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michelconrad' Blog



Le lézard

Posté par michelconrad, 02 août 2018 · 298 visite(s)

Sur le mur
brûlé par le soleil,

 
court le lézard,
– comme nous courons

 
vers tant de rêves.

 
31/7/18
 

 


Quand l'été passe

Posté par michelconrad, 02 août 2018 · 233 visite(s)

Le « nous » humain
a des couleurs
qui s’effacent,
 
le « nous » humain,
fragile pierre,
se désagrège,
 
quand tout devient
couleur de sable,
dans la tempête,
 
tous les serments
se dispersant
par la fenêtre,
 
que reste-t-il
de la tendresse
quand l...


«Il ne faut pas toucher aux idoles... »

Posté par michelconrad, 30 juillet 2018 · 318 visite(s)

« Il ne faut pas toucher aux idoles : la dorure en reste aux mains », disait Flaubert. J’ai longtemps été pétrifié par cette phrase, je l’ai sacralisée.
 
Aujourd’hui, je pense le contraire : il faut prendre les idoles à pleines mains, au risque de les briser, telles des statues...


Dans les jours sombres

Posté par michelconrad, 30 juillet 2018 · 259 visite(s)

C’est dans les jours sombres
qu’il faut croire en son étoile,

 
visible ou non, elle veille
et elle embrase la vie

 
qu’il nous reste à inventer.

 

 
30/7/18


Un langage

Posté par michelconrad, 29 juillet 2018 · 355 visite(s)

En photographie, il n’y a pas que le hasard de ce qui se présente, de façon inattendue, parfois, devant l’objectif de l’appareil-photo, il y a, aussi, ce que nous choisissons de photographier, ce que nous rêvons de photographier de longue date, projet que nous finissons par concrétiser dans une image dont le sujet n...


Le sable des instants

Posté par michelconrad, 29 juillet 2018 · 272 visite(s)

Un état d’âme, un rayon de soleil, une conjonction des nuages, quelques fleurs, s’offrent à nos yeux quelques instants, quelques heures, quelques jours. Il faut être là pour, sans rien laisser paraître, recueillir, dans ses mains jointes, le sable des instants, avant que le temps nous contraigne à ouvrir les...


Cette voix d'encre

Posté par michelconrad, 29 juillet 2018 · 256 visite(s)

Cette voix d’encre de Rimbaud, celle qui est la sienne dans les « Illuminations » et dans la « Saison en enfer», est reconnaissable entre mille : « Au bois, … il y a, enfin, lorsqu’on a faim ou soif, quelqu’un qui vous chasse».
 
Cette voix nous accompagne, au travers des années, elle r...


Tout ce que l'on murmure

Posté par michelconrad, 28 juillet 2018 · 250 visite(s)

Le poème est, souvent,
tout ce que l’on murmure

 
à l’oreille du Temps.

 
12/7/18


Impatient

Posté par michelconrad, 28 juillet 2018 · 262 visite(s)

Par la fenêtre ouverte,
visiteur impatient,

 
dans la maison, le vent.

 
12/7/18

 


Le champ des possibles

Posté par michelconrad, 28 juillet 2018 · 249 visite(s)

Kafka disait : « un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous ». Ses « Lettres à Milena » ouvrent le champ des possibles, « la mer entre Vienne et Prague et ses hautes vagues à perte de vue » (« L'imaginaire », Gallimard, p. 245). Ou bien encore : « j'ai été envoy...






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