dionysos, manifestant ses signes, créa une ourse au cou hérissé qui se leva furieuse, tandis que le lion, au bout du pont, lançait des regards horribles. Alors, les marins s’enfuirent à la poupe, autour du pilote plein de sagesse, et ils s’y arrêtèrent épouvantés.

Homère, Hymne à Dionysos

 

Sur le pont, Dionysos observe calmement

Le pilote effrayé qui lance à la galère :

« Qu’avez-vous pris un dieu ? Craignez donc sa colère !

Fous ! Aucun d’entre vous ne fuira son tourment ! »

 

Brusquement, à leurs pieds, vient jaillir un sarment,

Les rames et le mât se recouvrent de lierre

Et des esprits surpris que la folie éclaire

Commence à s’amplifier un long rugissement.

 

Une ourse, non loin d’eux, se redresse, agressive.

Le dieu, devenu lion, bondit sur la coursive

En les fixant chacun de ses grands yeux sanguins.

 

Les pirates, inquiets, courent jusqu’au bordage

Puis sautent dans la mer pour s’enfuir à la nage

Et, tombés dans les flots, se changent en dauphins…




#404272 Apollon et Python

Posté par N. G. - 31 août 2026 - 07:56

Merci à vous deux pour le passage !

 

L'arc d'argent semble une image ésotérique, sinon... je n'ai pas d'intérêt pour cela mais l'argent, très ductile, ferait un mauvais arc...

Et toi, Archer Apollôn à l’arc d’argent

 

Le poème intègre aussi la version du pseudo-Apollodore :

 

le serpent Python, qui gardait l'oracle, l'empêcha de s'approcher des fissures par lesquelles s'exhalaient les prophéties : alors Apollon le tua, et il se rendit maître de l'oracle.




#404264 Apollon et Python

Posté par N. G. - 29 août 2026 - 07:04

Tu ne vis plus et tu ne seras plus le fléau des hommes qui mangent les fruits de la terre qui nourrit tout, et ils amèneront ici de parfaites hécatombes. Ni Typhœus, ni la lugubre Khimaira n’éloigneront de toi la triste mort

Homère, Hymne à Apollon

 

Apollon défiant la mortifère guivre,

Se tient, le front altier, pour l’accuser des maux

Et lance d’une voix impassible ces mots :

« Ne faut-il à présent que le combat se livre ? ».

 

Python, enfant d’Héra, par le sang rendue ivre,

S’approche. Un souffle sourd à travers ses naseaux.

Sous ses grands yeux cruels se dévoilent ses crocs.

La garde de l’Oracle est sa raison de vivre.

 

Le dragon provoqué se redresse soudain

Pour délivrer au dieu lui vouant son dédain

Son principal atout sur tout ce qui l’offense.

 

L’Archer, d’un bras précis, bande son arc d’argent

Et lui décoche un trait dans un regard ardent,

Identique au soleil dans sa magnificence.




#404024 Madeleine de Proust

Posté par N. G. - 06 juin 2026 - 08:22

Une façon de déguster étonnante et inspirante.