J'entends dire fierté,elle n'est que servitudeau fin fond des mémoires,ces entraves portées,si haut que le dédains'enchaîne à la souffrance. J'entends dire révolte,elle n'est que le saccage,à ce temps passager,de ce dont on herite,injuste eternité. J'entends dire noblesse,elle n'est que boursouflurede...
baccala Blog
Pleurez-vous une auroreParmi tous les chassieux, qui chuintent leur furie,Aux lueurs grasséyant le demi-jour qui vient.Qui d'entre vous, les chiens,Ou la meute des loups,Hurlent à la mort, le déclin de midi.Aux Feux que l'on éteint, qu'advient cette allégresse,Comme un entendement et son lointain falot,Mais l...
Ton regard, seul, embrasse la flâne des ruines,Et ce proche horizon des grandeurs ébouléesForme un temps que l'argile a nué de sa pruine,A ce que sous tes pas, dans ces boues éculées, Albescent, il n'affleure le corps orgueilleux De ces hommes de main dans la chair des statues, Par le faste inspir...
http://www.toutelapoesie.com/public/style_images/metro/bullet_black.png Tu as pleuré toujours, et ne t'apaiseras d'exhumer le soupçon de ce destin furtif, que te voir désaimer. Tu retiens le début des naissances heureuses, portant les maladresses comme un charme nouveau. Que reste-t-il après, quand la b...
Fortune de mer, pavois empêchés, Louvoyeurs naufragés d'un sillon sans encombres, Et oblongs ensablés que ces veules concombres, Amollis dans l'humeur d'un silence conchié. Tubercules trop molles, asterides éteintes, Arrimées aux secrets d'un vau-l'eau de calcaire, Et V...
Vous qui parlez de haine sans cesse et toujours,Vous suez le besoin d'être aimé davantage,Une aumône mendiée et l'orgueil sans partage,La revanche est si belle ainsi qu'un mauvais tour.Pondérés, soyez-le, évitez cet extrêmeOù les autres, mauvais, squatteraient l'enferEnvahi par vo...
Ô langues glorieuses, léchez ce corps sage, Aux courbes qui se croisent et jutent leur fiel. Jouissez de l'écart entre rose et bleu ciel, Ebranlez le désir comme grimpe un sondage. Et recoltez l'honneur qu'un peuple vous consent De tant languir aprés la ligne vertueuse. L'idiome fourchera encore, qui nous ment, Pour fouiller dans les angles, une frang...
Effleure le printemps d'un soleil que l'on brigue, Amante cousue d'or offerte à ce nabab. Du fruit nouveau, toujours, pour mes yeux une figue, D'entrevoir ton désir entre corde et niqab... Et transparaît ta chair, liqueur de friandise, A la pulpe juteuse où dieu aime à bander Sous ta jupe, l'envie, de sang rouge ce...
Sans cette âme griffée par le baiser des sables,Tu tiendrais à la vie, tu fuirais ton désert.Qui des dunes, du ciel où se forment des gables,Ont l'enseigne brimant le mirage disert, Un regard aussi noir qu'un fond de pipe-lineEt ses brides qui suintent le mascara bleu,Dans l'errance conquise où se meurt la bédouine,En m...
Mécanique du phare e t son feu sideral, Comme un dieu qui émeut v otre lent crépuscule, Silhouette qui sombre, E n son temps, sous le voile, Est plus qu'un soubresaut, d u theâtre des ombres. Au brisant dans le cercle, un gnomon cardinal, Paraît l'Homme trop glabre, s ous son drap blanc-poudré. De la croix, d...
Et cette ride en plus d'un visage aminci, Décharne un crève-coeur quand la nuit, sans vergogne, A force de draper ton ombre d'un souci, Ainsi qu'une veilleuse, abrite la charogne. Tu as cru tant aimer les vaines réversions Qui, nourries de si peu, rassasient l'amertume, Et savais cet élan, goinfré de tes passi...
Si ce détour nous ment, Des appas qui miroitent, Au soleil aveuglant, Et mon regard baissé, Vous, qui étiez assise Alors que je passai, A cet instant, pourquoi Vos yeux me rencontrèrent Et firent du hasard, Cette autre verité, Qu'un lointain souvenir. M'auriez-vous presqu'aimé...
Là-bas, je l'ai laissée au sort qui lui revientEt je m'en vais ému déjà quand l'heure sonne,Un sourire à-côté de l'oubli qui jalonneUne autre parenthèse où il me ressouvient, Que m'attriste le soir occultant un hublot. Au joug si familier, j'ai voulu reparaîtreAlors que nos regards ont croisé ces...
Couronnes asséchées de passions vermouluesAu siècle qui distend sa vieille efflorescence,J'aime les arums blancs et les mangues charnues.Il me reste le temps de la concupiscence.Un songe, régresser loin du trou foisonneuxAvant que d'enterrer la gloire turgescente,A vos moiteurs enclin, l'éxil est luxurieux,Je veux vous explorer comme on verge une fente.De...
Déchire le néant, évide nos corps nus, Et distance abhorrée, Aspire nos souffrances, Achève de baiser qui ose et qui profane Le fol acharnement, D'aimer par habitude, Et crève le silence effrayant si ingrat D'avoir rompu les bruits de nos intimités, Accouche cet enfant criant aux solitudes, Les fièvres de l'hiver où s'angoissent nos...
J'aimai par ce regard, votre immense sourire, A l'instant ramassé d'un cahot silencieux. Si sombre et absolu, je n'avais que mes yeux, Pour vous, Chère sagace d'avoir su me lire. Bon teint terreux et cuit qu'orne la passe-rose, A l'endroit vers le coeur où l'âme pénêtra, Elégante et gracieuse ainsi...
Vous êtes comme l'arbre aux rameaux épineux, Une méchanceté sous sa dentelle blanche. Et d'un suc astringent, odorifère étanche, Vous naissez au hasard de ces vents raboteux. Vous le squelette gris qu'une triste revanche Fut de mourir, jamais contre les oubieux, A la brisure hautaine d'un volet miteux, Sur quoi, ô tris obliques, l'astre s'endimanc...
Tombée de son visage Aux angles qui s'égrisent, Etincelle polie, D'un diamant si ruineux. Le jour comme la nuit, A peine au bord des yeux, Qui verse son image Où les gemmes se brisent ? Des reflets amatis, Des grains qu'on a usés, Tangente ainsi rompue, L'extase lapidaire, Q...
Un monde qu'on divise, et vous, l'ombre des autres, dés lors que l'on vous gomme, ils ne font que tomber. Les vertiges enfouis, en vous, et si haut qu'on les porte, aux nues, reposant dans la nuit , sans l'ombre de cette ombre, vous tenaient à genoux. Un monde qu'on divise, et vous, dans la lumière, c'es...
Au froid linéament d e votre nudité, Des larmes de cristal o nt prostré les saisons. Superbe vastitude e t triste corpulence, Ainsi que l'étendue d 'une désolation. Elle est votre regard o ù manque à cette ruine, Une once de buée, l 'autre voix qui résonne Et fait...
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A l'arbre nous pendrons...philippe - juil. 04 2011 07:50






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